‹ Logique de HegelChapitre 131 sur 137 · S CCXXXVIII · texte numérisé non relu

S CCXXXVIII

Les moments de la méthode spéculative sont (2) * V Le commencement ; c'est l'Être, ou l'état immédiat de la notion ; et l'Être est un état immédiat par là même qu'il est le commencement. Mais pour l'Idée spéculative, l'Être n'est qu*une détermination d'ellemême. Et, en tant qu'elle se détermine elle-même, ridée spéculative est la négativité absolue, et la négation d'elle-même, négation qui constitue la scission {VrtheU) et le mouvement de la notion. Par consé-

{\) Et, en effet, tous les moments qu'on a parcourus sont des idées, on des déterminations de ridée. Ce n'est, par conséquent, quMci, c'est-à-dire, du sein de ridée elle-même, qu'on peut saisir la vraie signification, la signification propre et déterminée de ces moments.

(2) Comme les moments précédents ne sont que des moments de ridée, la métliode ou la forme n'est, elle aussi, que la forme de ridée.

l'idée absolue. 385

quent TÊtre, qui dans le commencement comme te apparaît comme une affirmation abstraite, est plutôt la négation, et Ton doit dire de lui qu'il est posé^ médiatiséy qu'il est, en un mot, présupposé (1). Mais il est la négation de la notion qui, en se séparant d'ellemême, demeure identique à elle-même dans son contraire [Andersseyn)y et ne perd pas la certitude de son identité. Et à ce titre, TÊtre, tel qu'il se produit ici, n'est pas la notion posée comme telle, mais seulement la notion en soi. Il est, par conséquent, la notion encore indéterminée, ou, si l'on veut, il est la notion qui n'est déterminée qu'en soi y ou d'une manière immédiate, mais il est aussi Yuniversel (2).

REMARQUE

On peut entendre le commencement dans le sens de l'être immédiat, qui est l'objet de l'intuition et de la perception. C'est le commencement de la méthode analytique de la connaissance finie (3) . Ou bien on

(h) C'est-à-dire, que l'être n*est qu'une présupposiiion, un moment abstrait de Tidée spéculative elle-même, un moment qu'elle pose et qu'elle nie précisément parce qu'il n'est qu'une abstraction.

(2) C'est-à-dire, que, considéré du point de vue de l'Idée, ou, pour mieux dire, dans l'Idée, l'être est la notion en soi, l'être immédiat et indéterminé, tel qu'il s]est produit au commencement, mais il est de plus marqué du caractère propre de l'Idée, c'est-àdire, il est l'être universel. '

(3) Qui décompose le tout, Tobjet qui est, et qui n'a d'abord que cette détermination, en ses éléments.

386 Lk SCIENCE D£ LA NOTION.

peut Tentendre dans le sens de Tuniversel. C'est en ce cas le commencement de la méthode synthétique de cette même connaissance (1). Mais comme l'idée logique est d'une manière immédiate, tout aussi bien l'universel que l'être, qu'elle est elle-même, et qu'elle sa présuppose immédiatement elle-même , le commencement est à la fois une synthèse et une analyse (2). . .

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