PREFACE. XXJ
viserait d'aller chercher dans le livre des injustices les règles concernant l'élection du roi et de l'évêque.
Pour bien montrer la place qu'occupe la loi de Vestrogothie dans l'histoire du droit suédois, nous avons fait précéder notre traduction d'une étude sur les sources de ce droit depuis les temps les plus reculés jusqu'à l'unification de la législation par la substitution des lois nationales, communes à tout le royaume, aux différentes lois provinciales. Cette histoire externe du droit suédois pendant la période en question nous a paru le complément nécessaire de l'histoire interne dont nous donnons le résumé avec la loi de Vestrogothie elle-même.
La loi de Vestrogothie, comme nous l'expliquerons ultérieurement [infra, p. 29 et s.) a été l'objet de plusieurs traductions soit incomplètes, soit faites sur d'anciens textes défectueux. En essayant à notre tour de donner une traduction de cette loi, nous n'osons nous flatter de n'avoir commis aucun contresens et d'avoir dissipé toutes les obscurités des textes. Notre tâche, il est vrai, a été singulièrement facilitée par l'excellente édition de Schlyter et par le glossaire dont il l'a accompagnée. Toutefois, l'extrême concision (et même les lacunes) de certains passages, la disparition de coutumes et d'usages signalés par de simples allusions, l'incertitude de l'orthographe et de la ponctuation, rendraient cette œuvre de traduction très délicate même pour celui qui posséderait à fond la philologie suédoise. Nous nous sommes préoccupé surtout de donner une traduction aussi littérale que possible , et cela dans un double but : d'abord pour éviter les phrases qui, pour être plus élégantes, auraient été souvent moins exactes, et ensuite pour conserver, autant que faire se pouvait, à l'ancienne loi gothe, sa véritable physionomie barbare, grossière parfois, et répondant si peu à celle de nos Codes modernes. Lorsque nous nous sommes cru obligé d'ajouter au texte, pour éviter l'obscurité trop grande delà phrase, nous l'avons indiqué par des