S CCXXXIX
8** Le développement de Tètre est le jugement posé par ridée elle-même (3) . L'universel immédiat contient, entant que notion en soi, l'élément dialectique qui supprime son état immédiat et son universalité, et ne fait de ces derniers qu'un moment. Par là^ on pose ce qu'il y a de négatif dans le commencement, ou bien, ce qui revient au môme, on pose le commencement avec sa déterminabilité. Le commencement est pour un autre que lui; ce qui amène le rapport de termes différenciés. C est le moment de la réflexion (4) .
(0 De la connaissance finie qui dédait d'une manière exlërieure le particulier du général. — Voy. § ccxxvi et suiv.
(2) Voy. § suiv.
(3) Ist dos Gesetzte Vrtheil der Idée. Littéralement : « C'est le jugement posé de l'Idée, » ce qui veut dire que le développe ment, ou la médiation pose le jugement, ou la négation de ridée qui était virtuellement contenue dans le premier terme immédiat ; expression qui, par cela même, est plus exacte.
(4) Dans ces derniers paragraphes, Hegel résume et reproduit
l'idée absolue. 387
remarque. '
Ce développement est une analyse , parce que la dialectique immanente y pose ce qui est contenu
les déterminations précédentes, les déterminations de Vitre et de Yessence, pour les considérer de leur point de vue absolu, c'est-à-dire, du point de vue de l'Idée, et telles qu'elles sont dans ridée. Et, en effet, ces déterminations, Tètre et l'essence, sont de deux façons : elles sont d'une manière abstraite et en ellesmêmes, et elles sont d'une manière concrète et dans leur unité, c'est-à-dire, dans l'Idée. Dans ridée,les déterminations de Tôtre ne sont pas séparées des déterminations de l'essence, et réciproquement, et le passage d'un terme à l'autre, qui est le propre des déterminations de l'être, n'est pas séparé du mouvement ré^ fléchi, qui est le propre des déterminations de l'essence ; ce qui s'applique aussi aux déterminations de la notion, en tant que notion. Ainsi, par exemple, dans l'Idée, Têtre n'est pas seulement l'être, mais il est identique et universel, et le non-être n'est pas seulement le non-être, mais il est différent et déterminé, ou particulier, etc., et réciproquement, ce qui est identique et universel, est; ce qui diffère, n'est pas, ou il est l'être avec négation, etc. Cela explique ces expressions, que l'Idée est elle-même et autre chose qu'elle-même, et qu'à leur tour les choses sont autres en soi et séparées de l'Idée, et autres dans l'Idée; que les déterminations de 1 être et de l'essence ne sont que des présuppositions de l'Idée elle-même, et que, par conséquent, l'Idée seule se connaît elle-même, et, en se connaissant elle-même, elle connaît toutes choses, et qu'elle connaît toutes choses, telles qu'elles sont en elle, et telles qu'elles sont hors d'elle; qu'elle connaît l'être, par exemple, en tant qu'être immédiat et en tant qu'être en son idée, et qu'elle connaît l'essence en tant que simple Qssence, et en tant qu'essence en son idée. Voilà -comment Hegel a pu dire aussi que l'Idée est le seul et véritable objet de la philgsophie, et que hors de l'Idée il n'y a que l'opinion, Terreur, ou un mélange d'erreur et de vérité.
dans la notion immédiate, mais il est aussi une synthèse parce que dans cette notion il n'y avait encore aucune différence (1).