EXISTENCE RÉFLÉCHIE
relatives qui dépendent les unes des autres, et qui produisent un nombre infini de rapports formés par
d'être de la yolonjté. Car les fandations ne sont que pai^ la yo* lonté, mais la volonté n'est aussi que par la maison dont les fondations font partie. Cependant ce mouvement de raisons d'être dans lequel les raisons d'être s'appellent et se conditionnent les unes les autres, et où elles s'appellent et se conditionnent pour se combiner et pour s'annuler en se combinant, et pour atteindre ainsi à leur identité, cache une raison d'être et une condition absolue qui forme le rapport absolu de toutes les raisons d'être, ou, pour mieux dire, il amène un terme dans lequel les raisons d'être se sont absorbées, ou, si l'on veut, qui est l'absolue raison d'être des raisons d'être. C'est là Y Existence réfléchte—Die Existenz. Dès que le cercle des raisons d'être et des conditions qui constituent une chose se trouve réuni , non-seulement la chose est, mais elle eaiste.--Le point de vue de la raison d'être, dans son application au droit et à la morale, est, comme le remarque Hegel, le point de vue de la sophistique. « Lorsqu'on parle de la sophistique, dit-il, on a généralement l'habitude d'y voir un procédé qui i|'a pour objet que de corrompre la justice et la vérité, et de représenter les choses sous un faux jour. Mais cette tendance n'appartient pas exclusivement aux sophistes, dont le point de vue n'est autre que celui du raisonnement (ce mot doit être ici entendu dans le sens de dispute, ou dans le sens où l'on dit de quelqu'un qu'il est raisonneur et ergoteur). Les sophistes parurent chez les Grecs à une époque où ces derniers ne s'en rapportaient plus àrautorité et à la coutume, pour ce qui touche les choses de la religion et de la morale, et où ils éprouvaient le besoin d'arriver par la pensée à la connaissance de la vérité, et de ce qui a une valeur véritable. Les sophistes allèrent au-devant de ce besoin en enseignant à rechercher les différents points de vue sous lesquels on peut considérer les choses, lesquels différents points de vue ne sont que des raisons d'être (Grùnde), Or, comme la raison d'être ne possède pas encore un contenu absolument déterminé, et qu'on peut trouver des raisons d'être pour
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les raison jS( d'être» et les choses dont elles sont les raisons d'être. Ceg raisons d^étre sont^ elles aussi^ des existences réfléchies , et toutes ces existences sont , par plusieurs côtés, aussi bien des raisons d^étre que des choses qui ont des raisons d'être.