‹ Logique de HegelChapitre 95 sur 137 · JUGEMENT DE LA NOTION · texte numérisé non relu

JUGEMENT DE LA NOTION

le tout [die totalit'àt) dans sa forme simple^ l*univer-

jugement catégorique, c*est-à-dire, possèdent une nature sub* atantielle dans laquelle réside Télément fixe et invariable de leur existence. Ce n*est que lorsqu'on considère les choses du point de vue de leur genre, et comme déterminées par la nécessité, que le jugement acquiert une valeur réelle et objective. Dans le jugement catégorique, le sujet a sa nature immanente et substantielle dans le prédicat, dont il est une détermination par* ticulière. Mais, par cela même qu*ou n'a ici qu*un rapport immédiat, la nécessité de ce rapport n'est d'abord qu'une liécessite intérieure ou une nécessité virtuelle, et qui n'est pas encore posée; ce qui fait que la déterminabilité du sujet apparaît vis-àvis du prédicat comme un élément contingent ou qui lui est in*différent. La rose est bien la plante, mais à côté do la rose il y a le poirier, le figuier, etc., qui sont aussi des plantes; et, par conséquent, la plante comme telle est dans un état d'indifférence vis-à-vis de ces espèces. Et cependant il y a un rapport nécessaire entre le sujet (espèce) et le prédicat (genre), puisque le sujet n'est tel que dans le prédicat, et que, d'autre part, c'est le prédicat lui-même qui se détermine dans l'espèce. L'imperfection du jugement catégorique vient précisément de sa forme immédiate. Cela fait que le sujet et le prédicat ne se sont pas encore médiatisés, que Tuniversel (le prédicat) n'a pas encore posé en lui le parHeuUer (le sujet), et que celui-ci ne s'est pas encore identifié avec l'universel. Mais, d'un autre côté, le sujet n'est qu'une détermination particulière du prédicat, et ce n'est qu'à ce titre qu'il est ici sujet, et, par conséquent, le prédicat ne peut être dans un rapport accidentel et extérieur avec sa propre détermination. Cette nécessité virtuelle et intérieure du sujet et do prédicat doit donc se réaliser, et c'est là ce qui amène le jugement hypothétique. Si A est, B est. On peut ranger sous ce jugement les rapports de principe et de conséquence^ de condiiion et de chose conditionnée, et surtout le rapport de cauêûUié, avec cette différence qu'ici les deux côtés du rapport ne sont pas des côtés in* dépendants, mais deux côtés d'un seul et môme tefme, ainsi que

sel complètement déterminé. Le sujet est ici : l'* Tin-

cela a lieu d^ailleurs dans tous les rapports de la notion. Ainsi, si A est, B est aussi, et réciproquement si Best, A est aussi. Mais d'abord cette nécessité n'atteint pas ici A et B tout entiers, mais seulement leur rapport; en d'autres termes, elle n'enveloppe pas leur contenu, mais seulement leur forme. Le contenu de A n'est pas le contenu de B, et à cet égard A et B apparaissent comme deux termes contingents et extérieurs Tun à l'autre. Et ainsi leur contenu est différent et séparable, et leur forme est identique et inséparable. La cause est, en tant que cause, si TefTet est, et reflet est, en tant qu'effet, si la cause est. Mais la cause et l'effet demeurent distincts quant à leur contenu, et la nécessité n'atteint que la forme de leur rapport. Cependant, la nécessité de la forme cacbe et entraîne la nécessité du contenu lui-même. Et, en effet, en disant que si A est, B est, on veut dire que l'être de A n'est pas seulement son être, mais l'être de B, et réciproquement. En outre, ce rapport implique un terme positif et inconditionné qui est l'unité de A et de B, et qui n'est cette unité qu'en les posant tous les deux, c'est-à-dire, il implique un terme universel qui pose le particulier, qui le pose comme identique à lui-même et qui atteint ainsi à sa parfaite individualité. C'est là le jugement disjonctif. Dans le jugenient disjonctif, l'universel est posé dans l'unité de sa forme et de son contenu. Car ce jugement renferme l'universel ou le genre, d'abord dans sa déterminabilité simple en tant que sujet, et ensuite comme totalité de ses différences. A est, ou B ou C. C'est là l'identité de la notion. Car on a l'universel, le genre, d'abord dans sa déterminabilité simple, puis comme particulier ou dans ses différences, et enfin comme unité ou individualité de ces différences ; de sorte que l'universel fait ici l'unité de la forme et du contenu tout ensemble. Et en effet, dire que A est, ou B ou C, c'est dire qu'il est tout aussi bien B que Ç. Dire que la poésie est, ou poésie épique ou poésie dramatique, c'est dire qu'elle est à la fois poésie épique et dramatique. La première forme exprime le rapport négatif des espèces, ou les différences du genre ; la secoHde le

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