‹ Logique et moraleChapitre 245 sur 352 · I. — L'IDÉE DE L'AME · texte numérisé non relu

I. — L'IDÉE DE L'AME

La notion de l'Ame ne commence à poindre que lorsqu'on Fait la diiïéronce entre la matière et ce qui l'anime. C'est, on l'a vu, le christianisme qui a différencié absolument la notion de L'âme de la notion de la matière. II a probablement été précédé on cela par 1rs religions de L'Orient. Mais il ne semble pas en général que l'on ait cru, antérieurement à lui, à l'immortalité de rame et à L'existence d'une âme absolument incorporelle.

La philosophie socratique fait la distinction de la matière et de la forme. L'âme est de l'ordre des formes, elle tient même parmi celles-ci un rang supérieur; elle est en môme temps un principe d'action, alors que la matière tend déplus en plus à être contra ii l'action. Elle s'oppose à la matière mnis elle' ne s'en distingue pas encore radicalement. Ainsi, pour Aristote il n'y a pas de forme sans matière. 11 distingue quatre sortes d'âmes : L'âme végétative, forme générale qui donne la vie à la matière; L'âme motrice qui se

IONS LES THÉORIES Mil IPHYSIQUE*

superpose h la première chez les animaux ; l'âme sensible, de la connaissance par images, et enfin l'âme raisonnable qui la forme spéciale à L'homme.

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