I. La majeure doit être unirerselle
Car /a forme parfaite prend pour majeure celle des deux prémisses qui est universelle ; mais l'une (les deux prémisses doit être universelle, sans quoi les trois termes ne seraient pas comparables, et on ne pomrait en affirmer la convenance dans la conclusion. Kn effet, si les deux prémisses étaient par-
ut
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ticulières, rune des deux affirmerait Videntité du moyen terme à un extrême sous un certain /.//.port; l'autre prémisse affirmerait l'identité de l'autre extrême au moyen terme encore sous un certain rapport. Comment déduire de là que les extrêmes sont identiques? Mais si Tune des deux est universelle, c'est qu elle affirme l'identité d'un extrême et du moyen terme sous tous les rapports; l'autre affirme l'identité du moyen terme et de l'autre extrême, ou sous tous les rapports, ou seulement sous un certain rapport. On en peut manifestement conclure que les deux extrêmes s'affirment 1 un de rautre ou sous tous les rapports ou du moins sous un certain rapport. Donc, puisque l'une au moins des deux prémisses doit être universelle, et que la forme parfaite prend pour majeure cette universelle, sW n'y en a qu'une, il est clair que la majeure doit toujours être universelle.
IL La mineure doit être affirmative.
Sans quoi le syllogisme ne pourrait se conclure
en aucun sens.
Soient en effet les deux prémisses :
Tout homme est mortel ;
Une plante n'est pas un homme.
Qu'en conclure ? Hien, car si la plante ne rentre
RÈGLES DU SYLLOGISME
pas dans l'espèce humaine, dont tous les individus sont mortels, elle peut rentrer dans une autre catégorie d'êtres qui soient mortels, et la mineure ne dit ni si elle entre ni si elle n'entre pas dans cette autre catégorie.
Dans ce cas, l'une des deux prémisses compare l'un des extrêmes au moyen terme, l'autre prémisse ne le compare pas. Il est clair qu'on n'en peut conclure ni pour ni contre les convenances des deux extrêmes.
m. La conclusion doit être affirmative ou négativeen même temps que la majeure. Elle doit être universelle ou particulière en même temps que la mineure.
En premier lieu, il est clair que si la conclusion affirmait ou niait en sens inverse delà majeure, elle serait en contradiction avec les prémisses. Si elle était particulière, quand la mineure est universelle, olle affirmerait moins que les prémisses ; si elle était universelle quand la mineure est particulière, elle affirmerait plus que les prémisses.