UNIVERSEL, PARTICULIER ET INDIVIDUEL
dans la notion se trouve posée leur identité, chacun des moments de la notion ne peut être saisi qu'avec etparTautre (1). '
REMARQUB.
L'universalité, la particularité et l'individualité, considérées abstractivement , ne diffèrent pas de l'identité, de la différence et de la raison d'être. Mais l'universel est Tidentité qui contient en même temps le particulier et l'individuel ; le particulier est la détermination ou la différence qui contient aussi Tuniversel et l'individuel, et celui-ci est le sujet, la raison d'être qui contient le genre et l'espèce, et qui existe d'une manière substantielle (2) . C'est là l'indivisibilité des moments de la notion dans leur différence (S CLx) ; c'est là cette clarté, cette transparence de la notion, qui n'est altérée ni troublée par aucune différence. C'est une opinion commune que la notion n'est qu'une entité abstraite. Ce qu'il y a de vrai dans cette opinion, c'est que la notion n*est pas une existence concrète comme les choses sensibles, et que^ d'un autre côté, elle n'est pas encore Vidée (3) . Mais si la notion subjective n*a qu'une valeur formelle, c'est qu elle ne peut avoir d'autre contenu qu'ellemême.
(0 Conf. §§ 151, le*, et plus bas, § 468.
(â) Car la raison d'être (Grund) ii*est pas encore la substance^ tandis que la notion est la substance.
(3) En tant que notion iounédiate et formelle.
T. li. 14
Cependant, comme forme absolue, elle contient la déterminabilité de toutes choses , et de leur vérité. A cet égard elle est une existence concrète, et comme le substratum de toute autre existence. Mais c'est l'esprit qui est l'existence absolument concrète (1) ; et l'esprit, en tant que notion, est la notion qui se distingue de son objet, mais qui, malgré cette distinction, le contient comme son produit. Toutes les autres existences concrètes, quelque riche que soit leur contenu, ne le sont pas au même degré, parce qu'elles ne sont pas aussi intimement identiques à elles-mêmes; à moins toutefois qu'on n'entende par concret la collection extérieure de plusieurs éléments (2).
Il faut aussi remarquer que ce qu'on appelle no* lions , ou notions déterminées, tels que l'homme, la maison, l'animal, etc., ne sont que des déterminations simples, ou des représentations abstraites, c'est-à-dire, des abstractions qui ne contiennent qu'un moment de la notion, le moment de l'universalité, et où ne se trouvent point les moments de la particularité et de Tindividualité. Ce ne sont, par conséquent, que des abstractions, puisque la notion ne s'y est pas développée en son entier (3).
(1) Dos Absolut'Konkrete ist Geist. Voy. §159. Conf* monintrod., tom. I", ch. XIII.
(2) Eine âusserliche zmammengehaltene ManmchfalHgkeiti Un agrégat.
(3) La notion est l'unité de Tôtre et de Tessence. L*étre a passé dans l'essence, et Tessenee s'est élevée à la notion, laquelle fait^