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Mais le réel , par là même qu'il se dislingue de la possibilité comme constituant la réflexion sur soi , n'est lui-même qu'une chose concrète extérieure, immédiate et inessentielle. Ou bien, comme il est d'abord (g cxui) Tunité immédiate de l'intériorité et de Textériorité de l'essence, il est une chose extérieure inessentielle, mais en même temps (§ gxl) une chose purement intérieure, Tabstraclion de la réflexion sur soi, et, ainsi déterminé, il n'est que possible. Dans cet état de pure possibilité, le réel est une contingence^ et, d'un autre côté, la possibilité n'est que la contingence elle-même (1).

aatre côté, si tout peut être considéré comme possible, on peut, avec la même raison, considérer toutes choses comme impossibles. Car un contenu, qui est un tout concret, ne renferme pas seulement des déterminations différentes, mais des déterminations opposées. Ainsj, par exemple, il n'y a rien de plus impossible que mon existence, car le moi n'est pas seulement un rapport simple avec lui-même, mais un rapport avec autre chose que lui-même. Il en est ainsi de tout contenu dans le monde de la nature, ou de l'esprit. On peut dire que la matière est impossible, parce qu'elle est l'unité de la répulsion et de l'attraction. Ceci s'applique également à la vie, au droit, à la liberté, et, avant tout, à Dieu lui-môme, au vrai Dieu, qui est le Dieu triple et un, notion que l'entendement abstrait rejette, prétendant qu'elle est contradictoire à la pensée... Que telle chose soit possible ou impossible, cela dépend du contenu, c'est-à-dire, de la totalité des moments de la réalité, qui, en se développant, se pose (ertmst sich, se reconnaît, se manifeste) comme nécessité. » — Voy. § cxlv. (0 C'est-à-dire, que la réalité combinée avec la possibilité est la contingence. Voy., pour la déduction de ces catégories, $ cxux.

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SCXLV.

La possibilité et la contingence sont des moments de la réalité, Finterne et l'externe (1), posés comme de simples formes (2), qui constituent V extériorité du réel (3). Le moment de la réflexion sur soi, elles le trouvent dans le réel déterminé en soi (4), dans le contenu qui fait l'élément essentiel de leur détermination . Par conséquent, la finité du contingent et du possible consiste dans la différence de la forme avec son contenu (5) , et l'existence de Tôtre contingent et possible dépend du contenu (6)*

{\) Qui se trouvent réunis dans la contingence. (2) Vis-à-vis de la réalité absolue, ou de la nécessité. (S) C'est-à-dire, de la nécessité dans son existence extérieure.

(4) Et non en et pour m, ce qui est le propre de la nécessité. Dans rêtre contingent, le contenu n'est déterminé qu'imparfaitement.

(5) Ett en eiïet, la forme et le contenu ne coïncident pas dans l'être contingent. Car le contenu est fini , tandis que la forme, ou la possibilité est inûnie. Ainsi, en tant que possible, l'être contingent serait, si son contenu n'était pas limité, limité par d'autres êtres également contingents. ^

(6) « Mous considérons le contingent, dit Hegel {Grande Ene^clopédie^ § cxlv), comme ce qui est» mais qui peut ne pas être» comme ce qui est de telle manière, mais qui peut être d'une antre manière, et dont l'être, et le ne pas être, où l'être de telle ou telle façon ne dépendent pas de lui-même, mais d'an autre que lui-même. D'un côté, la science doit franchir le domaine de la contingence, et de l'autre côté, dans la sphère de la vie pratique» on doit aussi franchir la conli|)gence de la volonté, ou le caprice (W/'/Mr^ volonté arbitraire, la liberté de choix qui agit, oti

CONTLXGENCE. 159

SCXLVI.

Cet état extérieur de la réalité contient encore cette détermination, à savoir, que la contingence qui con-

n'agit pas rationnellement, et qui agit rationnellement, non parce qu'il faut agir rationnellement, mais parce qu*il lui plaît â*agir ainsi). Et cependant on a souvent, et surtout dans les temps modernes , accordé à la contingence , dans le domaine de la nature , comme dans celui de Tesprit , une importance qu'elle n'a pas. Pour ce qui concerne la nature, on a Thabitude de s'extasier devant la richesse et la variété de ses formes. Mais cette richesse n'offre à la raison un intérêt, que parce qu'elle y voit un développement et une manifestation de l'idée, et, en «Ue-môme, cette grande variété de formes inorganiques et organiques ne nous présente qu'une contingence indéfinie. En tout cas, il ne faut pas accorder plus d'importance à ce jeu de la nature, à ces formes individuelles qui se produisent dans les animaux et les plantes, à ces agglomérations multiples et diverses des socié* tés, etc., qa'on n'en accorde dans le domaine de l'esprit à ces aceidents qui sont le produit d'une volonté arbitraire; etTétonnement qu'on éprouve en présence de ces phénomènes, vient de eeque l'on perd de vue, ou qu'on n'examine pas attentivement la proportion et l'harmonie intérieure de la nature. Après quelques considérations sur la différence de la volonté arbitraire et de la volonté rationnelle, Hegel ajoute : « Si, comme le montrent les ccmsidérations précédentes, la contingence n'est qu'un moment imparfait de la réalité, moment qu'il ne faut pas confondre avee la réaUté même, elle trouve cependant, en tant qu'elle est une forme deTidée, son application dans le monde objectif* Cela a lieu d'abord dans la nature, à la surface de laquelle la contingence a, pour ainsi dire^ son libre jeu ; et cette contingence, il faut reconnaître, et ne pas avoir la prétention d'affirmer qu'une chose doit être ainsi^ et qu'elle ne peut être autrement , prétention qu'on a parfois attribuée à tort à la philosophie. Dans le monde spiritoel^ la contingence trouve également sa place, comme je l'ai

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stitue le moment immédiat et identique (Ij de la réalité, n'est que posée (2), et qu'elle n'est par cela même qu'un moment extérieur qui doit être supprimé (3) . De cette manière la contingence est une présuppositio7i y dont l'existence immédiate est ecK même temps une possibilité, et qui d'après sa détermination doit être supprimée ; c'est la possibilité d'une autre existence, ou la condition (4).

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