‹ Logique de HegelChapitre 117 sur 137 · S CCX · texte numérisé non relu

S CCX

Le but réalisé pose ainsi l'unité du subjectif et de l'objectif. Cette unité est essentiellement déterminée, de telle façon que le subjectif et l'olyectif n'ont neutralisé et supprimé en eux que ce qu'ils ont d'incomplet et d'exclusif, et que l'objectif est maintenant adé-

(i) Voy. § précédent.

(2) « La raison est aussi rusée que puissante, dit Hegel {Grande EncycL, 209). Sa ruse consiste en ce que pendant qu*elle permet aux choses d'agir les unes sur les autres conformément à leur nature, et de s'user dans ce travail, sans se môler et se confon» dre, elle ne fait par là que réaliser ses fins. On peut dire à cet égard que la Providence divine est, vis-à-vis du monde et des événements qui s'y passent, la ruse absolue. Dieu fait que l'homme trouve sa satisfaciion dans ses passions et ses intérêts particuliers, pendant qu'il accomplit ses fins, qui sont autres que ces passions et ces intérêts ne se le proposent. » C'est le Deus ludit in orbe terrarum.

quat au but, c'esfr-à^direà la notion qui s'est affranchie de toute limitation, a soumis Tobjet à sa puissance , et Ta rendu par là conforme à elle. Si le but se pose en face de Tobjet et dans l'objet tout à la fois, c'est que, d'une part, il est le sujet à l'état incomplet et particulier, et que, de l'autre, il est l'universel concret qui fait l'unité du sujet et de l'objet. Cet élément universel est le contenu qui s'est i;éfléchi sur luimême, et qui^ à travers les trois termes du syllogisme, et leur mouvement, a conservé son identité.

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