S CLXV
L'iûdividualilé pose daus la notion le* moment de
par cela même, lear nnité. La notion sort de Tètre et de Tessence; mais il ne faudrait pas conclare de là que l'être et l'essence sont le principe de la notion. Tout au contraire, c'est la notion qui est leur principe. La notion apparaît ici comme un résultat, mais c^est précisément parce qu*elie est un résultat qu'elle enveloppe tous les moments précédents dans son unité, comme le so ide enveloppe la ligne et le plan, et mieux encore, comme l'intelligence et la pensée enveloppent les choses entendues et pensées (Gonf. $ 159). Car Têtre, hors de sa notion, n'est que Têtre immédiat et sensihle; ou bien, les choses ne sont, et elles ne soni identiques on différentes^ que par leur notion^ et conformément à leur notion. La notion est, par conséquent, Tunité de l'être et de ressence,etdans ce rapport simple avec elle-même, elle est Vumversel, AllgememhêU, vmversalité. On pourrait mettre cette détermination de la notion sous forme de proposition, et dire : « La notion est ton- tes choses, » ou « toutes choses sont une notion, » ou bien encore « tout ce qui est {Vitre) , el tout ce qui a une essence [V essence) , ont une notion, et la notion fait leur unité. » Seulement , dans ces propositions, Ttinivcrsalité apparaît comme un prédicat, ou comme un sujet de la notion, tandis que l'universalité n'est ici que la notion elle-même, la notion en tant qu'universel, lequel universel ii*«st pas seulement la ^rme, mais aussi le contenu, car une forme universelle sans contenu n'est pas l'universel. L'universel de la notion est, par conséquent, ce qu'il y a de plus riche dans sa simplicité. Car il n'est pas l'être abstrait, ou l'identité abstraite, mais il enveloppe l'être et le non-être, l'identité et la différence, de façon que ces déterminations ne sont pas des limites pour lui, ou pour mieux dire, ce ne sont pas des limites qui lui soient extérieures, et qui soient posées par un autre terme que lui, ou qu'il ne puisse franchir, mais ce sont des limites qu'il pose lui-même, et en lui-même, et dans lesquelles il ne fait que se développer, et se continuer lui-même^ sans rien perdre de sa
la différence. Car rindhidualité constitue le retour négatif de la notion sur elle-même, et par conséquent
clarté ni de son unité. L'être et le non-être, la qualité et la quantité, etc., se limitent l'un l'autre, et ils passent l'un dans l'autre, ou bien Tidentité apparaît dans la différence, et celle-ci dans l'identité, etc., parce qu'ils ne sont que des notions en soi (Conf. $ cLxii), et cela, parce qu'ils ne se sont pas encore élevés à cette universalité où l'être et le non-être, l'identité et la diflférence , la chose et ses propriétés , le positif et le négatif ne sont que des notions, et n'appartiennent qu'à une seule et même notion.— Maintenant l'universel ainsi constitué est un universel déterminé. L'universel indéterminé n'est pas le vrai universel, mais c'est l'universel de l'entendement abstrait, de l'entendement qui supprime la détermination dans l'universel, comme il supprime le non-être dans l'être, la différence dans ridentilé, et qui ne voit pas qu'en enlevant à l'universel ses déterminations, il le supprime, que Tuniversel absolument indéterminé ne saurait se penser, et que ce fait même d'abstraction par lequel on croit penser l'universel indéterminé est une pensée déterminée qui distingue le déterminé' et l'indéterminé, mais qui en les distinguant, les enveloppe tous les deux, c'est-à-dire, c'est la pensée même de l'universel. L'universel de la notion est, par conséquent, Vêtre, Videntité, \2k différence , etc., il est, en d'autres termes, l'universel déterminé. A proprement parler, la déterminabilité appartient à la sphère de l'être et à la qualité. En tant que déterminabilité de la notion elle est ta particularité, Betonderheit. L'universel est déterminé comme particulier , ou plutôt il se détermine lui-même comme particulier. Le particulier n'est pas ici une limite où l'universel se met en rapport avec un terme autre que lui-même, avec un au delà (Jensei/s), suivant l'expression hégélienne, mais il est plutôt le moment immanent de l'universel et où l'universel ne fait que se mettre en rapport avec lui-même. Par cela même, le particulier contient l'universel, et il est luimême l'universel. Le genre ne souffre pas de changement, mais il se continue lui-même dans ses espèces. Ce n'est pas du