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L'Idée absolue est pour soi, parce que tout est transparent en elle, et qu'il ne se produit aucun passage d'un terme à un autre, aucune présupposilion , aucune détermination qu'elle ne s'assimile, et qu'elle ne pénètre de sa nature. Elle est la forme
subjective et théorique, mais c'est la connaissance qui s'est objectivée dans le bien, qui contient le monde de l'action et de la volonté, et qui s'est par là même élevée au-dessus de lui; c'est, en d'autres termes, l'Idée qui se saisit comme Idée, qui n'a qu'elle même pour objet (§ ccxxxvi), et qui se reconnaît comme principe et unité de toutes choses. C'est là Vidée absolue ou spéculative, L'Idée spéculative, c'est encore la vie^ mais hvi qui s'est affranchie de toute limitation, par cela même qu'elle s'est élevée jusqu'à l'Idée (§ ccxxxv). L'Idée spéculative estaussi le seul et véritable objet de la philosophie. Au-dessous et en dehors de l'Idée spéculative, on a des déterminations limitées de l'Idée, mais on n'a pas l'Idée; ou, comme le dit Hegel (Grande Logique, p. 328), « on n'a que des erreurs» des opinions, des aspirations vers la vérité, des pensées obscures, arbitraires et accidentelles. L'Idée seule est l'Être et la vie éternels, la vérité qui se connaît elle-même , et qui comprend toutes les vérités. »
{\) C'est-à-dire, en tant qu'Idée qui n'est pas encore descendue dans la sphère de la nature^ — Voy. mon Introduction, chap
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l'id£b absolue. 385
juoit l'Ëti-e, qui dans le coouaeiiiCemeDt comme te ipparatt comme uneaffînnatioD abstraite, est plutôt la aégatioD , et l'oo doit dire de lui qu'il est posé, tnéiiatiaé, qu'il est, ea un mot, présupposé (1). Mais il est la négation de la notion qui, en se séparant d'elle- ' mftme, demeure identique à elle-même dans son contraire (A n</er«5eyn), et ne perd pas la certitude de Ion identité. £t à ce titre, l'Être, tel qu'il se produit id, n'est pas la notion posée comme telle, mais seuâement la notion en soi. Il est, par conséquent, la potion encore indéterminée, ou, si l'on veut, il est la potion qui n'est déterminée qu'en soi, ou d'une lamère immédiate, mais il est aussi l'univefset (2).
1 peut entendre le commeiicement dans le sens l'être immédiat, qui est l'objet de l'intuition et de
rception. C'est le commencement de la méthode lyliquede la connaissance Gnie (3). Ou bien on
U) Cesl-ï-dire, que l'être u'esl qu'une présttpiwsUim, un mo- HabstraJt de l'idée spéculative elle-même, un moment qu'elle 1^ et qu'elle nie précisémeDl parce qu'il n'est (ju'une abstrac-
C'esl-à-dire, que, considéré du point de vue de l'Idée, ou, xdire, dans l'IdtSe, l'être est la notion eu soi, l'élre irait et indéterminé, tel qu'il s'est produit au commencement, e plus marqué du caractère propre de l'Idée, c'est-àl'éire imiversel.
e le tout, l'objet qui est, et qui n'a d'abord
pure de la notion, qui dans Tintuition d'elle-même saisit son contenu. Et elle est à elle-même son propre contenu^ parce qu'elle se différencie idéalement elle-même 9 qu'elle demeure identique àellemême dans chacune de ses différences j et que la totalité de la forme n'est en elle que Tunité systématique des déterminations du contenu. Et ce contenu, c'est le système des déterminations logiques. En tan que forme , l'Idée n'est ici rien autre chose que la méthode de ce contenu. C'est la connaissance déterminée de la valeur de ces moments (1).