‹ Logique de HegelChapitre 90 sur 137 · S CLXXIII · texte numérisé non relu

S CLXXIII

Dans cette première négation le rapport du sujet et du 'prédicat n'est pas effacé. Le prédicat conserve

ainsi que par leur rapport. Dans le premier, le prédicat exprime la simple qualité, ce qu*il y a de plus immédiat et de plus extérieur dans les choses, et ce qui estTobjet de la simple perception sensible; dans le second, il exprime une détermination réfléchie, et dans le troisième, une détermination qui dit ce que le sujet doit être, c'est-à-dire, une détermination de sa notion. Mais> par cela même que les attributs diffèrent dans les jugements différents, les sujets, ainsi que les rapports du sujet et de rattribut doivent aussi différer; ou bien, si Ton a le même sujet, c'est qu*il n'est pas pris eh réalité dans le même sens. Ainsi, dans ces jugements : « cet homme est blanc; cet homme est juste, » homme n'est que nominalement le même sujet, car on ne prend pas la même partie de Thomme dans les deux cas. Quant au rapport du sujet et de l'attribut, il est évident qu'il n'est pas le même dans les différents jugements. Car il n'est qu'un rapport immédiat et extérieur dans le jugement de qualité, tandi» qu'il est un rapport médiat et plus intime dans le jugement de la réflexion et de la notion; ce qui fait que dans le premier, l'attribut peut convenir, comme il peut aussi ne pas convenir au sujet, tandis que dans les autres il lui convient nécessairement. Ainsi, la rose n'est pas nécessairement rouge^ mais elle peut être jaune, bleue, noire, etc., tandis que l'électricité est né^ cessairement négative, et l'œuvre d'art est belle encore plus nécessairement , car une œuvre d'art qui n'est pas bi'lle n'est pas une œuvre d'art. S'il en est ainsi, tous les jugements ne contiennent pas le même degré de réalité et de vérité, bien qu'ils puissent tous être jnstes. « Mais la justesse et la vérité, dit Hegel, ne sont pas la même chose. Et s'il faut appeler vraie la justesse d'une intuition ou d'une perception sensible, ou l'accord de la représentation avec l'objet, il n'y aura plus de mot pour exprimer cette vérité qui fait l'objet et la fin de la phi-

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par là son caractère d'universalité relative, dont une déterminabilité est seulement niée. Ainsi le jugement, la rose n^est pas rouge, contient cette pensée qu'elle n'est pas sans couleur, c'est-à-dire qu'elle a une autre couleur, ce qui amènerait un nouveau jugement positif* Mais l'individuel n'est pas une chose ' universelle. Par là 3° le jugement se produit, V sous la forme de ce rapport identique et vide, IHndividuel est l'individueL — Jugement identique ; — 2** comme contenant la disproportion absolue du sujet et du prédicat. — Jugement infini.

REMARQUE

V esprit n^est pas P éléphant; le loup n^est plus l'assiette y sont des propositions qui sont justes, mais qui sont absurdes exactement comme les propositions identiques: le loup est le loup, r esprit est l'esprit. Ces propositions expriment cependant la vérité du jugement immédiat et qualitatif. Mais elles ne contiennent aucun jugement, et elles ne peuvent se produire que dans la pensée subjective, qui a la faculté de maintenir, et de donner en quelque sorte une réalité à des abstractions. Si on les considère dans leur signification objective, ces jugements expri-

losophie. On devrait au moins appeler cette dernière vérité, vérité de la raison, et, en ce cas. Ton accorderait bien que des jugements tels que ceux-ci : « Cicéron était un grand orateur; » « il fmtnuit; » etc., ne sont pas des vérités de la raison. » — Yoy.

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menl la nature des ôtres et des choses sensibles, parce qu'ils aboutissent, d'une part, à une identité vide, et de l'autre à un rapport plus concret , pour lequel la différence qualitative des termes du rapport est complètement inadéquate (1).

(1) Pour bien comprendre cette théorie du jugement, il faut avoir présents les points suivants : 1*' Que l'unité de la notion qai se partage dans le jugement y est virtuellement contenue, etque les transformations successives du jugement n'ont d'autre objet que de passer de cette unité virtuelle et abstraite à Tunité concrète et réalisée (dans le syllogisme), et que, par conséquent, le jugement n'exprime qu'une vérité limitée, ou un moment fini de la notion; 2" que c'est dans et par la copule que la notion conserve son unité, ou, pour mieux dire, que la copule ou le rapport des termes n'est autre chose que leur notion commune, qui, en se développant, amène Tidentité de leur forme et de leur contenu, et que, par conséquent, la copule (affirmative ou négative) affecte les deux termes du jugement, ce qui fait qu'on peut les convertir et amener ainsi la transformation successive de ses formes; 3" que pour bien saisir ces transformations, il faut faire abstraction de toute donnée empirique, mais il faut en même temps les considérer sous un point de vue objectif, et comme ayant un rapport réel avec les choses, et de plus comme ayant un contenu logique et idéal, ce qui fait, par exemple, que le contenu du jugement assertoire n'est pas le même que celui du jugement apoMciique. -— Maintenant, le premier jugement, le jugement le plus abstrait et qui est le point de départ des juge'ments ultérieurs, est « l'individuel est l'universel. » On appelle les deux termes qui forment le jugement l'un sujet et l'autre prédicat. Ces deux termes sont convenables, et on peut les adopter. Mais ici ils ne sont que deux mots (^cglxix) dont il s'agit de déterminer la valeur, et leur valeur ne peut être déterminée que par leur notion. Car si Ton nous dit que le sujet est telle choee, et le prédicat telle autre choses on se servira ou du jugement, c'es^à-

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bj Jugement de la réflexion.

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