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L'un des deux termes est aussi l'autre, et l'autre est aussi ce qu'est le premier, et, par conséquent, celui-ci devient l'autre, et ainsi de suite à l'infini (2).
à Tétat abstrait et de simple projet, mais qu'il a commencé à devenir quelque chose, uae réalité. — Maintenant, le quelque chose, par cela même qu'il n'est que le quelque cho$e, appelle un autre quelque chose, ou Vautre (Anderseyn), lequel à son tour étant Vautre, n'est pas seulement Vautre, mais il est pour un autre (Scyn-fûr-anderes). El ainsi, ces deux termes sont tous deux des autres, c'est-à-dire, ils sont autres qu'eux-mêmes, et partant ils sont tous deux l'un pour l'autre. —Vis-à-vis de ces déterminations, la qualité immédiate n'est que l'élément virtuel, VHre-ensoi.
(i) Grenze, Schranke.
(2) Vétre-enrêoi de la qualité dans Vexistetkcé .n*est pas l'être abstrait et vide, mais l'être avec une déterminabilité. Dans
QUAUTÉ. 31
§xav.
Mais ce n'est là qu'une infînitéfausse (1) ou négative, parce qu'elle ne contient que la négation du fini, lequel se reproduit toujours et n'est jamais effacé ; en d'autres termes, dans cette infinité, le fini se présente comme devant êtrCy mais non comme étant supprimé. Le progrès infini ne fait pas disparaître la contradiction ; car le propre du fini est de contenir les deux termes opposés, et le progrès infini n*est autre chose que la reproduction incessante et alternée de l'un des deux termes, dont l'un appelle l'autre.
§ xcv.
c) Mais ce qui se trouve au fond de ce rapport, c'est que chacun des deux termes est et contient l'autre ;
Texistence, la détermioabilité est inséparable de son être; et elle y est comme une négation qni est ici sa limite. Et, en effet, la vraie limite d'un être c'est sa limite qaalUaiwe. Quelque chose n'est quelque chose que dans sa limite, et c^est pal* sa limite qu'elle est ce qu'elle est. La limite lui est donc essentielle. — Mais si la limite constitue le quelque chose, elle est aussi sa négation, et cette négation appelle Yauire, Mais l'aube aussi est limité, et cette limitation appelle, à son tour, le quelque chose, qui devient ainsi Vautre, œ qui fait que le quelque chose est dans Vautre, et Vautre dans le quelque chose,
(0 Schlechte, msLXky/B.\s. Hegel appelle mauvaise Tinfinité qui i'est que YindêfSmj et qui consiste à reproduire le même terme ou la même contfadiction indéterminée aaiis pouvoir arriver à un résultat ou à une nouvelle déterminatioiâi. C'est l'infinité de rentendemeut qui ne sait pas concilier les oppositions.
32 LA SCIENCE DE l'ÊTIŒ.
de telle sorte que le terme qui passe dans l'autre est le même que celui dans lequel il passe, et qu'en passant dans l'autre il ne fait que revenir sur lui-même. C'est l'unité des termes de ce rapport, c'est ce retour d'un terme sur lui-même par Tintermédiaire de l'autre et dans l'autre, qui constitue la vraie infinité. Si on envisage ce rapport par son côté négatif. Ton verra que ce qui change c'est V autre j qui devient par là Vautre de l'autre (1). C'est ainsi que l'être se produit de nouveau, mais l'être comme négation de la négation, comme être-pour-soi.
REIfARQUE.
Le dualisme, qui laisse subsister T opposition du fini et de l'infini, ne fait pas cette simple remarque, que si on les sépare. Ton aura un rapport où le fini et
(I) Es wird dos Andere des Anderen. C'est-à-dire qu'ici les deux termes sont tellement identifiés que l'autre, considéré sépament, est tout aussi bien lui-même que Tautre : il est l'autre de l'autre. Ce qu'il y a au fond de ce mouvement, ce n'est pas une série alternée et indéfinie de deux termes qui s'appellent l'un l'autre , sans pouvoir atteindre à une dernière limite, à une dernière conciliation, mais un nouveau moment de l'idée qui les enveloppe tous les deux dans son unité. — Ce moment est Yêtre-pour-soi^ Fûr-skh-seyn. —Ainsi la démonstration hégélienne a ici parcouru trois degrés. Elle a d'abord posé les termes le quelque chose et Yautre comme séparés, puis elle a retrouvl un terme dans l'autre , sans cependant les identifier, et enfin elle a opéré leur unification dans un nouveau terme qui les embrasse et les dépasse tous les deux.
rinûni constitucroat chacun une existence disUnctu et particulière. Mais l'infini, (];ut n'a qu'une exititence particulière et qui a à côté de lui le fini, trouve dans ce dernier sa limitation ; il n'est pas ce qu'il doit être, c'est'à-dirc l'infini, mais te fini. Dans un rapport où le fini et l'infini occupent chacun une place distincte, où le fini est placé en deçà et l'infini au delà de la limite, l'on accorde au premier, tout aussi bien qu'au second, une valeur propre et une existence indépendante ; en d'autres termes, dans ce dualisme, le fîrii est une existence absolue. Mais dès que l'infini le touche, si l'on peut ainsi s'exprimer, il est annulé ; et il faut, par conséquent, que l'infini ne le touche point, que l'un soit placé d'un côté et l'autre de l'autre, et qu'ils soient séparés par un pont, un abîme infranchissable. La métaphysiqvie, qui prétend s'élever audessus de toutes les autres par cette séparation absolue de l'infini et du fini, n'est, au fond, que la métaphysique de l'entendement le plus vulgaire. 11 lui arrive précisément ce qui a lieu dans le progrès indéfini. On accorde, d'abord, que le fini n'est pas en et pour soi, qu'il est soumis au changement, et qu'il n'a pas une existence indépendante et absolue; et puis on oublie tout cela, on le pose en face de l'infini, et on se le représente comme subsistant par lui-même et comme afiranchi de toute limitation.
Ainsi, la pensée qui croit s'élever par là à l'infini se trouve avoir obtenu un résultat opposé à celui auquel elle aspirait; elle est en présence d'un infini,