MORALE PRATIQUA
que dans les cas où il y aura eu volonté de nuire. Dans to : les autres cas, on cherchera équitablemenl ce qui revienl à chacun.
On voil maintenant combien esl fausse la thèse de eertain philosophes et non des moindres, comme Spencer\ qui prétendait que notre droit, en se compliquant au fur et à mesure du pro le lu
civilisation, entrave de plus en plus la liberté individuelle <-t l'initiative privée. C'est, au contraire, au moment où le droit n prenait qu'un minimum de dispositions et où, par suite, les actes d'un individu se réduisaient à un très petit nombre de faits routiniers, que le droit était une contrainte^ une entrave et que la liberté individuelle était nulle. Mais, à mesure que L'individu se libère, qu'il acquiert plus d'initiative, il faut que la contrainte disparaisse, et qu'un ensemble de lois pins vaste vienne équilibrer toutes les libertés, tontes les initiatives, les empêcher de se heurter et de rétablir les abus de la force par un autre biais. Ainsi une législation plus riche est à la fois vue condition et un effet dune liberté plus grande.