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I (H;!t)l'E Dl" l'AMHÉlSMK.
PRINCIPE D'IDENTITÉ
part « l.i.ulMCtioM, dit \ristote, trouv.- les prin-
; ,ines; lo syllogisme dé.lui. l.s conséqucnc.-s. »
T I., f iiainiie théoriaii^ plemeiitaire n avait
Jamais la Logiqiu uru 11411
oettemeiit posé cette disthuMic.. iornlamentale.
L'induction, c,urHqut^ cuiUnuicllenient pratiquée, n'était pas l)icni coumie en théorie, si ee n'est des grands maîtres, qui même ne Tout jamais bien s\ st/matiquement <'xp^s(M^
Ces^leux proc edés repose.it sur deux principes,
I' ..ot,t 'iiïîM^t^r nrnicine (Ciilcfitite (*t priaque ion peut app< n * [fKiti'j
vipe de iv((ihscend(inve. ^^ ^ ^
11 • .. iir lp iirincioe d'identité,
Le syllogisme rep< m u piuRq^t:
qui se nomme aussi /J///'^//>'
VI > i ;.,.,.» .'. mniifrror ridentité là ou elle Ion qu il s applique a monirti i
est, ou bien a 1. nier on .lie n'est pas, c'est-à-dne selon qu'il s'agit d'affirm.r ou de mer. Ce pru.cipe est celui qu'Vristole appelle le premier et I.plus évident des principes, celui sur lequel reposent tout raisonnement et tonte pensée, \ristote le formule ainsi : « On ne peut allirmer et nier, dans
1 * v.« /.r crtiivi l(> nir-^ rauport, un même
(c le même sens et sous u on «-ipi •>
« attribut d'un meoie sujet. » , L'induction repose sur le principe de transcen- ^ danee que Platon a la gloire d avoir entrevu et décrit, quand il parle de cet idéal que tout être a en Dieu. Mais saint Thomas d'iquin surtout la
scientifiquement forrruilé lorsqu'il dit : « Tout ce te qu'il y a, en toute créature, d'être, de bonté, de « perfection, tout cela est eu Dieu infiniment. )> (Quidriiiid entitatis, bonitatis, perfectionis est ht fliKicuNKiiic crcaturd , totum est enùnentius in i)eo^).
Nous allons étudier d'abord ces deux principes, mais indirectement, c'est-à-dire dans la doctrine qui les nie.
Cette étude sera pour nous du plus grand intérêt, puisqu'il implique toute la question du pandiéisme.
Nous avons annoncé, dans notre Traité de la connaissance de Dieu, que nous ne parlerions du panthéisme qu'en Logique. En effet, c'est en Lo- v gique seulement que cette erreur peut être radicalement détruite, autant du moins qu'il est donné de détruire l'erreur en ce monde. C'est en Logique que s'est aujourd'hui réfugié le panthéisme, sous le nom de doctrine de f identité. C'est en ce point même que le panthéisme réside. Les sophistes, en partant du principe logique d'identité, tel qu'ils le font, croient avoir établi solidement l'édifice de leur panthéisme, et c'est en y joignant le principe
* Sum. adv. Gentes.
260 tOGïQUE DU PANTHÉISME.
de transcendance, pris à rebours , qu^ils font de leur panthéisme la forme la plus savante et la plus radicale de Fathéisme. Et c'est parce qu'ils se croient bien appuyés sur les deux principes logiques fondamentaux, qu'ils nomment eux-mêmes leur doctrine, d'après Hegel, un système scientifique absolument irréfutable. Et de fait, si on leur accorde le poïïit de départ, ils ont raison : le reste s'en déduit. Mai^JIOJLir établir ce point de départ, ils ont été forcés, et ils l'avouent, de changer. la Logique. C'est là même l'entreprise de Hegel, qu'il annonce sans détour quand il dit : « Le temps est venu de « transformer la Logique. » Cette entreprise, nous Tavons déjà dit et montré, est une attaque directe à la raison, c'est un effort pour renverser les lois intellectuelles nécessaires, connues et pratiquées depuis le commencement du monde.
Oui, on en est venu à attaquer en face la raison, non pas seulement en pratique, mais par des théories formelles. Nous avons dit, et nous croyons que là se trouve peut-être l'un des plus redoutables dangers du temps présent. La lumière de notre raison naturelle, c'est la lumière de Dieu, c'est le Verlie éclairant tout homme venant en ce monde*.
* On pourrait doiiuer à cette phrase im sens très-faux tt
PRINCIPE D'IDENTITÉ
Ce Verbe, lorsqu'il est incarné, c'est le Christ. Nous disons que les sophistes du dix-huitième siècle ont attaqué le Christ au nom de la raison ; mais que les sophistes du dix-neuvième attaquent à la fois et le Christ et la lumière delà raison, c'est-à-dire qu'ils poursuivent le Verbe de Dieu sous toutes les formes où il se donne.
Nous ne sommes pas seul à remarquer ce fait épouvantable, mais en un sens très-admirable, et qui peut devenir, grâce à Dieu, aussi fécond qu'il paraît d'abord désastreux, a Les sectes ennemies, « dit un savant auteur, travaillent et s'agitent, tan- « tôt pour nier la réalité historique du Christ, tan- « tut pour dénier à la raison humaine une réalité « quelconque. Voilà l'ennemi ; tel est son plan '. »
Le plus complet représentant de ces attaques à la raison, qui jamais ait paru dans le monde, c'est Hegel. Ce sophiste résume en lui la sophistique de
même panthéistique, si l'on entendait que la lumière dont brille notre raison est le Verbe de Dieu. 11 s'agit évidemment de la lumière qui illumine notre raison pour la faire briller. Il y a donc deux lumières : l'une est la lumière illuminayite, ainsi que s'exprime saint Augustin; elle est incréée, elle est Dieu. L'autre, la lumière illuminée, est créée, est humaine. C'est ce que nous avons surabondamment développé, soit dans notre Traite de la Connaissance de Dieu, soit dans cette Logique. ' Rohrbacher, Histoire de V Eglise catholique, t. XXiV, p. 452
jgj LOGIQUE DU PANTHÉISME.
tous les Siècles et y ajoute la tranquille audace de systématiser l'absurde, et d'avouer cette entreprise devant les hommes, hautement et décidément.
Il est bien entendu que nous n'entreprenons ici, en aucun., surtr, la réfutation de Hegel. Ou ne réfute pas les sophistes, comme le dit fort bien Aristote. On les cite, on les décrit, on les classe, on l.s emploie, mais on ne se comm.-t pas avec eux. parce qu'avec e.ix la victoire u.é.ne est ridicule. iU;.., triomphe, eu effet, que .lanacher à un adver.ane ter, lave,, que .p.elque chose existe, que 1 on
en peut être certain, que le mal et le bien sont contraues, que les eontradi.toires ne sont pas
- 1 .• î c..^ f.tiic rp«; noiiits h\ victoire est de a
identiques: Sur tous ces p«>nM>
remportée d avance. On ne réfuU^ donc i)as les sophistes, on 1- emploie comniv drmonstration par l'absurde. Hegel, sous ce rapport, est pour nous d'un usa-e excellent et presque' continuel , comme contradicteur direct et complet de toutes les vérités, comme destructeur pratique et théorique de toute logique et de toute raison. Je «le puis m'empécher de^comparer sa doctrine a ces substances immondes que Fou emi>loie dans la fal)r.cation des produits les plus c^xcellents.Un ,)iH'ilie riui des plus précicn.x aliments d(^ Thomme , on le blanchit, par la plus noire des substances, afïVeux débris de mort et de
PRINCIPE D'IDENTITÉ
putréfaction. En et sens, les œuvres de Hegel doivent être désormais, selon nous, d'iui assez grand usage en philosophie.
^ous ne réfuterons donc point Hegel dans le sens ordinaire du mot. Mais nous prétendons mieux. Nous prétendons et espérons, à la fin de cette étude, nous fain^ adresser, par nos lectem^s, pp|oo,> queCacéron, dans ses Dialogues, se fait donner par un de ses interlocuteurs au sujet d' Épicure : « Vous venez, lui dit-on, de rayer Epicure
de la liste des philosophes. » {^Epicunim e choro philosophoriif/i susla/isti.) IN ou s aussi, nous croyons que tout lecteur, dont la raison ne sera pas entamée d'avance par la sophistique hégélienne, nous dira : te Vous venez de rayer Hegel de la liste des philosophes. » Nous disons que Hég(4 n'est pas un philosophe ; nous le nommons sophiste, et, avec l'aide de Dieu, nous lui imposons ce nom pour toujours.
Quant au panthéisme lui-même, nous mettons, a\ee unc^ grande confiance, la cognée à la racine de cet arbre.
Ou l'évidence n'est rien, et la raison est impuissante, ou nous allons faiie voir que le panthéisme actuel, le plus savant, le plus complet qu'ait enfanté l'erreur, est, pour l'idée du vrai Dieu distinct du monde et créateur du monde, la plus puissante
LOGIQUE DU PANTHÉISME
des démonstrations par Fabsurde. Noos espérons dégager nettement la philosophie de cette lèpre, et mettre un terme à celte gravité cauteleuse, a œtte terreur respectueuse avec laquelle nous entendons encore parler autour de nous du panthéisme.
Cela posé, voici en résumé notre assertion touchant 1 œuvre logique du sophiste, auteur du panthéisme, ou plutôt de l'athéisme contemporaui.
La raison, avons-nous dit, a deux procédés qui sont toute la logiqu. . Nous affirmons que Hégc^l détruit run et retourne l'autre. Il détruit et i\ doit détruire les deux procédés de la raison , toute la raison, pour établir le pantliéisme. Si cela est vrai, comme nous le ferons voir, il s'ensuit que le panthéisme et la raison s'excluent. C'est tout ce que nous voulons démontrer.
Entrons donc dans l'étude de la Logique du panthéisme.
Hegel, disons.nous, détruit 1(^ procède syllogistique d'identité en affirmant que les contradictoires
sont identiques.
Et il retourne le procédé dialectique ou inductif, qui, dans la vue du fini, affirme Tinfini par la négation des limites ; il le retourne, en appliquant l'affirmation à la limite, la négation à l'être.
Voilà tout.
PRINCIPE D'IDENTITÉ
C est-à-dire que Hegel détruit absolument toute raison, en détruisant également les deux procédés de la raison.
Telle est notre assertion. Mais, quelque vraie qu'elle soit, comment la rendre vraisemblable ? Tout ce que nous pouvons dire pour l'expliquer en quelque chose, c'est que Dieu, dans sa miséricordieuse bonté, a permis qu'il y eût en ce siècle une doctrine, fruit du rationah'sme absolu, laquelle, avec beaucoup de science, arrivât en même temps à l'athéisme, au pantliéisme et à la destruction de la conscience et de la raison , pour que la rigoureuse identité de l'atliéisme, du panthéisme, (le l'immoralité et de l'absurdité, fût scientifiquement démontrée.
Voyons d'abord comment Hegel détruit le procédé syllogistique de la raison, en détruisant le principe d'identité ou de contradiction. Nous montrerons ensuite comment il renverse le procédé dialectique.
(Chacun sait que le procédé syllogistique est londé, aussi bien que la théorie de la proposition
.,^.^. tOr.lQl F. 1>l; PAMHÉISMK.
analytique, sur le pruK,..- d'Klent.té c'est-a-diro que le principe didenti..- .s. U- principal londement des règles uni^ .rs.H,.. de l'affirmalion ou de la négation. Far exemple, qx.and on dit : l)û'U est bon ; cela est vrai, parce qu'il y a identité entre D.eu et bonté, nirn rst mnu.ais ; cela est faux, parce qu .1 y a contradicfun. l^on,-. c- qui constitue 1. vente oul'erreurde la proposai..... cest leprinc.ped ,de.v tité ou le principe de co..trad.c.ion : de même pou.le svUosisnie : l>ic. r.l hou : or ce qu, es,, bon es, aùnabi:: donc Dnu .W aunable. Il est cla.r que nqui c.istitue la vér.té du syllogisme c'est l'.ile.it.le. totale ou paitielle, de ces p.opositions ent.v elle . aussi bien que l'identité, totale ou parflle, .lu sujet et de lattribut dans chacune d'elles.
Le principe duhM.tité sign.l.e donc, tant pour le syllogisme qu<- pour la proposition, qu'on peut affirmer de chaque sujet ce qui lui - .t identique, et le principe de confadiction qui en découle, sig..fie qu'on en doit nier ce qui lui est contradictoue. Hé-el nie cela. Il n'admet pas que les contrad.ctoin-s s'excluent. Il soutient qu'ils sont identiques. Bien plus, selon lu., il n'v a que les contradictoires qui soient idcliques, et il n'y a que les ide.itiques q„i soic.t vra.menl co.,..a<lictoires : de soi-te que le fond de sa logiqu.' et de tout son système est
PRINCIPK D'IDENTITK.
exprimé par cette forme : l'absolu, ces, Cidenliié de fideulifjue et du iion-identinur ' ; ce qui n'est pas une assertion émise transitoirement , mais le fond du système, le principe radical incessamment, imperturbablement répété à cha(|ue page pendant dix-huit volumes, ^ous citerons donc à ce sujet autant de textes que les bornes raiso.inables de ce chapitre nous le pouT-.ont pe.metire. Et il faut bien savoir commet Hegel l'entend. Pom- lui, l'identique et le non-ideiiti(|ue sont lètie et le néant. Rie.i de moi.is identi.pie assurément, jjuisque ce sont les deux termes les plus conti-adictoires qu'atteigne la pensée. Mais jnstemmit le fond du système est ceci : Idejifitc (le F Etre et du Néant '^.
C'est ici que vous commencez à apercevoir la marche et le l)ut du sophiste. Il nie le principe de contradiction pour établir le principe de NdentiU' absolue^ 1/ldentité des tliflérences, des contraires ef des contradictoires. Alors tout est même chose : il n'y a qu'une substance; tout est Dieu, rien n'est Dieu. Le panthéisme est établi , et l'athéisme du même coup.
' (ouvres (2'' édition). Sa* 5lbfolutc ifl bie 3bentitat bcô 3ben:r ti(d)m unb i)îid)t=3bcntifd)fn. Tome XIV, p. ^:26.
' Tome VI, p. 108. TiU» vrnm ab f«)ldK&..,.ba$ nidjtè i|l. — Ibid., 171. vreim unb Uid)tii ift ba|fclbf.
LOGIQUE DU PANTHÉISME
Mais pour procéder avec ordre, prenons Hegel dans sa racine d\ibord, c'est-à-dire dans ses prédécesseurs et ses pères, qu'il reconnaît lui-même comme tels, les sophistes grecs.
Il est bon d'ailleurs de savoir comment les sophistes, dans tous les temps, ont traité la raison. Nous l'avons dit souvent, d'après Platon, Leibniz el d'autres : il v a deux directions contraires que peut suivre l'esprit de Tliomme, l'une qui s'élèvt' vers l'être, vers Dieu, l'autre qui descend vers le néant : celle des philosophes, celle des sophistes. 11 y a, dans tous les siècles, des traces de ces deux ciirecti( .ns, imitation intellectuelle de la vie ou de la mort des âmes, selon qu'elles montent vers Dieu ou s'en éloignent librement.
Les sopliistes, en Grèce, représentent cette seconde tendance. Hegel lés reconnaît pour ses prédécesseurs. « Oui, dit-il, les sophistes sont les mai- (c très de la Grèce; les créateurs de sa civilisation ^ « Ils sont décriés, je l'avoue, aux yeux de la saine « raison, aussi bien que de la morale, mais pour- «quoi? Parce que, dans l'ordre spéculatif, ils « disent que rien nciiste, ce que l'on croit être un
' xïV, 8. 3û, btf eovt)iflen fmb bic fietirer <0rie*cnlftnb* . bur* wclc^c bic ©ilbuna ûberljaupt in (^ricd)fnlttnb jur Criflcnj tam.
PRINCIPE D'IDENTITÉ
(c non-sens; et que, dans l'ordre pratique, ils ren- (c versent tous les principes et toutes les lois. . . . Voilà (( le fondement de la clameur universelle contre (( les sophistes : c'est le cri de la saine raison qui ne « sait comment s'en tirer autrement ^ » N'oublions pas que Hegel ne parle jamais qu'ironiquement de la saine raison. Il lui est en effet indispensable de commencer par récuser la saine raison ; car c'est le seul moyen d'établir la doctrine de ses pères et la sienne.
cr Les sophistes apprirent donc à la Grèce à dé- « ployer la libre pensée.... Cette pensée identique « à elle-même qui dirige sa puissance négative « contre ces affirmations multiples, théoriques et « pratiques, que l'on appelle les vérités naturelles « de conscience, les règles et les principes immé- « diatement évidents^, w
' XIV, 0 et 7. <So fmb fie beim qcfunbcn :T)îcnfc()cnucr)lanbc cbcnfo iH'r|d)rtccn aie bci ber 2Koralitat : bci ;cncm. i^rer tl)corctifcl)cn iictjre wc(îcn, bit cè cin Unfmu fci), bafj nid;tô cri|1irc; iw 3infcl)un^ bcô ^xaU
tifd)en, wccl fie aUc (^runbfa^c unb ©efctu' um)lio^en 2)jcê i\\ ber
e«nmb bcé aUgfmcincii t«efd)rm ^c^cn Uî eopl^ttlit : ctii ©cfc^rei bcô «}rjunï>en 2?îcnfd;cnDcrtlaiibc*. ber fid) nid)t aiiberô 511 l)elffn wcif?.
" 2>er mit fid) ibcntifd)c ©cbantc rid)tct alfo fcinc nct)ntiDc .iVraft 5c* flcii bic mannic^faltigc 23c)1immtl)cit bcè 2;i)coretifd)cn unb ^)>rahifd)en. bic 2i^al)rl)citcn Uh mitûrlid)en Scwufjtfcinfs imb bic immittclbar ^cj enbcn ©cfc^c unb (S5runbfd0c. Xiv, 8.
LOiilOLÎt: IRI PANTHKISMK.
PïîlINCll'E D'IDENTITIv.
« Coi-ias, par cxenii)le, était puissant dans la ce dialectique oratoire-, mais son plus brillant travail « est son œuvre dialectique pure, sur les catécc gories universelles de FKtrc et du Néant. Tiedecc manu dit a ce sujet, tbrt mal à propos, que Goia gias a été lieaueoup |>lus loin que ne peut f^iire « un homme dont la raiNon est saine. Oui, tout « philosoplie va au-delà de la sauie raison. En ce <c sens seulement, (;orgias a vW au-delà de la saine <« raison. ^ En etiet qu'a-t-il enseigné V Dans son livre de la Nature il prouve : « T que rien n'existe; d 2» que, suppose (pie (pudique cliose existe, nous ce ne pouvons en ri(>u sivoir; 3" (pventin, lors même « cpie nous pourrions ( .. savoir quelque^ chose. a nous n'en i)ou\ons transmettre la connaissanc(^ « Or, ce n'est pas là du havardage comme on le « croit ordinairement : la dialectique de Gorgias ce a une valeur tout à lait objective, et du contenu « le plus intéressant '. »
' XIY '13 €n- war tlart in bcv ^Dialfîti! fi'ir bic S^cvcfefamtcit; abci fcm 2lu4r,ridmcte* ifl \cnu icmc S^uUcttif ùbcr bic .qan; allqcnunicn Mammai mx ecm unb Tiiénim, «"^ m^ '"^)» »^^^' ''^'"^ ^'' '^^'"' pbMlni. lu^mam faj,t fel)r fdjicf: ..C^ouiia* ijin» vicl mim , ab iraenb em SOUnfd) .an ôrfunbm Serftanb. .ict)cn taun." ^a* Datte îiebmann .on iebetn f bilofovl^ni fa,icu nMiucn; )cî)cr qeht mua alv bcv cicfunbe 9}îenfd)enwrftanb.... ^o i,1 ii^.tjjia. aUcrbim)^ n^itcr «c; qani^cn itU ber flefimbc aKcn^cnKrftanb.... C«orgiaV ^^Jcrt ..Ucbcr bic
('ela posé, Hegel développe avec le plus grand sérieux et la plus grande estime ces trois thèîies de Gorgias; puis il ajoute : « Cette dialectique, ce qu'Aristote reconnaît comme propre à Gorgias, « a sa parfaite vérité : en effet, quand on parle de (c TEtre, on dit toujours en même temps le con- (( traire de ce que Ton veut dire. Etre et non -être « sont tout aussi bien même cliose qu'autre chose : (c s'ils sont même chose, je dis qu'ils sont deux, (( donc différents; sont-ils différents, j'affirme de c( l'un et de l'autre le même prédicat, savoir la « diftérence; » donc ils sont même chose.
(( Ne croyons pas que cette dialectique soit mét( prisable, comme si (»lle ne traitait que d'abstrac- (( lions. (]es deux catégories dans leur pureté (l'être « et le néant) sont ce qu'il y a de plus général, et « > ils ne sont pas le dernier mot des choses, cece pendant être ou non-être est toujours la ques- « tion ^ »
?uuui", wtn-in cv (cinc SDialcI'ti! vcrfn§tc, scvfallt in brci ïIkîIc: in bciu ciitcn bcuH'ql cv, biitî 5vid)tè ifl; im jwcitcn, ^af], mid) an{)cnom= mcn, ^ai> sriM)u waxc , à" bod) nld)t crfannt wcrbcn tonne; im brittni, ^a{], wcnn c^ aud) i|l unb crffcnnbar untrc, bod) tcinc S^îittljcilun^ bcé
crtanntcn mînilid) (ci) I^icè ift tcin i*H'fd)u>a0, it»ic man fonjl (jlaubt:
fonbcrn ^i^or^iitô' î^ialcltif ift Qcin] objctti.cv 3lrt, unb i>on l;od)fl intcvcl^antcm 3nl)alt.
' -Xiv, 37. ;Dicfc î^ialcftif, bic ^îlrifbtclcè ,9leid)faU$ ab ban&ovQiaè
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j„ LOGIQUE DU PANTHÉISME.
De tout cela, Hegel conclut que les sophistes étaient de très-profonds penseurs.
Ces monstruosités sont de grande importance. Comme le remarque fort bien Hegel : rire ou nonrire, cesl loujours la rfursl/o». La question pour Tesprit humain est en effet toujours celle-ci : Dieu ou non. L'esprit de ténèbres ou d'athéisme a de tout temps lutté contre l'esprit de Dieu. Par un choix hbre et secret de chaque âme, il y a des esprits qu. descendent vers les ténèbr.s. il y en a qui montent x.-rs la lumière de Dieu. La formule de Hegel, l'identité de l'être et du néant, est l'expression ,h cette tenda.ice vers les ténèbres, qui, du même coup, pose que Dieu n'est pas, et que la raison n'a „i i'évulence positive de l'identité, ni l'évidence négative de la contradiction, par cela même quiles contradictoires sont identiques.
Poursuivons donc. Nous prions le lecteur de
eiacnt^&mUd, angc^bm* be5c,d,nct, l,a. .l,re «.oUtommcnc -:!S«l,rl,m;
X d,itL; fmb fie .«f*icbcu. ,-0 fag. id, .on il,nc„ baffak -^vabua.,
„U ob Z « mi. Urrcu -abftvaC.oncn ,u .(,un l,abe; fonb.vn b.c,c Ma.^ Iritn finb ci««(«.» in il,rer «.in.,ci. b«» SlUfl.mcmtlc «..b ,.nb , SerU» «ud, nid,, ba» t,,U. (» .fl ec,n obcr >Kid,.fcm bod, numc
PRINCIPE D'IDEINTITÉ.
nous suivre avec patience, avec courage, sans trop / de regret, dans cette descente vers les mystères de la mort et de la décomposition intellectuelles. Ces spectacles sont profondément salutaires.
Ce qui est admirable, c'est que Parménide, ce penseur singulier que Platon nomme le grand Parménide, a décrit ces deux voies. Hegel le cite, quoiqu'il soit absolument contre lui. Mais ici apparaît un des traits les plus saillants du caractère sopliisti(|ue de Hegel. Rien n'est contre lui. Comment cela ? Précisément parce que ce qui lui est contraire lui est identique, puisque tous les contradictoires sont identiques. Vous dites que l'être est, que le néant n'est pas; fort bien; je le dis aussi : je les pose comme contradictoires ; mais c'est précisément en cela que je prouve leur identité, et vous aussi. Hegel cite donc Parménide dans ce texte étrange où le philosophe éleate touche du doigt ce mystère de l'esprit humain , qui vacille entre l'erreur et la vérité, l'être et le non-être. <^ Apprends, dit la « déesse, quelles sont les deux voies du savoir : cf l'une part de ce principe que l'Être seul existe, « que le Néant n'est pas; là est hi certitude, la vé-
LOGIQIE Dl PANTHÉISME.
PRINCIPE DTDEISnTË.
^Bi
. rite, l/autre part de ce principe que l'Être n'est
1 , \^^nt .'Si nécessaiiT. Je te le dis, cette a pas. que 1<> >eant tsi necc».
V. ...irrhe en sens contraire de la raison ; « voie-la u»aicnc tu ^i..
; „n.-iiii!tri- ni atteindre, m ex- « car tu ne peux m conn.utit, ni ,
. primer ce qui n'es. pas. Nécessairement dire e „ penser portent sur lÈtrc. L'Être est, et le Néant „ nVst pas'. » Parme.u.le parle ensuite de cerUuns esprits « sourds, aveugi-s et insensés, pour rju. l rire / „ et le non-r'rr sont a l. foi. '"nnc chose et autre
„ chose. » (O..; -.: ^^-^^ - -^ ->• -^ ^^^^^ ^^^'^l""" ic'oO TTiTov.) Hegel cite .es le.Uc» et s'en tire aussitôt, d'abord pur sa doctrine générale de l'identité des contradictoires, puis aussi, en remarcpiaiit que le raisonnement de l'arniénide n'est que le point A, vue de la raison abstraite. Il faut savoir cpie Hegel appelle af.stnu' letre sans le néant, ou le néant
., . . / 1.1,.- iil.Miiitié au néant. I) ail-
sanslètre,etw/'</'/ltU> uuni.iu ai
leurs, Hésel remanp.e que ce p...nt de vue de 1 arménide « qui croit que l'absolu c'est l'être, qui „ aiiirme que l'être seul est, et que le néant n est „ pas, est l'enfance de la Logique et de la ph.loso-
Lv^.i ciir Parmrni<l'\ par lUaiix, p- -Oi>.
•. "^-rcrN. ..,.1. .^. ».. «... »" 7';«:.:;'2;
« Heraclite, ce hardi penseur, dit Hegel, est le « premier qui, même avant les sophistes, ait proie nonce ce mot profond : L litre et le Néant sont « même chose^.,, » Cicéron ne Fa pas compris. Cela « tient à la platitude de son esprit, qui met (( dans Heraclite sa propre platitude^. » Hegel ne peut pas souffrir Cicéron. Ci-dessous nous verrons pourquoi .
« Heraclite donc, étant le premier qui ait dit ce « grand mot, qui ait vu le concret et l'absolu dans u runilé des contraires ^, » Heraclite est le père de
la pliilosophie c C'est ici qu'il faut dire : Terre !
« il n'est pas une seule proposition d'Heraclite que (( je 11 admette dans ma Logique 4. w
Déjà la pensée de Hegel est assez claire au sujet de l'un des procédés de la raison, le syllogisme, fondé sur le principe d'identité et le principe de contradiction. U rejette ce principe, puisqu'à ses
fluffafjt, inbcm er fa<)t: baè ©ci)n nur ifl, unb baè ttidjtè ifl nic^t. vi, p. 168.
' î^aô nll()cwcmc "^rinciv bc trcffcnb, l)at bicfer Hii)nc ©cifi perfl )ia^ ticfcô2Bort gcfagt: „6ei)n unb llici)t* ifl baffclbe." xiv, 305.
' .,..T\c ci(jcnc ^lttttl)eit bcô Cicero, W er jur ^lattl)eit y^evatUtô madjt. XIII, 304.
^ îiita i|l bit* cv(le €oncrctc , \>ah Slbfolutc , aU in il)m bic (?inl)cit cnt(jcqen(jcfciîtcr. xiii, 301.
• JjSicr fcl;ni wir iînnb; c& i|l tcin 6a^ beô .J)eratlit, bcn ic^ md)t m tneiue àlo^it aufflcnommcn. XTII, 301.
.^,g LOGIQUE OU PANTHÉlSMt:.
yeux la philosophie commence au moment où un premier penseur courageux ose dirt' : « L'Être et le « Néant sont même chose, et les contradictoires « sont identiques. » Selon lui, le fondement de la logique, c^est la destruction du principe de Tidentité et du principe de contradiction , supprimés l'un par l'autre. Mais nous allons voir en détail comment Hegel, en pratique et en théorie, pose que le principe de Vmidenne logique doit être remplacé par le principe contraire : identilé de Pidenligue et du fwn identique.
Et d'abord, de fait, en vertu de ce principe, aussi audacieusement appliqué en pratique que formulé en théorie, Hegel affirme en différents endroits les
identités que voici :
L'identité précise et rigoureuse de l'être et du néant. « L'Être et le Néant sont même chose, ecpn « imD 9lic^B iU baèêelbc. Le ^éant, en tant que Néant, « en tant que semblable à lui-même , est précisé- « ment la même chose que l'Être. » ®aô 9lid)tè iU aie ï?ic^cë unmittclbare, M) èclbf>ti]lcicl)c, cbcii ôo um^cfcl^rt baeèclbc, m'é baè <àci)u iU (vi, 171).
PRINCIPE D'IDENTITÉ
L'identité des ténè])r(\s et de la lumière. « La « lumière pure, c'est la nuit pure. » ©ûê reine £icl^t iht reine S'i«^^<^f"if (vi, 76).
L'identité de l'identique et du non identique, qui est la formule générale du système. « L'absolu, (( c'est l'identité de l'identique et du non identi- « que. » ®a§ îlbfolute ift S^bentitat beB Sbentifd^en iinb 9Iic^t=Jbentifcl^en (xiv, 116).
L'identité des deux faces d'un dilemme. « Au lieu « de poser le principe du dilemme, qui exclut tout « milieu, qui est le principe de la raison abstraite, « il serait plus vrai de dire : Les contraires coexiste tent en tout. Dans le fait, il n'y a jamais de oui ou « non si absolu, comme le soutient la raison vulgaire, a Tout ce (|ui existe est concret, et, par conséquent, « renferme en soi les opposés et les contraires '. »
L'identité de l'identité et de la différence. « Le « principe, c'est l'unité de l'identité et de la diffé- « rence. » ®er ©runb ift bie ginl)eit ber 3'bentitûf unb beê Unterfc^iebeê (vr, 243).
2ln|\att nad) bcm 6a0 bf* auôgcfdiloffenen 2>ritten (weldjeè ber 6a0 bc* abflrnttf n Scrflanbcô ifl) ju fpred)fn , tehvt t)iclmel)r ju fagcn : SlUcô i|1 cntgcgcnjjefe^t. (?ô gibt in bcr 2:|)at nirgenb*. . . . ein (o abflraftcô (Sntwcbcr^Cber, wie ber25er|lanb folc^eô bet)auvtet. Meè waô ir^enb ifl, btt i|"l dn €oncrctc6, (onjl in \id) fclbjl 25erfd)icbcnc* unb ^ntgegcnqefc^tc*. (vr, 242.)
LOGIQUE DU PANTHÉISME
PRINCIPE D'IDENTITÉ
Liclentité du fini et de rioflni. « Le Fini et Tln- « fini, en tant que moments du développement ,
« SONT EN COMMUN LE FINI ; » SOUS un autre point cl(» vue on les nomme avec vérité i/Infini. Leur « dif- K férence réside dans le double sens des deux mots. „ Le Fini a deux sens : prem.e.e„,e„t .1 est seule- « ment le Fiiùrelativc^meiit à rinfini; secondement. « il est é(.\li:mi:\t et le Fini et l'Infini. L'Infini, à cf son tour, a deux sens : d'abord il est l'un des « deux moments, et en ce sens il n'est que le faux « Infini. Ensuite il est Fïnfini en qui les deux, « rinfini et son \i!tre (le Fini), sont des moments... « Cest alors riiifiin verital)le'. »
Donc poser l'unite du fini et de Tinfini, c'est trop peu dire; il faut dire que l'intini c'est le fini, et réc i-
proquement. « C est le dualisme qui pose le cou-
' ^nbem fie kibc , bas «Sublime unï» bo* UncnMid)e (clbft «fomente bc* ^rDjcffe* finb. (inb fie jjemeinfdjaftlid) biU (&nblid)c, iinb iiibem fie ebenfo flcincinfdjaftUd) in il)m unb im iSefuUatenc()iit finb, fo t)ei|ît bicfc* iKcfuUiU alft Ufiiation icncr (?nblid)tcit beibcr mit 2Bal)ilKit baé Uncnblid)c. 3l)v «nterfd)ieb ifl \c bcr ?ovvflftnn, bcn bcibr baben. Sa* (î?nbUd)c bat ^^^ î^opveM'»"" . «■'^l'^^*"^ ""** *''^* (?nblid)c gcc^cn ba& llncnblidic jii fet)n, ba& il)m gejîcnubcrOcbt , unb jwcitcn* ba* (?nblid)f unb hixi il)m qe^eniiberflfbcnbe UnenblidK jui}lcid) 511 \m\. ^2U\d) ba^ UnenbUd)e brtt bcn Toppclfinn tincv jcucr beibcn ?Tvomfnte ju fi-i)n, (u ijl eft baê ed)U'd)iunenblidjc. unb W\i' Uncnblid)c ^u fei)n, in weld)cin j(nt bcibe, f&fclbft unb fein îlnbcre», iiur aXomcntc (uib.... ab irMi)rbflft WnbcnbUdjc» feijn. (lii, 154.)
« traste absolu du Fini et de l'Infini. » ®cr 3)uûliê= mué^ rvdd)çv bcn (Sîeqcnfafj Don enblid^cm unb Uncnbli= djcm unubcrwinblid) mad)t (vi, 186). Du reste, la doctrine de Hegel est que, dans la réalité concrète, il n'existe que l'infini. C'est le panthéisme. Mais comment Hegel l'entend-il? Il entend que le fini, dans ses coutinuelles transformations, est le véritable infini (vi, 186). Donc, en réalité, Hegel entend que le fini seul existe. C'est l'athéisme ; athéisme pour le fond, et panthéisme par la forme.
L'identité de Dieu et de l'homme. « Dieu n'est « Dieu qu'en tant qu'il se connaît ; Iîj connaissance " qu'il a de lui-même c'est la conscience qu'il a de " lui dans l'homme. » &ott if( ©oit nur infofern ci* fid) fclkr rocif ; fcin ©id)=^Mffcn ift fcrncr fcin ©clbftbcrougtfcpn im îDZenfcficn (vu, 448).
L'identité de la liberté et de la nécessité. « L'es- « prit est concret, et ses caractères sont la liberté et « la nécessité. L'esprit dans sa nécessité est libre, « et c'est daus la nécessité seule qu'il trouve la li- « berté, de même que sa nécessité repose sur sa lice berté. » ®cr @cift ifl concret, inib fcinc ^îcftimmunqcn §rcil;cit unb 9îot()n?cnbigfcit. î>cr ©ciff in fcincr '^otlj^ TOcnbi^^fcit ift fici, nur in \\)t jinbct cr fcinc 5rci()cit) n?ic fcinc "^îotl^wcnbigfcit nur in fcincr 5'i^cil;cit vu\)t (xui, Sg).
L'identité du bien et du mal. Après avoir montré
jgO LOGIQUE DU PANTHÉISME.
que la nécessité et la liberté sont même chose, Hegel ajoute : « Il en est de même de lopposition « du bien et du mal, cette grande antinomie du « monde moderne enfoncé en lui-même. « Êbcn fo t)cvl)aU ce fict) mit bcm C^cgenfal bcâ ©utcii unb «ofcn, biefem ©egcnfal ber i« fid) tcrticftcu mobcrucu ^^^dt