‹ Logique la science de la connaissanceChapitre 10 sur 64 · PRÉFACE. XVII · texte numérisé non relu

PRÉFACE. XVII

lion formelle). Par conspuent, le syllogisme est le fondement essentiel de toute vérité, et partant Yabsolu est un syllogwne; définition qu'on pourrait énoncer aussi par cette proposition : toutes choses sont un syllogisme. La notion est, en effet, au fond de toutes choses, et leur existence exprime la différence de ses moments. Car sa nature universelle se donne une réalité extérieure par le particulier, (d'où, par un retour négatif sur elle-même, elle se pose comme individu, ce qui, en renversant les termes, peut également s'exprimer ainsi. Le réel, c'est l'individu qui par le particulier s'élève au général, et atteint par là à son identité. Le réel est un, mais de manière à donner, pour ainsi dire, passage aux différents moments de la notion ; et le syllogisme est comme le mouvement circulaire de ces moments, à l'aide desquels le réel pose son unité. »

Verba et voces. Cela est au dessous de toute critique. La philosophie doit se hâter de répudier un pareil verbiage, sous peine de se discréditer elle-même.

Telle est donc la situation logique en ce moment. D'un côté, M. Stuart Mill et M. Renouvier, l'Angleterre et la France, considérées dans leurs tendances les plus vives, favorisent la recrudescence de sensualisme qui se dégage du développement exclusif des études physiques, donnent la main au positivisme et réduisent la science à un catalogue de phénomènes. D'un autre côté, Hegel, représentant de rAUeroagne clans sa tendance idéaliste , développe le panthéisme et réduit la science à la spéculation pure, sous prétexte que l'idéal est la véritable réalité et que les êtres du monde sont des notions. Ces deux courants contraires aboutissent à deux extrémités également funestes, la négation de l'absolu et la négation de la contingence. L'un écarte Dieu, méconnaît la raison et provoque l'abdication de la dignité morale de l'homme. L'autre écarte les faits, méconnaît la sensibilité et ne tient aucun compte du sens commun. Comme mé-

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