I.A 1 RÉORIK I ONNAISSANCE
Il se peut, remarquons-le du reste tout de suite, qu'aucune des solutions proposées par les nombreux systèmes métaphysiques ne soit rigoureusement logique : nous le devrons constater — c'esl ce qui arrivera en fait — el nous contenter de poser les thèses différentes : on ne peut pencher vers Tune que par goût personnel ou paï une plus grande apparence de vraisemblance. Kl l'on doit toujours rester largement tolérant pour toutes les autres, gardant cette attitude de doute méthodique, proposée par Descartes, où la raison doit rester, tant qu'elle ne peut décider avec clarté.
Il est à peine besoin de dire que les recherches métaphysiques sont les plus difficiles, les plus abstraites, les plus complexes de toutes ; elles exigent le maximum d'efforts et de maturité. Ce à peine quelques indications historiques rt quelques remarques critiques nécessaires à des réflexions ultérieures qui peuvent être , tentées dans un expose élémentaire,
C. Division de la métaphysique. — La métaphysique essaye parlant de l'analyse réfléchie de toutes nos connaissances et des procédés par lesquels elles sont acquises, d'arriver à une conception de la réalité, de Vétre, de la substance ou de Y absolu, ces quatre mots étant synonymes et signifiant la nature fondamentale de tout <:e (jui existe.
Les principaux problèmes qu'elle agite peuvent so classer de la façon suivante : 1 problèmes concernant la valeur de nos connaissances [théorie de la connaissance) \ £° problèmes concernant notre activité pratique [théorie de V action AqtlX le centre est la théorie de la liberté)] 3° problèmes concernant la nature et l'origine des choses : matière, âme et Dieu.