HISTORIQUE DE LA LOI. XIII
Malgré cet accord apparent la discussion ne put se terminer et fut remise au 27 janvier 1881.
Séaac* do jeudi 37 janvier 18A1.
Ce que la discussion du 25 avait eu d*un peu confus (ce qui n'd rien de surprenant lorsquùl s'agit d'une question qui, en tout temps, a soulevé de si ardentes controverses), prend dans cette séance un caractère plus précis.
Assurer la liberté de la presse, telle était bien la pensée domi* nante.
On ne différait que sur les mesures à employer pour atteindre ce résultat.
Dans ces conditions il ne pouvait y avoir un long et sérieux dissentiment.
Aussi la séance du 27 réservail-elle au projet un avertissement significatif.
En dépit des efforts vigoureux, tentés contre l'amendement Flo* quet par MM. Agniel et Lelièvre, pour démontrer toute la belle ordonnance du projet, malgré l'insistance de M. de Marcère, pour qui le travail de la commission réalisait précisément le vœu de M. Floquet, la Chambre est d'avis que, s'il était indispensable de vi* ser les délits que le code n'atteint pas, tels que la diffamation et l'outrage au président de la République, il n'est pas moins nécessaire de faire disparaître les délits d'opinion.
Aussi par 255 voix contre 209, sur 474, prend-elle en considération l'amendement Floquet, qui est renvoyé à l'examen de la commission, malgré la commission même.
Celte décision entraînant l'ajournement de la discussion, le débat est renvoyé au samedi 29 janvier.
La commission se réunit le lendemain pour examiner ce qu'il convenait de faire. Le débat s'est circonscrit entre deux propositions de MM. Agniel et Léon Renault.
Le premier prétendait que la commission devait persister dans son œuvre et rejeter l'amendement. M. Léon Renault affirmait, au contraire, qu'il ne fallait pas repousser le vote de la veille par une fin de non recevoir. D'après l'éminent orateur, ce vote exprimait le désir bien caractérisé de la Chambre d'entrer dans une voie plus libérale que celle de la commission.
Sur l'invitation à lui faite, M. Floquet se présente devant la