S CIX
Ce changement de quantité qui fait qu'une mesure perd la détermination de sa qualité, amène d'ahord la suppression de la mesure. Mais comme l'autre rapport quantitatif, auquel donne naissancfe cette suppression, est aussi un rapport qualitatif, la suppression de la mesure produit une mesure nouvelle. Ce passage de la qualité dans la quantité, et de celle-ci dans la première, peut être aussi représenté comme un progrès infini, où la mesure se trouve à la fois supprimée et rétablie.
S ex.
Ce qui a lieu au fond de ce mouvement, c'est que la forme immédiate de la mesure, comme telle, est détruite. La qualité et la quantité elles-mêmes s'y trouvaient d'abord dans un état immédiat , et la mesure
quantité, c'est-à-dire rélément variable, ce qui, d'après la définition qu'en donnent les mathématiques, peut être augmenté ou diminué. Mais ce qui augmente et diminue doit, lui aussi, nécessairement avoir un élément fixe et invariable, et par conséquent, la quantité contient une contradiction qui constitue la dialectique et le développement de la quantité. Le résultat de cette dialectique est le retour de la qualité, non de la qualité première, de la qualité séparée de la quantité, mais de la qualité qui s*est combinée avec la quantité, ou de isi quantité qualitative, Cest là la mesure.
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n'était que leur identité relative. Mais dans la mesure se produit la nécessité de la suppression de la mesure, et cette suppression, qui est la négation de la mesure, amène Tunité de la qualité et de la quantité, ainsi que Tunité réfléchie de la mesure elle-même (1).
( I ) La mesm-e^si une des catégories à la fois les plus importantes et les plus diûlcilt^s. Elle est des plus importantes, parce qu*elle contient les déterminations générales des rapports de la quantité et de la qualité, et, par conséquent, les fondements d'une théorie mathématique de la nature. Les mouyements des corps célestes sont réglés par la mesure, de même que les différentes espèces de plantes et d'animaux ont une mesure déterminée. Chaque mem<. bre de ranimai et de la plante a une mesure déterminée, c'est-àdire« une quantité et une qualité par lesquelles il est en rapport avec Sous les autres, et chaque espèce est également déterminée par sa mesure. Lorsque nous mesurons, et qu en mesurant nous ne croyons que com^iety nous mesurons en réalité pour déterminer, el nous déterminons en même temps la qualité. Cest ainsi, par exemple, qu*en mesurant la longueur des cordes, ou la longueur et le nombre des Tibrations de Féther, nous aTons en rue la différence f^iiitattre des sons ou des couleurs, et nous déleraiînons celte différence, ou bien nous combinons les sut»tances chimiques dans une certaine proportion, pour connaître la M^siuv déterminée de ces combinaisons, c*est-à-dire, des quantités qui contiennent des qualités déterminées. Quant à la dilEeiiUé> elle rient de ce qae> dans cette combinaison de la quantité H de la qualité^ Fane cache, pour ainsi dire, Tantre, et que par là on est ametié à omettre Fune d'elles, ou à tes codfondre.—Toki naintenant qc^^ttes sont les priaeipatesdétenninalioiKS de la me^wre. n tot d^aboid se rappeler que, dans fa mesure, la quantité n'est pbas une quantité indéteramée et qui est indifférente à toute li- ■uie> mais une quantité qui a une limite déterminée^ limite qui Uik la qualité de ftee mèm» oct eUe se troore. Tout être a une ■lesQie. Dès que sa aesure cesse^ Fètre tout entier» aree sa