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Le sujet, le contenu, le prédicat el le contenu déterminé qui fait leur identité, tout en étant en rapport dans le jugement, forment aussi des termes différents et séparés. Mais en soiy c'est-à-dire, suivant la notion ils sont identiques , car le sujet n*est un tout concret que parce qu'il n'est pns une multiplicité indéterminée, mais une individualité qui fait l'identité du particulier et de l'universel, identité qui est précisément le prédicat (§ 170).
De plus, l'identité de sujet et du prédicat est posée dans la copule, mais celle-ci n'a d'abord qu'une valeur abstraite. Il faut, par conséquent, que le sujet soit posé comme prédicat, et celui-ci comme sujet, pour que la copule soit achevée (3). C'est là une dé-
(\) Subsumirt dasselbe unter sich. C'est ici le contraire, c'est-àdire, c'est le sujet qui est contenu dans le prédicat.
(2) Voy. § précéd.
(3) Erfûllt -remplie. — Les considérations contenues dans les $$169, 170, ni, s'appliquent au jugement en général, et elles ont pour objet de montrer les rapports des termes et le passage de -l'un dans l'autre , passage qui à sou fondement dans l'unité de la notion. C'est là ce qui fait qu'on retrouve le sujet dans le prédicat, et le prédicat dans le sujet, et que le
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termination ultérieure qui fait passer, à Taide de la
oontâna da jugement est tout anssi bien Ton qae Taotre. Cette unité des termes est exprimée par la copule. Car la copule ne se rapporte pas seulement au sujet, ou au prédicat, mais à tous les deux; ce qui f air que la détermination des extrêmes est aussi la détermination de leur rapport, et réciproquement. Cependant, dans le jugement, et surtout à son point de départ, la copule n*a qu'une valeur abstraite , c'est-à-dire elle ne contient que virtueUement, ou en soi et dans sa notion (dem Begriffe nach) Tunité cou* orëte des termes, mais cette unité n'y est pas encore posée. C'est le développement des formes du jugement qui doit amener cette unité, a Pour ce qui concerne la détermination ultérieure du sujet et du prédicat, dit Hegel, on a déjà fait remarquer, ($ 165» note 3) que c'est dans le jugement que ces derniers reçoivent leur véritable détermination. En tant que le jugement ne fait que poser la déterminabilité de la notion (die gesetzte Bestimmtheit dês Begriffs ist), sa différence a la forme immédiate et absiraiie. Mais comme la notion n'a pas encore atteint ici à son unité (^n tant que notion absolue ou idée)^ on voit se reproduire iciYexistence (DaseynJ^eiVêtre autre que soi (Anderseyn) c'est-à-dire l'opposition de Vêtre et de la réflexion, ou de Vêtre-en-soi. Mais comme c'est la notion qui faitle fond du jugement, ces déterminations sont aussi indifférentes à l'égard du sujet et du prédicat, de sorte que si l'une d'elles convient au sujet et l'autre au prédicat, la réciproque aura lieu également. Le sujets en tant qu'individuel apparaît d'abord comme être qui est (dos Seyende, YEtwas, le quelque chose) ou bien, suivant la détermination propre du sujet, comme êtrepour-soi (Fiirsichseyende), sur lequel on porte un jugement; le prédicat, au contraire , en tant qu'universel, apparaît comme constituant le moment de la réflexion à l'égard du sujet (as dièse Beflexion iiber ihnjj ou plutôt comme constituant la réflexion propre du sujet, par laquelle ce dernier va au delà de son premier état immédiat (c'est-à-dire Vêtre) y ei supprime lesdéterminabilités qui sont marquées de ce caractère ; c'est-à-dire Vumversel apparaît comme Vétre-en-soi du sujet. — Et ainsi si iW part de l'individuel.
copule concrète, le jugement dans le syllogisme.
cooime d'au terme premier et immédiat, et que par le jugement on relève à Tuniversel, celui-ci, qui n'est que l'universel en soi fim gich seyendejy en se joignant à Tindividuel» passe àrexistence (Deseynj^ ou devient un être-pour-soi. — Cest là la signification objective du jugement, lequel fait la vérité et le fondement des formes antérieures qu'on a traversées. Ce qui est devient et dlênge, le fim s'absorbe dans Vinfini; Vexistence concrète sort de sa raàsan d'être et se manifeste dans le phénomène (hervorgeht in die Erscheinmgj; les accidents manifestent la richesse de la $ulh stance, ainsi que sa puissance. Dans l'être il se fait un passage d'un terme à l'autre^ Dans l'essence un terme apparaU dans l'autre, manifestant par là leur rapport nécessaire. Ce passage et cet aq^parsdtre sont maintenant devenus la dmsMu originaire de la notion, qui en ramenant l'individuel à Vitre- en-soi de son universel, détermine par là môme l'universel comme réalité {als Wtr* kUches» comme être réel),}X n'y a là qu'une seule et môme cbose, parce que l'individuel, en s'élevant à l'universel, ne fait que se réflécbir sur lui-môme, et l'universel, en descendant dans Tindi*
viduel, ne fait que poser sa propre détermination Et ainsi,
si, comme on vient de le voir, l'universel constitue l'ai-sot du sujet, et celui-ci V existence (Do^yn) ou l'être existant, la réciproque sera vraie aussi, et le sujet sera l'é^e-en-^oi, et l'universel Yétre-existant. Le sujet sans le pré&cat est ce qu'était la chose sans propriétés dans la sphère de l'essence, la chose en soi vide et indéterminée. C'est par conséquent par le prédicat que la notion est d'abord différienciée et déterminée ; et c'est le prédicat qui introduit dans le sujet l'élément de Vexistence (la déterminabilité). Par cet universel déterminé l'individuel se trouve placé dans un rapport extérieur; ce qui l'ouvre à l'action d'autres choses , et agiène aussi son action sur elles. Ce qui est là (was da isty le Daseyn) sort de son être-en-soij et passe dans Télément des connexions et des rapports — des rapports négatifs, et du jeu réciproque de la réalité — ce qui est une continuation de l'individuel dans un autre que soi, et constitue l'universalité. Et cette
Mais dans son développement le jugement n'est d'à-
identité n*est pas le fait de notre réflexion; elle n*est pas non plus une identité virtuelle, mais c*est une identité qui est posée dans le jugement. Car le jugement est le rapport des deux ternies, et la copule exprime que le suje^ eii le prédicat. . . Ainsi, si Ton considère le sajet comme le terme indépendant (Belbsiàth digé), le prédicat ne subsistera pas par lui même, mais il ne subsistera que dans le sujet; il sera inhérent au sujet. Et si on le sépare du sujet, il ne sera qu'une déterminabilité indtv/dtMi^ 8ée (vereinzelte) de ce dernier — qu'une de ses propriétés; et le sujet sera le terme concret, la totalité des déterminabilités mul* tiptes, dont une est le prédicat. Le sujet sera, par conséquent, l'universel. Mais, d*un autre côté, le prédicat est Tuniversel indépendant, et le sujet, au contraire, n'est qu'âne de ses déterminations. Et ainsi le prédicat contient (su^sumirt) le sujet; l'individualité et la particularité ne sont pas par elles-mêmes, mais elles ont leur essence et leur substance dans TuniversHl. Le prédicat exprime le sujet dans sa notion; et l'individuel et le particulier ne sont que des déterminations xx)ntingentes en lui, qui est leur possibilité absolue Mais cette identité qui fait que les mêmes déterminations conviennent tour à tour au sujet et au prédicat, n'est d'abord que virtuellement et en soi dans le jugement. Car le rapport des deux côtés est posé dans le jugement, mais les deux côtés y sont d'abord différenciés. En d'autres termes, l'identité fait le fond du rapport du sujet et du prédicat. Et cette identité est une détermination de la notion qui est elle-même essentiellement rapport, et à ce titre elle est Vumversel, car elle fait ridentité positive du sujet et du prédicat; mais elle est aussi Funiversel déterminé, car la déterminabilité du prédicat est la déterminabilité du sujet, et, enfin, elle est Vindividuel, car en elle est l'unité né^rative, où l'indépendance des extrêmes se trouve supprimée. — Cependant cette identité n'est pas encore posée dans le jugement. Ici la copule n'est que le rapport encore indéterminé de l'être en général : A est £; car Tlndépendance des déterminabilités de la notion , ou des extrêmes , est
bord que la détermination de l'universalité abstraite et sensible (1) qui doit conduire à la totalité, au genre, à l'espèce , et à Tuniversalité concrète de la notion.
Le développement successif des formes du jugement j qui ne sont ordinairement considérées que comme des espèces du jugement (2)^ montre leur connexion intime et leur véritable signification. Et il faut remarquer que même Ténumération de ces espèces se fait au hasard, et qu'on ne disting\ie les jugements que par des différences superficielles et grossières. Âinsi^ par exemple, la différence des jugements positif, catégorique et assertoire est, d'une part , indéterminée , et, d'autre part , elle est comme prise au hasard. Mais on doit considérer les formes diverses du jugement comme se déduisant par une nécessité interne les unes des autres, et comme un développement des déterminations de la notion; car le jugement n'est autre chose que la notion déterminée (3).
A l'égard de Vêtre et de V essence , les notions déterminées comme jugements ne sont qu'une repro-
la réalité que la notion possède dans le jugement. Si la copule y était posée comme unité complètement déterminée et achevée du sujet et du prédicat, on n'aurait plus le jugement, mais le syllogisme. {Grande Logique, Sdence de la notim^ 1'" part., p. 70.)
(1) Voy. S suiv.
(2) Voy. § 467.
(3) Voy. i 464 et 169.
duction de leur détermination ; mais ces détennînations sont ici posées dans le rapport simple de la notion.
aj Jtigement qualitatif.
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Le jugement immédiat est le jugement de Vexistence {Deseyns). Le sujet est ici posé dans l'universel qui forme son prédicat, et qui exprime une qualité immédiate et^ par conséquent, sensible (1). La forme du jugement positif est a Y individuel est le particulier (2). y> Mais, d'un autre côté, Tindividuel n^est pas le particulier {ein Besonderes) , c'est-à-dire, cette qualité individuelle (3) ne répond pas à la nature concrète du sujet. De là ; 2* le jugement négatif.
EEMARQUE.
La logique ordinaire considère ces jugements, la rose est rouge ^ on elle nest pas rouge ^ comme pouvant contenir une vérité. Ces jugements peuvent, en effet,
<1) Toates les intuitions et représentations immédiates et sensibles rentrent dans ce jugement. La rose est rouge, le soleil est rond, sont les exemples de ce jugement.
(2) Dans la Grande Logique le premier jugement est : « Yindi" viduel est VumverseU» C'est par là, en effet, que commence le jugement qualitatif, he jugement qui a pour prédicat le particuUer est déduit de celui-là. Du reste ce jugement est indiqué J 166. Pour la déduction de ces jugements, voy. § suiv.
(3) Einzelne qualitât. C'est-à-dire, le prédicat qui n'est 4U*lUie qualité, et qu'une des qualités du sujet.
JUGEMENT QUAUTATIF. 239
être vrais, mais seulement dans la sphère limitée de la perception^ de la représentation et de la pensée finies. Cela vient de ce qu'étant finis, leur contenu ne renferme pas le vrai. Mais le vrai a son fondement dans la forme, c'est-à-dire dans la notion et dans la réalité qui lui correspond • Or cette vérité ne se trouve pas dans le jugement qualitatif (1).
(1) Par cela même qne dans la logique absolue, Ut forme et le contenu sont inséparables, un changement de forme affecte à la fois la forme et le contenu; ce qui veut dire que les différentes formes de jugement n'ont ni la même signification , ni la même valeur objective. L'ancienne logique, qui ne voit dans ces formes que des formes purement subjectives et sans contenu propre, les prend et les emploie au hasard et indifféremment, en les remplissant, pour ainâi.dire, d*une matière sensible et étrangère. Et ainsi, bien que ces formes soient nécessaires et absolues, elles ne contiennent point, suivant elle, de vérité objective, et toute leur vérité leur vient de cette matière qu*ony ajoute, et qui leur vient du dehors. Cela fait que, d'une part, leur véritable signification échappe à l'ancienne logique, et que, d'autre part, elle confond les jugements lesplusdifférents. Ainsi, par exemple, cette rose est rouge ; cetts électricité est négiUwe ; cette action est kmmej ou cette csuvre d'art eêi heUe, sont des jugements que la logique formelle range sur la jnême ligne , car ce sont tous des jugements qu'elle appelle affirmaUft, Et cependant on volt à' la plus simple inspection que ces j ugements n'ont pas la même valeur, et qu'on ne doit pas les ranger sous la même catégorie. Et la conscience ynU gaire et irréfléchie elle-même les distingue; car on ne s'aviserait pas de placer, dans la vie ordinaire» sur la^même ligne, celui qui ferait des jugements de la première espèce, et celui qui en ferait de la seconde ou de la troisième espèce. Et, en effets ces jugements diffèrent par la forme et par le contenu (j'entends le contenu logique), c'est*àHiire, ils diffèrent par la nature des termes