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CAUSES DE NOS ERREURS
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de la philosophie est la contn -.épreuve du travail de chacun, et que le rapport légitime de Fâme et de r humanité à Dieu est la condition essentielle et première de la vie même de Tâme, de la raison
et de la volonté.
Les fausses méthodes consistant donc dans Texclusion de quelque source ou de quelque moyen de connaître, la vraie méthode consiste dans la réunion de toutes les sources et de tous les moyens. Il est trop clair que le principal caractère de la méthode philosophique véritable est d'être entiéie et non pas mutilée , et d'embrasser toutes nos facultés et tous nos moyens de connaître.
Mais précisons. Dans les points de vue énumérés ci-dessus, on distingue, au premier abord, ce que Ton peut appeler des soiircf's et des facu/frs : les sources qui fournissent la matière de l'œuvre philosophique, les facultés qui mettent en œuvre les matériaux reçus. Par exemple, les sens externes, le sens intime, voilà deux sources : l'intelligence et la volonté, qui élaborent ce que doiuient ces sources, voilà des facultés. Les sources sont le côté passif, les facultés sont le coté actif de la métliode.
De plus, parmi les sources, on distingue aussitôt les sources directes et les sources indirectes. Il est clair que la sensation, le sens intime, sont des
LES MÉTHODES EXCLUSIVES
sources directes, et que l'autorité de tous ou de quelques-uns, celle du langage ou de l'histoire de la philosophie, peuvent être des sources nécessaires, mais ne sont qu'indirectes.
Or, il y a deux facultés : l'intelligence et la volonté. Il y a deux sortes d'opérations : l'opération rationnelle ou spéculative, l'opération morale, pratique.
Quant aux sources directes ou fondamentales, il y en a trois, ni phis ni moins : /a sensation, le sens inlime, le sens divin.
Répétons-le, négliger une des facultés ou l'une des sources, laisser les unes, prendre les autres, c'est l'origine des fausses méthodes. Chercher le vrai dans toutes ses sources, par toutes les forces de l'homme, là doit être la vraie méthode.
Or, l'erreur la plus ordinaire, nous l'avons déjà vu, consiste à négliger, j)armi les facultés, la principale (les deux, la volonté; à traiter la philosophie par l'esprit seul, ou à la rendre exclusivement spéculative. C'est tout perdre.
En outre, dans l'usage même de rintelligence, on néglige et Ion méconnaît d'ordinaire l'un des deux procédés essentiels de la raison, et celui qu'on néglige est justement le principal.
Quant aux sources, il y a tel système qui con-