‹ Logique et moraleChapitre 235 sur 352 · THÉORIE DB L'ACTION, - LA LIBERTÉ · texte numérisé non relu

THÉORIE DB L'ACTION, - LA LIBERTÉ

n'est que le caprice ou tout au moins Y inexplicable. Cet t ** idée était universellement admise par l'humanité primitive, el a subsisté à des degrés divers jusque dans L'antiquité classique, l'Islam el l'opinion vulgaire.

Dans \v^ t'a i ts de l'ordre psychologique, social el moral, cette différence a une conséquence importante. Avec le fatalisme, L'homme n'est pas éducable. A.vec le déterminisme il l'est, car I*1- faits psychologiques "ii sociaux obéissant a des lois, il est possible, comme pour le> phénomènes physiques, de prévoir les conséquences de i taines données (relatives aux caractères individuels, par exemple, ou a;i\ institutions sociales), et de modifier Les actes des individus en agissanl sur Leurs causes. On peut utiliser le déterminisme m >rai comme on utilise 1»' déterminisme physique. Le fatalisme, au contraire, ne peut parler d'utilisation, car si, comme le déterminisme, il croit que tout ce qui arrive, arrive uécessairement, fatalement, il ne croit pas que l'on puisse découvrir L'ordre des évé ments et utiliser cette prévision. Le fatalisme esl une doctrine d'inertie : elle laisse faire, car elle ne saurait empêcher. Le déterest une doctrine d'activité et de progrès, car, connaissant les causes, il peut Les utiliser.

Page 1