VI PRÉFACE
relation d'inclusion de deux concepts, exprimée par la copule est. On a rencontré ces appréciations et Von pense avoir montré que l'erreur des critiques d'Aristote réside dans une interprétation trop étroite des catégories et de la notion d'être.
La distinction scolastiqiie des jugements en matière nécessaire et en 7natière contingente, parallèle à celle établie par Kant entre jugements analytiques et jugements synthétiques, est capitale. On s'est attaché à en préciser le sens avec phis de rigueur.
La nature du raisonnement, les règles fondamentales du syllogisme, Vobjection bien connue de J. Stuart Mill contre la puissance du raisonnemejit sont examinées avec plus de soin. La théorie de Vinduction est traitée avec plus d'imité et a sa vraie place., c'est-à-dire parmi les problèmes de la méthode. Les diverses théories interprétatives du procédé inductif sont renseignées et brièvement discutées.
Des adversaires de la philosophie^ « intellectualiste » se plaisent à dire que la science aristotélicienne manque d'unité organique : l'auteur a rencontré ce reproche ; il espère avoir établi Vtinité fondamentale des pi'oblèmes scientifiques ; il s'est attaché à préciser les méthodes, la synthèse et l'analyse, à les faire voir à l'œuvre dans les trois procédés généraux de la science, la définition, la division, la démo)istration ; à montrer, enfin., en quel sens elles sont propres respectivement aux sciences rationnelles et aux sciences expérimentales ; en quel sens, au contraire, elles se complètent l'une l'autre en toute science et dans la philosophie.
Le caractère précis et le rôle scientifique de l'hypothèse ont fait l'objet d'une étude attentive. On a mieux marqué la subordination des obsen'ations statistiqttes aux recherches inductives, et l'on s'est attaché à déterminer avec plus de rigueur la signification et la portée des spéculations appuyées sur le calcul des probabilités.
La méthode de la philosophie n'a pas seulement été esquissée,