‹ Logique de HegelChapitre 127 sur 137 · CCXXXII · texte numérisé non relu

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La nécessité, que la connaissance finie produit dans la démonstration, n'est d'abord qu'un élément déterminé extérieurement, et à un point de vue purement subjectif. Mais, dans la nécessité comme telle, ont disparu la présupposition et le point de départ, c'est-àdire, ce qu'il y a de présupposé et de donné d'avance dans le contenu de la connaissance. La nécessité comme telle est en soi la notion qui est un rapport avec elle-même (1). Par là, l'Idée subjective s'est

(1) « La nécessite, dit Hegel, à laquelle la connaissance est arrivée à travers la démonstration, est Je contraire de ce qu'on avait à son point de départ. A son point de départ, la connaissance n'avait qu'un contenu continrent et donné ; ici, son con*

élevée à ce degré où la matière de la connaissance se trouve déterminée en et pour soi , et où elle ne lui est plus donnée j mais elle lui est immanente comme à son sujet. C'est ainsi qu'elle passe dans Vidée de la volonté (1).

tenu est nécessaire, et sa nécessité se trouve amenée (vermUM, médiatisé) par l'activité même du sujet. C'est ici que réside le passage de l'idée de la connaissance (ou du vrai) à l'idée de la volonté (ou du bien). Ce passage consiste en ce que runiversel ou la notion subjective a atteint ce degré où elle est notion active, et où elle pose elle-même ses déterminations. » ( Grmie Encyclop,, § ccxxii.)

(1) Le premier moment de la connaissance synthétique , est la définiiion, La définition ramène les éléments de Tobjet que Ta* nalyse a, pour ainsi dire, dispersés à une certaine unité. Et cette unité, elle la forme en renfermant ces éléments dans une limite déterminée. Comme cette détermination n'est qu'une détermination relative, la définition contient nécessairement deux élé«

ments : Télément général et commun, le genre^ et l'élément particulier et distinctlf, la différence spédlique» Mais, par cela même que la définition n'exprime que ces deux éléments abstraits de l'objet, elle ne donne pas l'objet en son entier, dans son eiis* tence concrète et réelle. Elle donne, par exemple, de l'homme, V animalité et la raison; de l'État, ^association et la justice. Mais ces deux éléments sont loin d'épuiser l'idée de l'homme ou de l'État, et d'embrasser toutes les propriétés, tous les rapports et toutes les oppositions qui constituent la réalité de ces objets. De plus, dans renonciation du genre et de la différence, la définition ne suit aucun critérium fixe et vraiment rationnel, mais elle s'appuie sur l'opinion, sur Thabitude, ou sur une comparaison extérieure et empirique. Elle prend, en d'autres termes, l'objet à définir, elle le rapproche d'un autre objet, et si elle trouve dans l'un un caractère qui n'existe pas dans l'autre, elle le considère comme on élément essentiel et distinctif du défini. Mais pourquoi ces Xex%

bj La volonté.

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L'Idée subjective, en tant qu'elle est déterminée en et pour soi, et qu'elle a un contenu simple égal à

mes se trouvent ainsi réunis? Pourquoi, parmi les propriétés diverses et constitutives de Tobjet, choisir telle propriété, plutôt que telle autre? Pourquoi, dans la définition de TÉtat, par exemple, prendre la justice plutôt que la liberté, la vie morale-plntôt que la vie physique , ou, dans la df^flnition de Thomme, Vintelligence plutôt que la volonté? Voilà des questions auxquelles la définition ne saurait satisfaire. D*où Ton voit que la connaissance donnée par la définition est imparfaite quant à la forme et quant au fond. Cela vient de ce que la définition est une synthèse immédiate, une synthèse qui commence la recomposition de l'objet, mais qui n'a pas encore saisi Tobjet dans tous ses éléments et tous ses rapports, dans sa nature intime et dans son unité. Elle donne, par conséquent, une certaine vue, et, pour ainsi dire, un pressentiment de cette unité plutôt que cette unité elle-même, et elle exprime plutôt une manière d'être du sujet que la nature même de Tobjet. 2° La définition, c*est Tuniversel abstrait et immédiat ; mais l'universel doit se particulariser, et le particulier est ici la divimn. La définition appelle nécessairement la division, parce que, d'une part, l'universalité du défini n'est qu'une universalité relative, et qu'elle n'est, par conséquent, que la partie d'un tout qui est en face d'autres parties, lesquelles se trouvent placées dans les mêmes conditions, et que, d'autre part, le contenu multiple du défini, qui n'existe qu'à l'état abstrait et virtuel dans la définition, ne saurait être connu qu'en le décomposant en ses éléments. Cette décomposition n'est plus ici Vanalyse, mais la division, laquelle consiste à ordonner les êtres d'après leurs différences et leurs rapports; et, à cet égard, la division doit être considérée, comme la condition essentielle de toute connaissance rationnelle et systématique. Mais comment faut-il diviser? Et pourquoi faut-il diviser de telle manière

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