III. — Bu droit de V église
Si quelqu'un est tué dans l'église, c'est un ni\>ingsv3srk (2).
(3) Le mark = 3 ôrxr = 24 ôrloghœr = 192 psenningar. = Les psenningar suédois qui avaient cours dans tout le royaume Svéo-Goth (Schlyter, GL yo Psenninger) semblent avoir eu une valeur double des pxnningar goths En effet, le c. 43, Kb. du G. R. parle de 4 pxnningar suédois pour une hypothèse où la même loi, III : 1, parie de 8 psenningar (goths). — La loi de Vestrogothie emploie quelquefois les expressions de bla jixnningxr, erpxnningxr, psenningar noirs, ce que Schlyter entend de monnaies de cuivre. Amira estime, au contraire, que \e psenninger esl loupars en argent mais allié de cuivre (Cp. C. R., Kb., c. 39, note 2).
Il faut distinguer le vàgen mark (mark pesé. Vg. I, Ab., 22) du tald mark (mark compté, Og. JEh., 14). Avec deux ôrser d'or ou avec deux marks pesés on peut affranchir son parent, d'où il résulte que 1 ôre d'or = 1 mark d'argent et que le rapport de l'or à l'argent était, à l'époque de la rédaction de notre loi, 8 : 1. Selon Nordstrom, un mark pesé, équivaudrait, en monnaie suédoise moderne, à 8 riksdalers specie ou à 21 1/3 riksdalers banco au titre de la loi de 1835 ; un mark compté à 4 riksdalers specie ou à 10 2/3 riksdalers banco. — Notre loi, (V : 1) estim<î à un mark la valeur courante d'une vache, à un ôre celle d'une chèvre ou d'un mouton et à douze ôrser celle d'un bœuf ou d'une jument. Cf. G. A. Rb. 9 : 1.
La Suède n'eut de monnaies nationales qu'assez tard. Le roi Olaf Skotkonung fit frapper les premières au commencement du xp siècle. Il n'y eut du reste pendant longtemps [que peu de monnaies en cours , car, même à la fin du xiiie siècle, nous voyons que Siggi GuJ'ormson, un riche Ostrogoth, ne possédait, d'après son testament, que deux marks d'argent. Testam. de 1283, Dipl. 762. — Sur cette question des monnaies dans l'ancienne Suède, V. notamment Montelius, Sveriges hednatid samt medeltid, p. 179 et s.; Amira, p. 443 et s.
(4) La lacune qui existe dans le c. 2 du C. A est suppléée par le c. 4 du C. R.
(5) Gengserp {de gengsera, donner, payer au devant) = comraeatus, qui episcopo obviam in itineribus ejus vehebatur; Schlyter, Gl. Vg. — IV : 21 : 90, traduit gengserp par procuracio. La gengserp était due par la paroisse à l'évêque, au roi et au représentant du roi dans leurs voyages. Elle correspond à IdiVeizlan norvégienne. La loi d'Helsingie l'appelle également vxzla, probablement parce que ce pays a été colonisé par des Norvégiens (V. supra, p. 63). — La gengserp finit par se convertir en un impôt annuel. — Cf. Otman, p. 113; Geijer, Svenska folkets historia, I, p. 233.
III. — (1) Cf. Il, Kb. 5; IV : 21 : 54, 9. (2) V. sur le sens de ce mot, I Cm. note 1,
Alors l'église tout ecLière est profanée. Si c'est avant (l'expiration d'un délai de) dix ans (3) (depuis que l'on a payé la dîme capitale) (4), (on) doit donner à l'évêque trois marks pour la consécration elldi genga^rp d'une nuit. S'il y a dix ans qu'ils ont payé la dîme capitale, et (s'ils) veulent faire consacrer l'église, ils doivent alors payer la dîme capitale.
IV (1). — Les fermiers ne doivent pas payer la dîme capitale plus qu'une fois, à moins qu'ils ne le veuillent ou qu'ils ne commettent des péchés capitaux (2).
V (1). — Si la pierre de l'autel est détachée, le prêtre doit alors avertir l'évêque ou perdre ses trois marks. Les bônder doivent alors donner à l'évêque trois marks pour la consécration de l'autel et la gengœrp une nuit, et pour tout le cimetière trois marks, pour (une partie du) cimetière douze ôrœr et pour le campanile (2) douze orœr. Pour la dîme que lui donnent les bônder, l'évêque doit consacrer les croix et les cloches, les calices et les ornements sacerdotaux, et confirmer les enfants.
VI (1). — Si l'église commence à devenir vieille, si les piliers sont debout, si les traverses inférieures sont à terre (2), si les poteaux d'huisserie et les travées de comble sont intacts, si le faîte est intact (ainsi que) la table de l'autel et l'autel , l'église a sa même consécration, alors même qu'on la répare, si tous ces (objets) sont intacts.
(3) Le texte porte « avant dix hivers. » Chez les anciens Scandinaves, comme d'ailleurs chez les Anglo-Saxons, on calculait les années par les hivers.
(4) Hovo]Hiundi. V. sur la dîme capitale infrà, I, Br. 2 et notes.