‹ Logique de HegelChapitre 84 sur 137 · UNIVERSEL, PARTICULIER ET ESDIVIDUEL · texte numérisé non relu

UNIVERSEL, PARTICULIER ET ESDIVIDUEL

le moment de sa libre différence , en tant que première négation ; ce qui détermine la notion y mais

genre, mais entre elles que diffèrent lés espèces. Et dans leur différence non-seulement elles ont toutes un senlet même universel , mais par cela même qu'eUes sont identiques avec l'universel, elles sont universelles. Et non-seulement elles sont universelles, mais eUes-mèmes, leur déterminabilité etleurdifférence constituent le cercle entier, la sphère parfaite et achevée de Tuniversel. D'un autre côté, par cela même que le particulier est l'universel, ou qu'il n'est qu'une détermination de l'universel, celui-ci est, à son tour, le particulier. L'universel se détermine, et en se déterminant il est lui-même le particulier. Et il n'est pas le particulier dans sa détermination, ou dans l'espèce, mais il est le particulier en tant qu'universel qui se détermine. La différenciation telle qu'elle se produit ici, c'est-à-dire dans la notion, est la vraie et absolue différenciation. Toutes les différences antérieures ont leur unité dans la notion. La différence immédiate, telle qu'elle s'est pro-. duite dans l'être, est la Umteoix se rencontrent deux termes opposés et extérieurs l'un à l'autre. Dans l'essence, c'est la réfteaion d'un terme sur un autre, réflexion où l'on voit, pour ainsi dire, poindre l'unité de la notion, mais où l'onn'a qu'une unité imparfaite, parce que les termes de Topposition y apparaissent {Schdnm), c'est-à-dire ne se réfléchissent sur eux-mêmes qu'en se réfléchissant sur un autre. C'est dans la notion que les déterminations antérieures trouvent leur signification absolue et leur parfaite unité; et cela en revêtant la forme de Vumersaîitéy et de Vvniversalité déterminée. Par là les termes différenciés ne sont plus des termes extérieurs l'un à l'autre, ou qui se réfléchissent l'un sur l'autre, mais ils sont des termes d'un seul et même principe, qui demeure identique à lui-même dans ses différences, et qui n'y demeure qu'en posant ces différences. Et, en effet, c'est dans la notion que le tout et les parties, la substance et les accidents, la cause et l'effet atteignent à leur absolue unité, et cela parce que ce n'est que dans leur notion qu'ils existent à Tétat de déterminations simples, unes et universelles. La cause et l'effet,

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comme notion particulière^ c'est-à-dire, comme no* tien où les termes différenciés ne sont d'abord entre

par exemple» ne sont pas deux notions différentes» mais une seule et même notion, ou, ce Qui revient au même» la consaUié est, comme toute autre notion, une notion dmple. «« Ainsi done Tunivei^sel est le particulier et le particulier est ru^* niyersel ; et le particulier n'est pas un terme qui vient s*aiouter du dehors et accidentellement à l'universel, mais c'est runiversel lui-même particulariié on détenmé, et réciproquement, et par cela même, 1 universel n'est paâ un élément extérieur et accidentel du particulier, mais c'est le particulier lui-même univerêalUé, ou le particulier qui est lui-même Tuniversel. Or, un terme qui est ainsi constitué que dans ,son umersatiU d^ tertmée demeure dans uii rapport simple et négatif avec luimême est Vindividualité, L'individualité n'est ni l'universel sans le particulier, ni le particulier sans l'universel ; elle n'est, non plus, ni l'universel abstrait, vide et indéterminé, ni le particulier qui n'est pas déterminé universellement, mais elle est l'univer-* sel et le particulier, ou Tuniversel déterminé dans son existence simple, une et indivisible. Ce sont là les trois moments absolus de la notion, qu'il ne faut passe représenter comme trois nombres, ou comme un agrégat (Voy. § suiv., et Conf. mon Introd,, vol. I, p. 90), mais comme une uuité indivisible, de telle façon que l'un de ces moments se retrouve essentiellement dans l'an* tre, et que l'un d'eux étant supprimé, on n'a plus la notion entière, mais un fragment de la notion, ou une abstraction. Cest parce qu'on ne saisit pas ces m(»ment8 dans leur unité qu'on se représente la notion comme une simple forme abstraite et indéterminée, ou qu'on ne voit dans les notions que des déterminations finies, ou qu'on les assemble et on les Juxtapose d'une manière accidentelle et extérieure, ou enfin que dans la série des notions on s'arrête au plus haut genre, ou à l'essence vide et indéterminée. Supprime-t-on, par exemple, dans la notion le moment de la détermination, il ne restera qu'une forme universelle indéterminée et sans contenu; y supprime-t-on l'universel, on

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