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Ainsi donc la nécessité est l'essence une et identique à elle-même, mais c'est l'essence qui a un contenu concret (3), et qui apparaît au dedans d'elle-même, de telle manière que ses différences ont la forme de réalités indépendantes, et dans cet état d'identité (4) l'essence est, en même temps, en tant que forme absolue, Tactivité qui supprime l'état immédiat pour produire une médiation, et la médiation pour produire un état immédiat (5) . Ici le nécessaire ne s'accomplit qu'avec le concours d'un élément étranger (6) , et il
(1) Ineinfacher Bestimmtheit. Cesl-à-dire que le résultat de ce mouvement, la chose, renferme bien les trois moments.
(2) Elle est finie quant à sa forme , puisqu'elle n'est qu'en passant de la possibilité à la réalité ; elle est finie quant à son contenu, parce qu'elle n'est pas les conditions.
(3) Inhaltsvolle Wesen; puisqu'elle est ici la Réalité absolue.
(4) Vnd aies Identische, cette chose identique, — La nécessité qui fait le fond de la contingence.
(5) C'est là, en effet, le mouvement de la contingence. Car la réalité immédiate est supprimée pour produire une médiation, c'est-à-dire la condition, et celle-ci est supprimée pour produire la chose, qui forme, à son tour, un autre état, ou une autre réalité immédiate.
(6) Durch ein Anderes. — Par un autre. — C'est-à-dire par des termes qui ne sont pas posés immédiatement par lui, — le nécessaire — et qui apparaissent comme s'ils lui étaient extérieurs.
168 LA SCIENCE DE l' ESSENCE.
se partage en un principe qui est l'intermédiaire de sa réalisation (1) (la chose et l'activité), et en une réalité * immédiate et contingente, qui est en même temps une condition. La nécessité qui s'accomplit à Taide d'un élément étranger n'existe pas encore en et pour soiy elle est seulement posée (2). Cependant cet élément qui est comme la médiation de la nécessité se supprime immédiatement lui-même. La raison d'être et la condition contingente passent dans un nouvel état immédiat , où les éléments qui n^étaient d'abord que posés s'effacent pour produire la réalité , et par là la chose rentre dans son unité (3) . Dans ce retour sur lui-même le nécessaire est la réalité qui s'est affranchie de toute condition. Ainsi le nécessaire n'est d'abord tel que par l'intermédiaire d'un ensemble de circonstances, et il est nécessaire parce que les circonstances le sont aussi. Mais dans Tunité des choses (4) le nécessaire existe sans intermédiaire , et l'on peut dire de lui qu'il est nécessaire, parce qu'il est (5).
(1) VenmttelndenGnmd.
(i) Elle ne se pose pas elle-même, mais elle est posée comme résultat dans la chose.
(3) C'est-à-dire qu'ici la chose et les conditions ne font qu*an.
(4) Le texte dit, In Einem, in uno. C'est-à-dire que dans l'unité du mouvement de la contingence, la nécessité n'est plus une nécessité relative qui s'accomplit par un intermédiaire; elle n'est plus parce que telle autre chose est^ mais elle est parce qu'elle est. Voy. note suivante.
(5) Les principales catégories, depuis § U2, sont la réalité^ la