‹ Logique [microform]Chapitre 82 sur 88 · IL L · texte numérisé non relu

IL L

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Et maintenant, comment expliquerez-vous qu'un homme qui cherclie la vérité ne fasse pas sa première étude de cette science-là ?

Voilà pourquoi, si vous avez compris ce qui précède, et si vous voulez travailler à relever Fesprit humain vers la lumière, vous étudierez la théologie catholique, toujours.

Voici comment vous procéderez.

Vous commencerez par apprendre par cœur, et mot pour mot, le Tout, comme l'enfant apprend ses prières.

Ce monument incomparable de la tliéologie a un plan simple et facile à connaître. Cet immense faisceau de lumière se réduit à un petit nombre de vérités, peut-être à trois, à trois et à une. Mais, sans remonter si haut vers l'unité divine de cette lumière, il se trouve que toute la théologie catholique est formulée en un petit nombre de propositions dogmatiques qu'on nomme articles de foi, auxquelles les théologiens en ajoutent d'autres qui sans être articles de foi , sont tenues pour certauies, comme dérivant rigoureusement des articles de foi.

Toutes ces propositions peuvent être, et, de fait, ont été imprimées en huit pages.

Je demande comment il se fait que tout homme

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instruit ne les sache pas par cœur Httéralement * .

Si vous êtes chrétiens, voilà le détail de votre foi ; si vous n'êtes pas chrétiens, voilà cette grande croyance chrétienne, la seule qui ait chance d'être vraie^ et qu'il vous faut connaître, pour savoir si vous y viendrez. Si vous êtes ennemi, décidé à combattre le christianisme, prenez la peine de le connaître, du moins dans son énoncé. Vos coups porteront moins à faux.

Vous prendrez donc une Théologie élémentaire quelconque, vulgaire, enseignée dans les séminaires. Je vous recommande celle de Perrone, qui est récente, très-répandue, qui vient de Rome. Vous ouvrirez la table des matières, qui a été imprimée en huit pages, et qui n'est autre chose que la suite des théorèmes théologiques, articles de foi ou autres. Vous apprendrez par cœur ces théorèmes, et vous connaîtrez l'énoncé complet, authentique, officiel du dogme catholique \

De plus, vous aurez sous la main Bossuet, Thomassin, saint Thomas d'Aquin et saint Augustin;

. Nous avons réuni ces textes ou du moins les propositions de foi, en latin et en français, à la fin de notre TraUe de la con-

naissance de Dieu. , „. < r „

• Notre appendice (fin de ta Connaissance de D,eu) renferme les propositions de Perrone, et, en outre, quelques-uns des telles évangéliques qui appuient les théorèmes théologiques.

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et, en outre, le Dictionnaire théologique de Bergier en un volume.

Vous vous attacherez à saint Tliomas d'Aquin avant lout autre. Vous n oublierez pas quau dernier concile général, à Trente, il y avait sur le bureau de l'assemblée, à droite du ( rucifix, la Bible ; à gauche, la Somme de saint ïliomas d'Aquin.

Quant à la Bible, il est bien entendu que vous la lirez cliaque jour, que vous lirez et pratiquerez rÉvangile, source vive et principale de toute lumière.

Mais, pour revenir à saint Thomas d'Aquin, c'est véritablement Fange de Fécole, et le prince des théologiens. Égal, au moins, à Aristote coamie mélaphysicien et logicien ; nullement contraire à Platon, ce qui serait un défaut capital; plein de saint Augustin, et impliquant, dès lors, ce que Platon a dit de vrai : du reste, n'ayant pas tant les idées mêmes que les forces de ces génies, saint Thomas d'Aquin, dans sa Somme, saisit, résume, pénètre, ordonne, compare, explique, prouve et défend, par la raison, par la tradition, par toute la science possible, acquise ou devinée, les articles de la foi catholique dans leurs derniers détails, avec une précision, une lumière, un bonheur, une force, qui poussent sur presque toute question le

vrai jusqu'au sublime. Oui, on sent presque partout, si je puis m'exprimer ainsi, le germe du sublime frémir sous ces brèves et puissantes formules, où le génie, inspiré de Dieu, fixe la vérité.

Saint Thomas d'Aquin est inconnu de nous, parce qu'il est trop grand. Son livre, comme l'eût dit Homère, est un de ces quartiers de roc que dix hommes de nos jours ne pourraient soulever. Comment notre esprit, habitué à la vague mollesse du style contemporain, se ferait-il à la densité métal- Hque du style de saint Thomas d'Aquin?

L'ignorance même de la langue, de la typographie et de la forme extérieure dans la distribution des matières, nous arrête au seuil de la Somme de saint Thomas d'Aquin. Je sais un homme instruit, 'très-occupé de philosophie et de théologie, qui, ayant ouvert un jour la Somme, ne tarda pas à refermer le livre avec dégoût. Et pourquoi ? Parce ciu'il avait pris pour l'énoncé des thèses de saint Thomas l'énoncé des erreurs qu'il réfute. Cet homme vécut un an sur ce préjugé.

Lisez Y Index terlius de la Somme, pour connaître d'un coup d'œil les énoncés du grand Docteur sur chaque question. Il faut consulter cet Index sur toute question ; il en faut retenir, mot pour mot, beaucoup de formules.

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Pour ce qui est de Thomassin, c'est un génie tout différent; génie aussi, non du même ordre, et non moins inconnu. Thomassin, contemporain de Bossuet, a écrit en latin ses Dogmes théologiques, qu'on pourrait appeler Medulla Patrum, Le tiers au moins de ces trois in-folio ne consiste qu'en citations des Pères, grecs et latins, souvent aussi des philosophes, le tout lié et cimenté par le génie qui pénètre et possède ce qu'il prend, agrandit ce qu'il touche, multiplie la valeur de ce qu'il emprunte, en groupant sous une lumière unique les précieuses parcelles qu'il recueille : tout cela dans un latin plein de verve, d'originalité, d'exubérante richesse.

Je n'ai rien à dire de Bossuet ni de saint Augustin. Pratiquez beaucoup la table des matières du second, merveilleux travail des bénédictins.

Quant à Bergier, c'est un Dictionnaire convenable, judicieux, ne manquant pas d'autorité.

Enfui ces livres seuls ne suffisent pas. Il vous faut un enseignement théologique oral, par un théologien de profession , enseignant dans les Séminaires. Rien ne supplée à l'enseignement oral de la théologie. Dix années d'études solitaires vous laisseraient des traces notables d'ignorance.

Or je crois pouvoir vous assurer que quand

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vous aurez commencé à comprendre la théologie catholique, vous serez profondément étonné de l'ignorance et de l'aveuglement de notre siècle à l'égard de ce foyer de lumière, auquel aucune autre lumière dans le monde ne saurait être comparée. Il vous semblera que depuis cent cinquante ans l'Europe est dans une nuit polaire, et que le soleil des esprits est caché derrière notre horizon trop détourné de Dieu, et derrière les sommets glacés de nos sciences froides.

Vous comprendrez que l'alliance dont on parle entre la philosophie et la théologie, alliance que les philosophes purs ne comprennent pas et ne peuvent pas exécuter, par cela même qu'ils ne sont que purs philosophes, est singulièrement avancée du côté des théologiens, qui, étant à la fois théologiens et philosophes, philosophes toujours plus complets, plus exacts, plus profonds, plus élevés que les philosophes purs, ont mission et capacité pour entreprendre et conclure l'aUiance.

Vous verrez aussi que la théologie catholique, inspirée par le Christ, qui est Dieu, implique réellement toutes les sciences. Ce n'est pas nous qui les en déduirons, je le sais, et je sais que la prétention de tout déduire du dogme a été une source d'erreurs. Mais à mesure que les sciences se for-

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ment par leur propre méthode et leurs propres principes, ce sont des concordances et des consonnances merveilleuses avec la science de Dieu. Vous comprendrez que, comme ledit Pascal^ « la reli- « gion doit être tellement l'objet et le centre où a toutes choses tendent, que, qui en saura les prin- . cipes, puisse rendre raison, et de toute la nature « de rhomme en particulier, et de toute la con- « duite du monde en général ».

Vous verrez peut-être aussi que, |)ar le fait, la théologie catholique a directement inspiré tout le grand mouvement scientifique moderne, créé par le dix-septième siècle. Vous partagerez ma surprise et ma joie quand vous verrez se vérifier historiquement ce qui, à priori, doit être, savoir : que les saints produisent, ou sont eux-mêmes, les grands théologiens mystiques; que les grands théologiens mystiques produisent les dogmatiques profonds et les vrais philosophes ; que tous ensemble produisent les savants créateurs, même en physique et en mathématiques; comme, par exemple, lorsqu'on voit les grands saints et théologiens mystiques du commencement du dix-septième siècle, creuser plus profondément que jamais le mystère du rapport

■ Pensées, 1 1, p. 216. (Œuvres coiuplè les.

CONCLUSION

de Dieu à l'homme; le livrer à la pensée philosophique sous la forme de rapport métaphysique du fini à l'infini; faire poindre dans une foule d'écrits ascétiques de surprenantes formules sur l'infini, le fini, le néant' ; susciter chez Kepler, chez Pascal % et bien d'autres, les principes implicites, souvent même assez explicites, du calcul infinitésimal ; inspirer enfin à Leibniz son livre de Scienlia infinitif dont le calcul infinitésimal, qui est le levier universel des sciences, est un chapitre; chapitre qui, ramené et comparé à la philosophie dont il vient, achèvera d'organiser cette reine des sciences.

A Ail 1 .

CONCLUSION

Concluons tout ce livre.

Ce livre ne s'adresse qu'aux rares esprits qui aiment et cherchent la sagesse, et aux courages qui sacrifient tout à la justice et à la vérité.

Établir du silence dans son âme pour écouter en soi Dieu qui parle dans tous les hommes, surtout en

' Par exemple, les écrits de Olier; la vie du P. de Condren, par

le P. Amelote.

» Pascal. Pensées; l""* partie, article ii.

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ceux qui aiment la vérité ; se dégager de ses passions, et se tenir au-dessus de son siècle pour être plus près de Dieu et du cœur de l'humanité ; fuir la méditation oisive et Tillusion des contemplations paresseuses, en fixant par la plume les vérités qui se déploient dans l'âme, sous le souffle de Dieu, quand elle est pure et en repos; discipliner son corps, le pénétrer, le rapporter, comme un instrument, à son esprit et à son âme, pour que Thomnio tout entier soit uni dans son œuvre ; consacrer à la vérité tout son temps, aussi bien que l'homme tout entier, âme et corps; consacrer la journée entière, et ne pas mépriser la nuit même, ni le sommeil; consacrer le sommeil en consacrant le soir ; préparer au sommeil sa tâche, et le faire travailler; fuir la dissipation qui interrompt Tesprit et qui 1 éteint, pour trouver le repos qui le recueille et le féconde; pratiquer, dans la continuité de Fadoration intérieure, ce que pratiquent les germes, qui croissent et qui grandissent , soit que Ion vedle ou que l'on dorme; parvenir à la vraie prière, ou la voix infaillible de Dieu se fait entendre, où le contact de Dieu nous est donné, et où s'accompht le mystère du rapport substantiel et vivant de Fâme à Dieu; puiser dans cette union à Dieu rinspiration réelle, c'est-à-dire la résolution de

CONCLUSION

devenir un ouvrier dans la moisson de Dieu recevoir, dans cette inspiration et cette résolution, la connaissance des plaies de son âme et des souffrances du monde, la compassion pour ces souffrances et pour ces plaies, la force, la volonté de travailler à les guérir; voir et juger, dans cette lumière, la crise du présent siècle, qui est la question du Seigneur : « pensez-vous que le Fils de o: l'Homme trouve encore de la foi sur la terre ? » apprendre ce que Dieu veut du cœur humain et de l'esprit humain, et ce qu'il en exige pour leur donner ou leur laisser la foi ; rentrer dans la voie, manifestement droite, du dernier grand siècle, qui allait à Dieu par la sainteté et par la science, et unissait, fécondait, ou pour mieux dire créait les sciences dans la lumière de Dieu ; reprendre le faisceau, trop longtemps brisé, des grandes lignes de l'esprit humain ; créer ainsi cette science comparée qui sera celle du prochain grand siècle; reraonter de chaque ligne de la science au centre de la comparaison ; y trouver Dieu partout, et sa lumière vivante et régénératrice; faire redescendre cette lumière dans tous les canaux de la science, dans toutes les fibres de l'esprit; délivrer, réchauffer les cœurs par cet influx nouveau ; et relever enfin, par une éducation plus lumineuse, les gêné-

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CONCLUSION

rations à venir : tel est l'ensemble des conseils qu'il faut donner, et du but qu'il faut proposer à celui qui veut être aujourd'hui le disciple de Dieu.

Comprenez maintenant l'unité théorique et le sens proprement scientifique de tout ceci.

Nous avons démontré ailleurs que le souverain procédé de la raison, celui qui donne la science, est un procédé cpii mène, à partir de toute chose, à l'infini, à Dieu; et que ce procédé donne la science, précisément en tant qu'il mène à Dieu et aux idées éternelles qui sont Dieu. Vous avez compris que ce ne sont pas là seulement de poétiques assertions, mais bien des vérités logiques précises et scientifiquement établies.

Mais ce procédé mène à Dieu, nous l'avons encore démontré, parce qu'il part de Dieu, c'est-àdire du sens divin en nous, et d'un degré quelconque de foi en l'objet infini de ce sens; et il y mène, en se servant de choses finies, Tàme et la nature, comme signes et comme images, pour expliquer ce sens obscur de l'infini que Dieu nous donne par

son contact.

Donc la méthode pratique, pour aller à la science, consistera d'abord à développer en soi le sens divin ; en second lieu, à connaître son âme, à connaître la nature et ses lois, — ce qui renferme

toutes les sciences partielles, — puis à remonter toujours, de notre âme, de tout état de l'âme, de toute science partielle et de toute impression, jusqu'aux idées de Dieu et jusqu'au cœur de Dieu.

Oui, ceci est la médiode pratique pour arrivera la lumière : rappeler l'esprit à lui-même; unir son esprit à son cœur, son cœur à Dieu ; et tout ramener, sans rien confondre, à cette unité intérieure qui est notre âme et Dieu.

Et l'homme arrivé là connaît la vie. Jl sent et voit qu'aimer Dieu par-dessus toutes choses, aimer tous les hommes comme soi-même, donner son cœur, son âme, son esprit et ses forces pour rendre les hommes meilleurs et plus heureux, c'est la vie, c'est le bonheiu', la justice et la vérité.

APPENDICE

M. Saisset a publié, dans la Revue des deux mondes du 1" septembre 18o5, une critique de notre Logique. Voici, en élaguant les formes inutiles, la substance de notre réponse insérée dans le Correspondant du 25 octobre 1855.

M. Saisset commence ainsi la discussion :

(( Nous dirons nettement que. . . le système du P. Gratry u repose sur une base ruineuse. Sa grande découverte de u l'identité des trois procédés de la physique, de la mathé- (( niatique et de la philosophie est une idée fausse »(p. 922).

Voici notre réponse :

Il ne faut pas beaucoup de présence d'esprit pour répondre immédiatement ce qui suit : « Vous m'accusez « d'avoir découvert l'identité des trois procédés loa giques fondamentaux de la physique, des mathéma- « tiques et de la philosophie : vous dites que c'est une « idée fausse. Eh bien, moi, je vous accuse de dire que *( la raison a trois procédés différents^ l'un pour la phy-

APPENDICE

APPENDICE

(c siqiie, Tautre pour les malhéniatiques et l'autre pour

« la philosophie. »

Cette seule réponse change tout à coup les position?, [/agresseur est sur la défensive, et Ton n'aperçoit déjà plus les ressources de sa défense.

En effet, je dis que la raison a les mêmes lois et les mêmes procédés logiques dans toutes les branches des connaissances humaines. C'est ce qu'on a toujours cru. Et voilà qu'il faut démontrer contre nous, — ce qu'on n'avait jamais entendu dire, — que la raison n'a pas les mêmes lois et les mêmes procédés logiques dans toutes les branches des connaissances humaines ; qu'au contraire la raison raisonne autrement en philosophie, autrement en géométrie, autrement en physique.

Il me semble que le lecteur aperçoit, dès ce moment, le vice radical de l'attaque, et l'impossibilité de la soutenir.

Il s'agit donc, pour M. Saisset, de montrer que la raison a trois procédés logiques différents, et raisonn.autrement en pliilosophie, autrement en physique et autrement en géométrie. Comment y réussir!

Pour cela, on commence par m'accorder que j ai raison en ce qui touche le procède d»' la philosophie.

Je soutiens avec AristoLe, Platon et beaucoup d'autres, que la raison a deux mouvements essentiels, nécessaires, et à peu près inséparables : le syllogisme et l'mduclion : l'un qui descend du général au particulier, et

i autre qui s'élève du particulier au général : l'un, dit Platon, qui ne s'élève pas plus haut que le point de départ, et l'autre qui s'élève plus haut que le point de départ. Et je remarque que celui des deux procédés qui s'élève du particulier au général, peut aussi s'élever du fini à l'infini, ou à quelque notion marquée du caractère de l'infini. Je disenfinque la raison mêle toujoursces deux mouvements.

M. Saisset m'accorde nettement et pleinement que tout cela est vrai en métaphysique, y Le procédé métaphysique, (( dit-il, a donc ce caractère de franchir d'un bond l'inc( tervalle qui sépare la créature du Créateur, le fini de (( rinfini, le contingent de l'être nécessaire. Sur ce point <« nous sommes d'accord avec le P. Gratry, et nous re- (c connaissons qu'il décrit exactement le procédé dialecc( tique ou métaphysique (p. 924). »

Jusqu'ici tout est bien. Mais voici la difficulté. Il faut montrer que la raison ne raisonne pas en physique comme elle le fait en métaphysique.

Avant d'y venir, on nous attaque comme physicien. On nous reproche de croire que la lumière et la chaleur soient quelque chose.

« La chaleur, dit M. Saisset, n'est autre chose (( (ju'une hypothèse imaginée pour lier les phénomènes ! » 11 cil dit autant de tous les impondérables, de l'attraction, de l'électricité, et même de la lumière. Quoi, monsieur, la chaleur et la lumière ne sont que des hypothèses imaginées pour lier les phénomènes! C'est parler comme ces physiologistes qui enseignent a que la vie est « une a hypothèse imaginée pour lier des phénomènes, » et qui disent: u II n'y a point de vie, il n'y a que des tissus

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