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La forme abstraite (2) de ce développement se pro* duit dans Vêtre comme un passage d'un terme à Tautre, dans V essence comme l'apparaître d'un terme dans le terme opposé, et dans la notioin comme différence de l'individuel et de l'universel, différence où l'un des termes se continue dans l'autre et se pose comme identique à lui*
S CCXLI.
Dans la seconde sphère de son existence la notion, qui n'était d'abord qu'en soi, s'est élevée jusqu'à Vapparence^ et par là elle est déjà virtuellement
(1) L'Idée est, et elle est ridée de Yêtre, comme elle est ridée de toutes choses. En tant qu'être, elle contient un moment immédiat, moment qu'elle pose elle-même, et dans lequel, par conséquent, elle se présuppose elle-même. En tant qu'être, elle est à Tétat immédiat; en tant qu*ldée, elle es) médiatisée, c'est-àdire, elle se médiatise elle-même. Or, la méthode spéculative qui saisit à la fois le moment immédiat et le moment médiat, ou qui, pour mieur diref n*est que la forme de l'Idée, est une analyse et une synthèse tout ensemble. Car en déterminant, ou en niant le moment immédiat, elle déduit et analyse ce qui est virtuelleroeut contenu dans ce moment, et par cela même, et en le médiatisant, elle ajoute à ce moment un élément nouveau, et eWe est une synthèse.
(â) Abstraite, en ce sens qu'elle n'est concrète que dans l'Idée absolue, où ces différences disparaissent.
l'idée absolue. 389
' ridée. Le développement de cette sphère est un retour vers la première, comme le développement de la première est un passage à la seconde. Par ce double mouvement, chacune de ces deux sphères se développe au dedans d elle-même et indépendamment de l'autre, pour former un tout achevé, et, eu même temps, pour atteindre à son unité avec Tautre. C'est ainsi que les différences reçoivent leur caractère et leur significa-
tion rationnels. Et ce n'est qu'en faisant disparaître ce que chacune d'elles a d'exclusif et d'incomplet qu'on peut obtenir Tunité concrète et achevée (1).