CHAPITRE r
i DO PANTHÉISME, —PRINCIPE d'iDENTITE.
Jusqu'ici, nous ne sommes pas entré dans le détail de la Logkiue. iNous avons donné des conseils fondamentaux sans la pratique desquels on n'a^ vance pas dans la recherche de la vérité, ^ous croyons avoir démontré qu'un esprit qui met de côté la religion et la morale, et qui veut taire abstraction, aujourd'hui, de Fadmirable domauic des sciences mathématiques et naturelles , pour
se poser dans cette philosophie abstraite, chercheuse de pensée pure, dont la devise est : « Moi! « moi, dis-je, et c'est assez ; » nous croyons avoir démontré qu'un tel esprit n'arrivera point à la sagesse, et ne connaîtra pas la vérité. L'iiomme n'a pas trop de toutes ses forces, l'intelligence et la volonté; il n'a pas trop de toute sa sensibilité, étendue à tout ce qui est. Dieu, l'âme et la nature visible ; la raison n'a pas trop et de ses pieds et de ses ailes, comme on l'a fort bien dit, pour arriver à la vérité.
Ce sont là comme les indispensables prolégomènes, ou plutôt la première partie et le fondement de la Logique. Il fallait solidement établir ces principes manifestes, mais si souvent oubhés aujourd'hui. Maintenant nous pouvons entrer dans le détail, et aborder l'étude des procédés de l'intelligence, dans son opération sur les diverses données des trois mondes au sein desquels l'homme vit.
Il y a deux procédés de l'esprit, le syllogisme et \ induction : le syllogisme, qui procède par voie d'identité, et déduit d'un principe ce qu'il contient; l'induction, qui prend son point de départ, non comme principe, mais comme simple point de départ, comme base d'élan intellectuel, et qui s'élève à des vérités plus hautes que le point de dé-