‹ Logique de HegelChapitre 75 sur 137 · RÉCIPROCITÉ D ACTION · texte numérisé non relu

RÉCIPROCITÉ D ACTION

tien de formes qui a lieu au dedans d'elle, ne se sépare jamais d'elle-même (1).

(4) « On appelle dwre la nécessité, dit Hegel {Granàe Encyclopédie, § GLTtn), et on a raison de rappeler ainsi si Ton s'arrête à la nécessité comme telle, c'est-à-dire, à sa forme immédiate. On a tm état de choses (Zusiand), ou un contenu en général qui subsiste pour soi, et la nécessité fait d'abord qu'un autre contenu survient, s'empare de lui et le ramène à sa raison d'être (zu Grunde gerichtet). C'est là ce qu'il y a de sévère et de triste dans la nécessité immédiate, ou abstraite. L'identité des deux contenus, qui, dans la nécessité, apparaissent comme liés et comme devant perdre par là leur indépendance, n'est d'abord qu'une Identité intérieure (c'est-à-dire, en soi, qui n'est pas encore réalisée, et qui« par conséquent, est encore extérieufe aux deux termes. Conf. ji§ cxxxvii et suiv.), et qui n'existe pas fenc^re pour les contenus qui sont soumis à la nécessité. Mais la liberté aussi, considérée de ce point de vue, n'est d'abord que la liberté abstraite, et elle ne devient liberté réelle et concrète que par le renoncement à ce qu'on est, et on possède d'une manière immédiate. (C'est ce qu'on a appelé liberté naturelle, qui est une liberté immédiate, en ce sens qu'elle n'est pas médiatisée par la foi morale, ou politique.) Mais le processus de la nécessité est, comme on vient de le voir, ainsi constitué que par lui cette extériorité opiniâtre des deux contenus (starre AéusserlichkeitJ a été surmontée, que leur nature intérieure a été manifestée, et qu'il a été montré que les deux termes ainsi liés (la cause et l'effet) ne sont pas en réalité étrangers l'un à l'autre , mais qu'ils sont les moments d'un tout, et que chacun d'eux, dans son rapport avec l'autre, ne sort pas de lui-même, et ne fait que se mettre en rapport avec lui-môme. C'est là la transformation de la nécessité en liberté, et cette liberté n'est pas la liberté de la négation abstraite (qui nie arbitrairement la nécessité, ou la loi), mais la liberté concrète et positive. D'où l'on peut voir aussi combienil est absurde de considérer la nécessité et la liberté comme s'ex • cluant mutuellement. La nécessité comme telle n'est pas encore

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