UNIVERSEL, PARTICULIER ET INDIVIDUEL
eux que comme des moments de la notion, mais où, ensuite, ils sont posés comme enveloppés l'un dans
n'aura plus qu'une forme et un contenu limités et finis ; on bi^ est-ce Tindividualité qu'on y supprime , Tunité de la notion disparaîtra par cela même.-** Ainsi donc Tuniversalité, la particularité et rindividualité sont les trois moments de la notion, ou, pour parler avec plus de précision, la notion est ici ces trois moments, et Tunité de ces moments et ses développements ultérieurs ne consistent qu'à poser ce qui se trouve contenu dans ces moments. Or, Tindividualié est, comme on Ta vu, le retour négatif de la notion sur elle-même ; elle est la négation de la négation, c'est-à-dire, la négation du particulier qui est la négation de Prtniversel, et c'est entant que négation de la négation qu'elle fait Tunité simple de la notion. C'est cette réflexion, ce retour de la notion sur elle-même, ou VindividuaUté qui amène immédiatement la suppression de l'individualité, et une nouvelle détermination de la notion. Et, en effet, l'individualité contient l'universel et le particulier. Or, par cela même qu'elle les contient et qu'elle les nie, elle se distingue d'eux, et tout en se distinguant d'eux, elle est en rapport avec eux et en est inséparable. L'individualité c'est Vêtre-pour-soi, l'un qui se repousse luimême, et qui repousse les uns, ou les plusieurs, mais qui tout en repoussant les uns est en rapport avec eux. Ou bien elle est cette cbose (Dièses) de la sphère de l'essence, laquelle (chose) n'est cette chose qu'en se distinguant de cette autre chose, mais en se réfléchissant en même temps sur elle. L'individualité est tout cela. Mais elle est l'un et cette chose, non comme ils sont dans la sphère de l'être et de l'essence, mais comme ils sont dans la sphère de la notion, c'esj-à-dire, elle est Tindividualité qui repousse et contient tout à la fois l'universel et le particulier. C'est cette scission et ce rapport qui constituent \g jugement, La notion existe dans le jugement en tant que notion particulière, en ce sens qu'elle y existe comme notion déteimnée, ou comme notion différenciée (le sujet et le prédicat). Mais comme les trois moments de la notion sont indivisibles, elle y existe aussi comme
Tautre^ et comme identiques. Cet état^ où la notion est posée comme notion particulière, est le juge^ ment (1).
REMARQUE
La division ordinaire des notions en notions claires^ distinctes et adéquates n appartient pas à la science de la notion, mais à la psychologie. Car, par notions claires et distinctes, l'on entend des représentations marquées d'un certain caractère, lequel ne se rapporte qu'à l'état subjectif de l'intelligence. Il n'y a rien de plus étranger à la logique que cette classification.
La division des notions en notions adéquates et inadéquates correspond mieux à la notion, et même à Vidée, mais elle n'exprime que l'accord formel d'une notion, ou d'une représentation avec son objet, lequel demeure encore une existence distincte et indépendante.
La division des notions en notions subordonnées et coordonnées repose sur la fausse manière dont on conçoit la distinction de l'universel et du particulier, ainsi que leur rapport, rapport qui n'est établi que par la réflexion extérieure (2). De même, diviser les notions
notion identique à elle-même; et le mouvement de la notion à travers le jugement et le syllogisme consiste précisément à montrer et à réaliser cette différence et cette unité.
(i) Voy. note précédente.
(2) Et, en effet, cette division n'est exacte qu'autant qu'on considère le particulier comme n'ayant qu'un rapport accidentel