RÉALITÉ CO'CRÈTE
car celle-ci se trouve d'une manière essentielle dans ses manifestations, et n'est elle-même une chose es--
pas le tout. Cette égalité du tout et des parties fait que chaque terme ne trouve pas sa subsistance et son indépendance en luimême, mais dans Tautre ; et cet autre qui le fait subsister et^t le terme qu'il présuppose d'une manière immédiate ; de sorte que chaque terme est le premier et fait le commencement du rapport, et il n'est pas le premier, et il trouve son commencement dans Taulre. Par là, les termes du rapport ont perdu leur forme immédiate, et ils ne sont plus qu'aufant qu'ils se posent et se médiatisent réciproquement ; et ils sont ainsi posés qu'en tant que termes immédiats ils se suppriment eux-mêmes, et passent dans l'autre , formant ainsi un rapport, ou une unité négative, dans lequel chacun d'eux est ainsi conditionné par l'autre que ce dernier constitue l'élément positif de son existence. Ainsi déterminé, le rapport acessé d'être le rapport du tout et des parties, eta passé dansle rap port de la force eisîi manifestation. Le rapport du tout et des parties est un rapport immédiatetexlérieurauquel s'arrête lafaculté représentative , ou bien considéré objectivement, c'est un agrégat mécanique dans lequel la multiplicité des matières indépendantes est ramenée à l'unité, mais à une unité qui leur est extérieure. Dansle rapport de la force et sa manifestation^ au contraire, les deux termes du rapport ont cessé d'être indifférents et extérieurs l'un à l'autre. La force est le tout, mais elle est le tout qui en se manifestant se continue dans ses parties, ou dans ses manifestations. Le tout, bien qu'il soit composé de parties, cesse d'être un tout, en tant qu'il est partagé, tandis que la force est telle, qu'en se manifestant elle demeure identique à elle-même; car sa manifestation est aussi une force. Et, en effet, la force agit, et j'acli- Vité n'est pas un état accidentel ou extérieur de la force ; mais elle est immédiatement donnée dans la force elle-même, car une force absolument inactive n'est point une force. La force agit donc, et en agissant elle se manifeste, et non-seulement elle se manifeste, mais elle agit sur un autre qu'elle-même. Cet autre qu'ellemème n'est pas une chose ou une mfl/?ère déterminée ;
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sentielle qu'autant qu'elle est une existence fExistenzj extérieure immédiate.
Qar la chose et la matière sont des moments qa'on a déjà trayerses, et qui n'ont plus de signification ici ($§ i±'6 et 1:26). Par conséquent cet autre sur lequel la force agit est une autre force comme elle; c'est une force qu'elle présuppose, et qui est la condition de son activité. C'est là la finité de la force. La force n'est pas seulement finie parce qu'elle rencontre un obstacle, ou une autre force, mais parce que son activité ne s*exerce qu'à la condition d'être sollicitée par une autre force. Le commencement absolu du mouvement n'est donc pas inhérent à la force. Car la force n'est pas encore le but qui se détermine lui-môme, mais elle est déterminée à agir, et étant déterminée à agir, elle agit, en tant que force, d'une manière aveugle ; ce qui fait que Dieu conçu comme force est un Dieu sans conscience et sans pensée. Ainsi donc, l'on a deux forces, ou la force active qui présuppose une autre force comme condition de son activité. La force présupposée est un obstacle — Atistoss — vis-à-vis de la première, mais un obstacle qui la sollicite à agir (le mot Anstoss a, en allemand, la double signification d'obstacle et d'impulsion. «L'une des deux forces, dit Hegel (Grande Logique^Uy. II, II' part., p. 175), est d'abord déterminée comme force qui sollicite— sollidtirende — et l'autre comme force sollicitée. Ces déterminations de la forme apparaissent ainsi comme les différences immééUates des deux for-* ces. Mais ces différences se médiatisent essentiellement Tune l'autre. L'une des deux forces est en effet sollicitée ; cette sollicitation est une détermination qui lui vient du dehors. Mais c'est elle-même qui les présuppose (puisqu'elle est la condition de son activité); et elle est une force qui se réfléchit essentiellement sur elle-même, et qui supprime la sollicitation, en tant que sollicitation extérieure. Qu'elle soit sollicitée, c'est, par conséquent, son propre fait, ou, en d'autres termes, c'est ellc-raôrae qui fait que l'autre force est une force en général, et une force qui sollicite. La force qui sollicite, à son tour, est dans un rapport négatif avec la première, en ce qu'elle supprime en elle son