Y. — IDÉALISME SUBJECTIF.— PARALLÉLISME
Mais le moi considéré connue unité n'est-il pas une illusion, un composé d'états de conscience?
Tel est le résultai de l'analyse de Hume, de Stuari Mill, et de ceux qu'on appelle les idéalistes >u bjectifs, — improprement, car ils ut; sont pas à proprement parler idéalistes, puisqu'ils n'admet lent l'existence d'aucune substance. On ferait mieux de les appeler phénoménistes, car ils ne voient dans la matière comme dans l'esprit que des apparences, des sensations, des phénomènes.
a) Critique de Hume. — 1° Critique de Vidée de substance ru général* — Hume critique d'abord ridée même de substance, montre qu'elle est illusoire. <> Il doit y avoir quelque impression qui donne naissance à toute idée réelle, dit Hume; or il n'y a aucune impression qui réponde à L'idée de substance, nous ne connaissons donc aucune substance, pas plus le corps que l'ami
2e Critique du moi, substance simple, une et identique, — Puis il s'attaque à la notion particulière d'une substance spirituelle : une impression donne naissance à l'idée du moi, dit Hume, elle doit se continuer invariablement la même, dans tout le cours de La vie, puisque c'esl ainsi qu'on suppose que Le moi existe. Mais il n'existe point d'impression constante et invariable. La douleur et Le plaisir, la tristesse et la joie, les passions et les sensations succèdent les unes aux autres et n'existent jamais toutes en même temps. Ce ne peut donc être ni d'une de ces sensation? ni d'une autre que l'idée du moi est dérivée, et par conséquent une telle idée n'existe pas... Pour moi, quand je pénètre au plus intime de ce que j'appelle moin même, c'est toujours pour tomber sur une perception particulière ou sur une autre : une perception de chaud ou de froid, de lumière ou d'obscurité, d'amour ou de haine, de peine ou de plaisir. Je oe puis jamais arriver à me saisir moi-même Bans une perception, et