‹ Logique de HegelChapitre 96 sur 137 · JUGEMENT DE LA NOTION · texte numérisé non relu

JUGEMENT DE LA NOTION

dividuel dont le prédicat est un terme amené par la réflexion du particulier sur le général. Tels sont les prédicats bon, vrai , juste, etc. L'accord ou le désaccord de ces deux termes forme le jugement assertoire.

REMARQUE

Même dans la vie ordinaire on ne croit avoir porté un vrai jugement que lorsqu'on affirme que tel objet est vrai ou beau, que telle action est bonne ou mauvaise; et personne iie-s'avise d'accorder la faculté de bien juger à celui qui ne sait faire que des jugements négatifs ou positifs , tels que : celle rose est rouge , ce tableau est rouge, vert, couvert dépoussière, etc.

La théorie de la science immédiate et de la croyance fait du jugement assertoire la forme essentielle et unique de la connaissance philosophique. Mais l'opi-

retour du genre, et partant des espèces elles-mêmes à leur unité. Par conséquent, 1° B et C (le prédicat) ne sont que deux déterminations particulières de A (sujet), et par cela même deux-déterminations distinctes qui s'excluent. Mais, d'un autre côté, comme ce sont deux déterminations d*un seul et même terme, ils sont identiques ; ce qui veut dire, en d'autres termes, que A fai à la fois leur différence et leur unité. Car deux espèces ne diffèrent et ne s'excluent qu'autant qu'elles appartiennent au môinc genre ; 2" par là se trouve posée l'identité du sujet et du prédicat. Carie prédicat n'est que le cercle des déterminations du sujet, ou la totalité du sujet lui-même. L'unité de la copule ainsi posée n'est autre chose que l'unité de leur notion, tit par là le jugement de la nécessité a passé dans le jugement de la noiiou.

258 LA SaENCE DE LA NOTION.

nion commune, elle-même considère ce jugement comme insuffisant et comme n'ayant pas une valeur absolue. Et Ton trouvera dans les prétendus systèmes de philosophie qui reposent sur ce principe maintes affirmations sur la raison, la science, la pensée, etc., qui n'ont pas plus de valeur que les opinions fondées sur une autorité extérieure, et qui ne sont que la répétition monotone d'une seule et même chose, répétition par laquelle on cherche à se donner une conviction (1).

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