XXIJ PREFACE
parenthèses. C'est pour la même raison que nous nous somme abstenu parfois de traduire certains mots pour qui notre langue n'offrait point d'équivalent, donnant alors en note le sens du mot vestrogoth. En un mot, et avant tout, suivant les expressions de Stiernhôôk : « Meum fuit bona fide referre... fuit cura veritatis. »
Nous ne voulons pas terminer cette préface sans adresser nos sincères remerciements aux Stockholmare qui, en même temps qu'ils contribuaient par la cordialité de leur accueil à nous rendre si agréable le séjour de leur charmante capitale, ont singulièrement facilité nos recherches historiques par les renseignements qu'ils nous ont fournis ou par les documents qu'ils ont mis à notre disposition. Nous envoyons spécialement à MM. Harald Wieselgren, Hans Hildebrand et K. d'Olivecrona l'expression de nos sentiments affectueux et reconnaissants.
Nancy, 24 août 1893.
L'histoire externe du droit suédois peut, comme d'ailleurs celle des deux autres royaumes Scandinaves (Danemark et Norvège) , se diviser en trois périodes distinctes et de durée inégale. La première s'étend des temps les plus reculés à l'époque de la première rédaction des coutumes, c'est-à-dire, comme nous l'établirons, au commencement du xni^ siècle. La seconde commence à cette rédaction des coutumes et se termine à la publication de la première loi commune à tout le royaume, la Landslag de Magnus Erlksson de 1347. La troisième période , qui se caractérise par l'unité de législation , soit pour les campagnes , soit pour les villes, s'étend de 1347 à nos jours. Cette dernière période peut elle-même se subdiviser en plusieurs phases : l'une pendant laquelle l'état du droit reste stationnaire malgré la publication, en 1442, de la Landslag de Christophe de Bavière, laquelle n'est guère que la reproduction du Code de 1347; on peut dire que cette phase s'étend de 1347 à la fm du xvi® siècle. A partir de 1593, on entre dans une nouvelle phase, celle des essais partiels de révision, qui dure jusqu'en 1734. Enfin à cette date commence la dernière phase de la troisième période par la publication du Code général qui forme encore aujourd'hui la base de la législation suédoise. De cette dernière période nous n'étudierons que la première phase , nous bornant ainsi , à ce que l'on peut appeler, en quelque sorte, par comparaison avec les nations de l'ouest et du midi de l'Europe, l'époque barbare et le moyen-âge de la Suède.