‹ Logique de HegelChapitre 87 sur 137 · S CLXVIII · texte numérisé non relu

S CLXVIII

Le jugement constitue le moment de la finitô ; car la finité des choses consiste précisément en ce qu'elles sont des jugements, c'est-à-dire en ce qu'en elles se trouvent réunies et leur existence propre {ihr Daseifn) et leur nature générale — leur corps et leur âme ; — sans cela elles ne seraient pas ; mais ces deux moments sont distincts, et peuvent être séparés (1).

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Dans le jugement abstrait : l'individuel est l'univer-» sel, l'individuel, en tant que terme négatif et qui est

(4) Ceci ne s'applique qQ*à la forme , mais à la forme essen* tielle des choses. Toute chose (Pierre) est elle-même , et puis sa notion générale (homme). Hegel compare ce rapport au rapport de rame et du corps, parce que Tâme est un principe, une notion qui enveloppe le corps , et vis-à-vis de laquelle le corps n*a qu'une existence limitée et finie , et il veut dire que le corps et rame se séparent, parce que le corps ne peut pas contenir Tâme. Mais la pensée de Hegel dépasse , bien entendu , ce rapport, car elle a en vue la forme générale et absolue de la finité. Il n'y a, en effet, des choses finies que parce qu'il y a une notion du fini, et les choses finies ne sont telles que par leur conformité à cette notion. Or, Tinfini c'est, suivant Hegel, la notion absolue , Vidée, ou mieux encore, Tesprit et la pensée absolue. S'il en est ainsi, dès qu il y a scission ou jugement, il y a finité. Et cette scission ne se (ait pas en dehors, mais au sein môme de Vidée, puisqu'elle en constitue un moment essentiel. Ainsi, par exemple , si l'on considère la nature comme un moment essentiel de la vie divine, la nature constituera le moment de la finité dans l'existence absolue. Du reste, la pensée, ou l'idée de la nature et du monde, contient le moment de la finité.

en rapport avec lui^-même^ est le terme immédiatement concret (1), et le prédicat est le terme abstrait et indéterminé, Tuniversel. Mais comme ils sont réunis par la copule estj le prédicat doit contenir, dans son universalité, la déterminabilité du sujet. L'universel ainsi déterminé c'est le particulier ^ lequel pose l'identité du sujet et du prédicat ; et puisqu'il est dans un état d'indifférence à l'égard de la forme de tous les deux, U fait le contenu du jugement (2),

REMARQUE

Le sujet a d'abord sa détermination expresse, et son contenu dans le prédicat; considéré en lui-môme il n'est qu'une simple représentation, ou un mot vide. Dans les jugements « Dieu est l'être le plus réel , V absolu est identique à lui-même^ » Dieu , l'absolu ne sont que de purs mots. Ce n'est que dans le prédicat qu'on exprime la nature du sujet. Celui-ci peut bien être une existence concrète , mais ce n'est

(1) immédiatemefU^ parce qa*il n*y a pas encore de médiation; concret, parce que le prédicat ne forme qu^une de ses détermi^ nations ou propriétés.

(2) Et, en effet, runlté du jugement est dans le rapport des deux termes, lequel rapport constitue un contena partkuUer soit qu'on considère Tuniversel (le prédicat) comme déterminé par rindividuel (le sujet), soit qu'on considère Tindividuel comme déterminé par Tuniversel. Le particulier ou le contenu est, par conséquent, indifférent à la forme de tous deux , puisqu'il est tous les deux.

pas par cette fonne du jugement qu'il peut être connu et déterminé (1).

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