‹ Logique de HegelChapitre 81 sur 137 · S CLXIV · texte numérisé non relu

S CLXIV

La notion est l'eiistence vraiment concrète, parce que rindîvidualité qui est Funité négative et déterminée en soi et pour soi contient aussi un rapport avec soi, c'est-à-dire Tuniversalité. Les moments de la notion ne peuvent, par conséquent, être séparés. Les déterminations réfléchies peuvent chacune être séparée de son contraire, et, ainsi isolées, elles peuvent être comprises et avoir une valeur. Mais comme

les Athéniens un Dieu encore inconnn. Cest anssi parce qu'on n'avait pas Teconnn la valenr infinie, et le droit infini de Thomme en tant qn'bomme , qu'aux yenx des Grecs il y avait, pour ain^ dire, un abîme entre eux et les barbares. On s'est souvent demandé pourquoi l'esclavage a disparu dans l'Europe moderne, et on a donné telle ou telle circonstance pour raison de ce fait. La véritable raison qui fait qu'il n'y a plus d'esclaves dans l'Europe ebrétienne , il faut la chercher dans le principe même du christianisme. La religion ebrétienne est la religion de la liberté absolue, et il n'y a que les chrétiens qui accordent une valenr infinie et universelle à Thomme, en tant qu'homme. Ce qu'on refuse à l'esclave, c'est sa personnalité, et le principe de la personnalité, c'est l'universalité. Le maître ne considère pas l'esclave comme une personne, mais comme une chose sans individualité et sans moi, car c'est lui qui est son moi.— Pour ce qui concerne la différence entre une simple communauté et le véritable univer^ sel, on en trouve un exemple remarquable dans le Contrat socM^ où il est dit que les lois d'un État devraient, être l'expression de la volonté générale , laquelle n'est pas pour cela la volonté de tous. Rousseau serait arrivé à une théorie de l'État plus ration^ nelle , s'il avait eu constamment devant les yeux cette distinc^ tion. La volonté universelle est la noUon de la volonté, et les lois sont les détermmations particulières 4c la volonté, fondées sur cette notion. »

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