‹ Logique de HegelChapitre 51 sur 137 · FORCE ET SA MANIFESTATION · texte numérisé non relu

FORCE ET SA MANIFESTATION

que le tout et les parties forment^ tousdeux^ une médiation réciproque, qui conduit de l'un à l'autre. Tous les deux sont indépendants, et contiennent en même temps un rapport négatif, qui fait que chacun d'eux, en se réfléchissant sur lui-même, se différencie et se réfléchit sur Tautre, et réciproquement, en se réfléchissant sur l'autre, il revient à son premier rapport avec lui-même et à son état d'indépendance. C'est là la force et sa manifestation extérieure (1).

REMARQUE

Le rapport du tout et des parties est un rapport immédiat, et, par conséquent, un rapport superficiel (2). C'est le changement de l'identité en la différence. On va du tout aux parties et des parties au

considère le moment immédiat de l'existence, on aura le monde phénoménal; si on considère le moment médiat, on aura le monde suprasensible. En d'autres termes, si Ton considère tel ' ou tel phénomène ou le simple être des phénomènes, on aura le monde phénoménal; si on considère les phénomènes dans leur totalité et dans leur rapport, on aura le monde suprasensible. Or, par cela même que Tessence conserve ici ces deux formes, on n'a pas encore Tidentité de ces deux mondes, mais seulement un rapport d'essence — }^esentliche Verhàltniss.

(1) Kraft und ihre Aeusserung: Manifestation, état extérieur, moment où la force devient extérieure à elle-même.

(2) Gedankenlose, C'est un rapport auquel s'arrête d'abord la faculté représentative, ou, considéré objectivement et en lui-môme, c'est un agrégat mécanique et inerte où les diverses matières ne sont ramenées qu'à une unité extérieure. La force, au contraire, est une unité interne où le tout et les parties se trouvent identifiés. Grande Logique, liv. II, p. 170.

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tout, et Ton oublie que chacun des deux membres de Topposition est pris une fois comme tout^ et une fois comme partie. Ou bien^ comme les parties ne peuvent subsister que dans le tout, et le tout que par les parties, on considère l'un de ces deux termes comme Télément essentiel, et l'autre comme Télé*» ment inessentiel. Dans la forme superficielle du rap-« port mécanique, les parties sont considérées comme indépendantes Tune à l'égard de l'autre, et à Tégard du tout.

La divisibilité infinie de la matière fournit aussi un exemple de ce rapport. Elle n'est, pour ainsi dire, que Talternation superficielle de ces deux termes. Une chose est d'abord prise comme tout, et puis on la détermine comme partie. L'on oublie ensuite cette détermination, et ce qui était partie devient le tout, lequel est de nouveau déterminé comme partie, et ainsi à l'infini. Cette infinité, considérée telle qu'elle est, c'est-à-dire comme infinité négative, est le rapport négatif des deux termes avec eux-mêmes, c'est la force , qui , dans son unité interne (4 ) , est le tout identique à lui-même, mais qui détruit cette unité et se manifeste pour supprimer ensuite sa manifestation et revenir sur elle-même (2). La force, malgré cette

(i) Ak Insichseyn^ en tant qu'être en soi,

(3) En effet, si la force fait Tanité dix tout et des pttrHes, la divi* sibilitédo la matière n'est qu'une division mécanique et extérieure d'un seul et même principe qui ne fait que changer d'état, piais qui demeure ideQtique ^ lui-nième à chaque degré de |a

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