‹ Logique de HegelChapitre 134 sur 137 · S CCXLII · texte numérisé non relu

S CCXLII

Le développement de la seconde sphère réalise ce qu elje contient à son point de départ; c'est-à-dire il conduit les rapports des différences jusqu'au point où la contradiction se produit dans chacune d'elles, considérée séparément, sous la forme du progrès infiniy qui.

(i) L*ètre et Tessence constitaent deux sphères, ou deux différences de ridée. £n tant qae différences, ils doivent se développer chacun dans sa sphère, de manière à former un tout distinct; mais, en tant quUls ne constituent que des moments d'une seule et môme unité, ils doivent se développer de manière à se rencontrer et à se confondre. Par exemple, Yidentité n'est que identité dans sa sphère, tandis qu'elle est VidentUé et Vêtre dans la sphère de Tldée. £t ainsi des autres déterminations. Par conséquent, le développement de la sphère de Tessence est un retour à la sphère de Tètre, en ce sens que Tètre et Tessence se rencontrent et sidentiflent dans l'Idée.

3^ aboutit à un résultat (1 ), où la différence est posée telle qu'elle est dans la notion. Ici Ton a un terme qui est la négation du premier, mais qui, étant en même temps identique au premier, se nie lui-même. Et Ton a ainsi une unité, où ces deux premiers termes ne sont que des éléments idéaux (2) et des moments qui sont à la fois supprimés et conservés (3). La notion, qui en partant de son état virtuel [Ansicliseyn) se trouve, par l'intermédiaire de sa différence et de la négation de cette différence , ramenée à son unité, est la notion réalisée , la liotion qui a posé ses déterminations , et qui les renferme dans son être pour soi. C'est l'Idée pour qui la fin et le . commencement se confondent (dans la méthode) (4), et la fin

(1) C'est le rapport de causalité, comme on Ta vu, qui aboutit, d'une part, au progrès de la fausse infinité, et de l'autre, à la notion. Ce rapport réalise , ou pase pour soi ce qui n'était qu'^n soi dans le rapport abstrait de Videntité et de la différence, en ce ' que, dans la causalité, les termes ne se réfléchissent plus l'un sur l'autre, comme l'identité se réfléchit sur la différence ; mais chaque terme — la cause ou Veffet — pris séparément, se réfléchit sur lui-même, et en se réfléchissant sur lui-môme, se réfléchit sur l'autre , ce qui touche à Tunité de la notion , ou , pour mieux dire, à la notion.

(2) C'est-à-dire, deux moments de l'Idée ou deux idées. Conf. plus haut, p. 286.

(3) C'est-à-dire, que, dans la notion, la cause et l'effet sont supprimés en tant que simple cause et simple effet , mais ils sont conservés, en tant qu idée?, et dans l'unité de l'Idée.

(4) Spéculative, qui est la forme absolue de l'Idée, dans et par laquelle i'Idéese pose, etse saisit comme principe de toutes choses, et où, par conséquent, le commencement et la fin se confondent.

l'idée absolue. 391

n'est que la suppression de cette apparence, où le commencement se produit comme un terme imrné* diat, et la fin comme un résultat. C'est la connaissance que l'Idée est une et une totalité.

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