S CLXX
Pour ce qui concerne la déterminabilité ultérieure du sujet et du prédicat, il faut remarquer que le premier, en tant qu'il forme un rapport négatif avec luimême (S 163, 166. Rem.), est le substrat (2) où le prédicat trouve son fondement, 'et auquel il adhère ; et puisqu'il est le sujet, et un éujet immédiatement concret, le contenu déterminé du prédicat n'est qu une des différentes déterminations du sujet , lequel a, par conséquent, un contenu plus riche et plus étendu que le prédicat.
A son tour le prédicat, en tant qu'universel, subsiste par lui-même, et il est dans un état d mdiffé-
(i) Voici le sens de ce paragraphe. Si Ton considère l'individuel comme an toat concret qui est dans un rapport négatif avec soi (expression hégélienne qui, comme on Ta vu, désigne le moment réfléchi, ou le retour d'un terme sur lui-même, ce qui est le propre d'un terme concret), l'individuel sera le terme concret et Tuoiversel le terme abstrait. Par exemple , dans le jugement « Dieu est bon, » si le mot iHeu désigne la nature divine en son entier, l'attribut bon ne sera qu'une de ses déterminations, et, par conséquent , il ne sera qu'un terme abstrait et indéterminé vis-à-vis du sujet. Mais ce n'est pas un tel sujet qu'on a ici, au début du ju emenl. Par conséquent, le sujet n'est ici qu'un pur mot, qu'il s'agit de déterminer conformémentà la notion. — ^Voy. §172etn3.
(2) Das zu Grande liegende Fesie, Littéralement : ce qui demeure, au fond ferme, invariable, et cela parce qu'ici on considère Tuniversel comme inhérent à l'individuel.
rence à Tégard de l'existence, ou de la non-existence de tel ou tel sujet ; il dépasse, par conséquent, l'étendue du sujet, et il le contient (1). Il n'y a donc que le contenu déterminé (2) du prédicat qui puisse faire ridentité de tous les deux.