CHAPITRE XXXI
I. — Définition de ta logique formelle. II. — Les notions et les te km es-. — A. Des notions. — Notions concrètes et abstraites. — B. Des termes : a) termes singuliers et généraux; 6) positifs et négatifs; c) contradictoires et contraires; d) extension et compréhension des termes. — C. Classification et Division: \~ classification; 2° essence et accidents; 3° division. — D. Définition.
III. — Des propositions. — A. Les propositions : sujet, copule, attribut. — B. Juge-
ments analytiques et synthétiques. — G. Qualité et quantité des propositions.
IV. — Les inférences et le raisonnement. — A. Des inférences en général. — B. Les
inférences immédiates : a) par opposition ; b) par conversion. — C. Les inférences médiates et le raisonnement proprement dit. — D. hitférenles sortes de raisonnement.
V. — La déduction formelle. — Le syllogisme. — A. Définition et généralités. — B. Ses règles (au nombre de huit). — C. Modes et figures du syllogisme : a) ses trois ou quatre modes ; b) ses figures en nombre variable suivant les modes ; c) légitimité de la distinction des modes et des figures. — D. Les principes du syllogisme. — E. Syllogismes incomplets et composés. VI. — Les réformes de la logique formelle. — La logistique.
VII. — Utilité de la logique formelle. — A. Utilité de. la Ionique formelle en général: a) l'objet qu'elle se propose a un intérêt propre; b) ses règles sont utiles. — B. La critique du syllogisme : a) Deseartes; b) St. Mill.
Ce que nous avons dit au chapitre précédent permet de préciser la définition de la logique formelle. La logique formelle, étant l'art des moyens d'expression universellement employés, peut être encore définie fart de la conséquence ou de V accord de la pensée avec elle-même, car exprimer d'une façon convenable quoi que ce soit, c'est l'exposer d'une façon complètement satisfaisante pour notre pensée. Etre logique, être conséquent, être cohérent (accord de la pensée avec elle-même), exposer parfaitement ses idées, sont expressions synonymes.
Comme notre pensée s'accorde — quelle que soit la raison de cet accord — avec les choses, puisqu'elle sert à exposer ce que nous savons des choses et à agir sur elles, il s'ensuit que l'art de la con-
séquence énonce les rapports les plus généraux qu'il y ait entre les choses, c'est-à-dire les rapports dont elles sont susceptibles, quelles quelles puissent être, les rapports auxquels sont soumises Décès renient toutes les choses possibles.
Aussi dit-on encore que la logique formelle ne porte que sur le possible, en rajeunissant une de ses anciennes définitions, qui en faisaient la science du possible.
(les définitions postulent toutes que la logique formelle ne concerne que les déniai clies de la pensée, considérées pour elle-même, donc indépendamment de toute expérience concrète. Llle ne porte que sur la pensée abstraite. Si nous nous souvenons des classifications psychologiques du jugement et du raisonnement, nous voyons qu'elle ne doit s'occuper que du jugement considéré comme ana- Itjtif/iic (tirant du sujet par abstraction, a priori, un attribut qui lui convient) et du raisonnement tkèduttif (qui conclut d'une proposition générale une application particulière de cette proposition).