X. — (1) Cp. suprà , p. 17 et I, Cb
XII. — (l) Le devoir du juge est de rendre le jugement aussitôt que l'instruction est terminée ; cependant la loi d'UpIand lui permet quelquefois de le différer jusqu'au second et même jusqu'au troisième \nng.
troisièmement, avec qui il accusait, se défendait ou témoignait ; quatrièmement, combien de fois il accusait, se défendait ou témoignait; cinquièmement, pourquoi il accusait, se défendait ou témoignait; sixièmement, de quelle manière il accusait, se défendait ou témoignait. D'après ces trois raisons il doit juger. Il y a maintenant quatre (circonstances) qui peuvent empêcher le juge (déjuger); la première est l'affection, la seconde est la haine , la troisième est les présents, la quatrième est la crainte. Le juge doit résister à ces quatre fcirconslances) , et il n'aura pour personne sur terre une telle affection qu'il ne puisse faire (droit) sans aucun obstacle, alors même que le meurtrier serait son père. Tu ne devrais pas acheter tout l'univers pour rendre un jugement injuste (2). La quatrième est la crainte. Tu dois faire bien et ne craindre personne ni pour ta vie, ni pour tes biens, sauf Dieu seul. Toi, juge, souviens-toi avec quelle rapidité l'amour des choses terrestres, la haine, les présents ou la crainte, avec quelle rapidité (tout) cela est fini. Dieu t'a proposé comme juge à son peuple et aie la crainte de Dieu dans tous tes jugements, car Dieu a dit ainsi : Ne jugez pas parce que vous serez jugés ; mais Dieu jugera, à qui rien n'est caché. Mais prie le Juge puissant qui juge dans les cieux et sur terre et dans les enfers, qu'il donne à tous les juges cela de juger sur terre de telle sorte qu'ils puissent par là gagner le ciel. Amen.
XIII. — (Renferme des détails sans intérêt sur certaines divisions territoriales de la Vestrogothie.)
XIV. — Ici se trouvent les noms de ceux qui ont fait et exposé la loi en Vestrogothie.
Le premier fut Lumbaer et c'est de lui que l'on a appelé les Liimslagh , parce qu'on dit qu'il a médité et fait une grande partie de nos lois. Il était né à Vangir et il y repose dans un tumulus, parce qu'il était païen.
(2) Loccenias traduit : « Xoa oranera terrarum orbem pro eo emere deberes, si posses, ut iniquam sentenliam ferres. »
(3) Les dispositions de la Vg. sur les qualités exigées du juge témoignent, d'après Âfzelius {Om. parts éd. p. 61} du développement des idées nouvelles qui devaient amener la substitution de la procéJura inquisitoire et de la preuve matérielle à l'ancien système national de preuve purement formelle.
INCERTI AUCTORIS VARIEE ADNOTATIONES. 431
Le second fut Biorn Kialki ; il était de Maedalbyr; il y fut enterré dans un tumulus , parce que la religion chrétienne ne lui était pas connue, mais c'est sur le même monticule que s'élève aujourd'hui leur campanile à Maedalbyr.
Le troisième fut porer Raever de Gôkem.
Le quatrième fut Alli. Il était né Sighlislangem et il disait la loi dans la vallée de Linkornœ. 11 était pervers et en raison de sa perversité il a introduit dans notre loi beaucoup de choses injustes , perverses et astucieuses. C'est pour cela qu'on l'a appelé Kringalli (1).
Le cinquième fut Tubbi Stallaeri. Il fut laghman peu de temps et il fut cruel et injuste pendant qu'il fut [laghman) (2).
Le sixième fut Ônder d'OEssung.
Le septième fut Ulver de Traeigha. Il fut déposé de telle sorte qu'il perdit à la fois le pouvoir et le nom de laghman à cause de ses mauvaises mœurs et de son imbécillité (3).
Le huitième fut pyrnir. Il était né en Upland.
Le neuvième fut Ulvar, son fils.
Le dixième fut Aszur de Hsera. Il dit toute la loi de Vestrogothie en un seul jour et en une seule fois , et jamais plus parce qu'il mourut peu après.
Le onzième fut Karlli d'Ezvaer. Il n'acquit ni immeubles ni autres choses, d'autant que son courage et sa grandeur d'âme et sa prudence relevèrent au pouvoir. Il rechercha prudemment ceux qui corrompaient et violaient les lois dans notre province et il punit chacun selon les délits qu'il avait commis, et il protégea son pays contre les méchants et les mauvais exemples. C'est pour cela qu'il fut appelé dans un esprit bienveillant l'administrateur de la loi, et c'est pour cela qu'il fut justement appelé le père de la patrie.
Le douzième fut Algutaer son fils après lui, (ce fut) un homme orgueilleux et avare (4).
XIV. — (1) De Kringer = circulus, afin de marquer par là son astuce. Schlyter, Gl. Vg. — Rabenius, De antiquis Vestr. legif. traduit kringalli p?iT circa omnia versatus,
(2) Ce laghman, suivant Rabenius {loc. cit.) vécut à la fin du x^ siècle.
(3) Il résulte de ce texte, suivant Rabenius {loc. cit.) que le peuple avait le pouvoir de déposer le laghman comme celui de le nommer.
(4) Girugher =: avarus. Schlyter, Gl. Vg. Suivant Rabenius « cerlum est
Maintenant comme Sitruggser, son fils, ne voulait pas, après la mort de son père, prendre la charge d'exposer la loi en Vestrogothie parce qu'il était jeune et qu'il ne pouvait point encore remplir toutes les parties (de sa charge), Ônder de Groland occupa le treizième la charge de laghman; (c'était) un homme juste et constant, il exposait des lois justes et les observait en tous lieux.
NaghU , son frère , prit ensuite après lui le même pouvoir, le quatorzième. Il suivit les usages et la manière de son frère. Il avait de la modestie dans ses paroles et dans ses mœurs. Il assura la justice et la protection de la loi à tous les Vestrogoths.
Après lui Sitruggaer, fils d'Algutaer, prit (la charge) ; le quin-
ème dans les fonctions de laghman, alors pleinement parvenu à la maturité de l'âge et de l'esprit avec l'aide de Dieu (5).
Le seizième fut Allgutser, son fils.
Le dix-septième laghman fut ^Eskil (6). Il rechercha soigneusement et examina toutes les lois de Lumber et des autres que la province avait, pour son utilité, eues et appliquées dans des temps antérieurs (7). Après qu'il eut trouvé la loi de la province, alors il la médita avec beaucoup d'intelligence et de prudence personnelle. Il était de bien des manières apte à ce pouvoir. Il avait ce don de Dieu qu'il avait beaucoup plus de prudence que les autres hommes. Il avait une doctrine honnête comme les bons clercs, et sur tous les points il défendit la Vestrogothie et ses h3era]>shdf\nngix. Il était fils de Magnus
vocem girig (girugher) apud hornines rustici ordinis in meliorem quoque partem accipi , ad alacritalem et induslfiara designandam, et sic forte haec verba per virum volde generosum et a desidia prorsus alienum interpretari posses. » Mais plus vraisemblablement , comme l'observe d'ailleurs Rabenius, on a voulu opposer la cupidité d'Algataer a la générosité de son père Karlli.
(o) Rabenius traduit : « Legifer factus est qui potestatem et prudentiam suara implevit. Dei ope et solatio. »
(6) V. suprù, p. 18-19.
(7) At nytrœ hxf\> landsins for seldri =juxta utilem observanliam s. consuetudinem regionis suae abantiquo; Schlyter, Gl. Vg. Cf. en ce sens, Wilde Sueciœ hist. pragm., p. 307. C. M. Pétri, Om. Vestg. lagm. Eskil, p. 41 ; Slrinnholm, IV, p. 287. Loccenius traduit : « easque senio absterso in usura revocavit. » Burman, Om province largarnes aider : « pou- rajeunir les lois vieillies de son pays. »
INCERTI AUCTORIS VARI^ ADNOTATIONES. 433
Minniskiold de Bialbo. C'était un homme remarquablement avisé et juste en toute chose, de sorte qu'il était au-dessus de tous les h<:era\)shôf\nngi3e du royaume. De même que c'était un homme de grand conseil en toute chose, il était aussi un homme courageux pour (manier) l'épée et pour toutes les autres luttes. Que puis-je dire encore de lui si ce n'est qu'un autre homme semblable ne naîtra que tard.
Le dix-huitième laghman fut Gôstaver, homme pacifique et juste (8).
Le dix-ueuvième laghman ïni Folke, homme prudent et doux à son époque. Beaucoup prirent de l'honneur de nos lois (9) et les enfants naturels furent privés de leur droit héréditaire.
XV. — Olaver Skotkononger (Olof Skôtkonung) fut le premier roi qui fut chrétien dans le royaume de Suède. Il fut baptisé par l'évêque Sighfrider à la fontaine située près de d'Hosaeby et qui s'appelle la fontaine de Sainte-Brigitte, et il donna alors solennellement (skôtning) tout le by à la crosse et au siège épiscopal.
Le second roi fut ^mundaer Colbraennae, et il s'appella Colbrsennae parce qu'il était prompt dans ses châtiments pour brûler la maison des hommes (1).
Le troisième fut iEmundaer Slemœ (2), (ainsi nommé) parce qu'il était avare et méchant pour résister dans les choses qu'il voulait accomplir, et il posa des limites entre la Suède et la Norvège, comme il est dit dans le livre des limites (3).
(8) Toko marghir hedpxr af warum laghum. Loccenius traduit : « Multos calumniatores depulit legibus aostris. » Rabenius , loc. cit. : « Legisterium vestrogotlcum a paganisrai reliquiis quae adhuc supererant, purgavit. » — Dans le même sens, Wilda, p. 34. Le sens donné au texte est celui qu'adopte Schlyter, mais cet auteur avoue que la porte de ce passage lui échappe.
(9) Suivant Rabenius, p. 69, entre /Eskil et Gôstaver, la charge de laghman aurait été occupée par deux personnes que ne signale point l'auteur de la nomenclature, mais qui sont connues par des chartes de l'époque, à savoir Petrus Nef et Algotus Bryniulfi. Mais c'est là une erreur. Cf. la liste des laghmsen donnée par Linder, p. 28. Ces deux personnages sont postérieurs à Folke.
XV. — (1) L'incendie de la maison du coupable semble avoir été une conséquence de la proscription. En ce sens , Wilda, p. 293.
(2) Slemer = malus, saevus.
(3) Cf. I, Cb.
Le quatrième fut Hakun Rodhe (4). Il était né à Livini dans le hserap de Wiste. Il fut roi treize hivers et est enterré à Livini où il était né.
Le cinquième roi fut Stsenkil. 11 aimait les Vestrogoths audessus de tous ceux qui étaient dans son royaume, et il fut un bon et robuste archer, comme en témoigne la borne qui marquait la portée de ses flèches et qui subsiste encore à Livini. On l'appelle Konongsten (la pierre du roi). Une autre existe près de la porte du roi ; une troisième sur Stanzbyaergh, et les Vestrogoths furent toujours contenls de lui pendant sa vie.
Le sixième roi fut Ingi. Il gouverna la Suède avec vigueur et ne viola jamais les lois qui avaient été dites et établies dans chaque province.
Le septième roi fut Halsten , frère du roi Ingi. Il était doux et d'humeur paisible; toutes les causes qui arrivaient devant lui alors, il y portait remède. Aussi la Suède se désola de sa mort.
Le huitième roi fut Philipus, fils d'Halsten. Il recueillit les fruits des mérites de son père et de son oncle paternel parce qu'ils avaient bien gouverné la Suède. Personne ne put non plus lui reprocher la corruption ni la violation des lois.
Le neuvième roi fut Ingi, frère du roi Philipus, et il s'appela (ainsi) d'après le roi Ingi, frère du roi Halsten; on lui donna un breuvage empoisonné en Ostrogothie, et il en mourut. La Suède fut toujours bien traitée pendant que ses parents la gouvernaient.
Le dixième roi fut Rangvalder; il était fier et hautain; il se rendit à Karllaepit sans que des otages eussent été donnés, et comme il manqua de respect envers tous les Vestrogoths, il reçut alors une mort honteuse. Alors gouvernèrent les bons laghmœn de Vestrogothie et les chefs de hœra]> de la province, et tous furent fidèles à leur pays.
Le onzième roi fut Sverkir l'ancien. Il était fils de Cornuber en Ostrogothie. Son écuyer le tua le matin de Noël lorsqu'il allait se rendre à l'église, et il est enterré à Alvastrar, et il fonda et construisit ce monastère, ce dont Dieu laisse maintenant jouir son âme.
(4) Le Rouge.
INCERTI AUCTORIS VARI^ ADNOTATIONES. 435
Le douzième roi fuLErekaer (S. Eric). Il mourut malheureusement aussitôt. Il pratiqua toujours le jugement de Dieu (5) pendant qu'il vivait, et Dieu lui donna pour cela une belle récompense. Maintenant son âme est en paix avec Dieu et ses anges, et ses os reposent à Upsal, et là se sont manifestés publiquement plusieurs miracles remarquables avec la grâce de Dieu.
Le treizième roi fut Karl, fils de Svaerkir l'ancien. Il revêtit la dignité royale qu'avait eue son bon père. Il gouverna la Suède avec douceur et bienveillance, et il enleva la vie à Magnus, quatorzième roi, à Ôrebro, mais il succomba luimême à Wisingsô, et il repose à Alvastrar à côté de son père. Son fils Svaerkir fut porté en Danemark dans le sein (de sa mère), et son voyage fut misérable.
Le quinzième roi fut Knutaer (Kanut). Il conquit la Suède avec l'épée et enleva la vie au roi Karl, et au roi Kall et au roi Byrisleph, et il eut beaucoup de batailles avec les Suédois, et dans toutes il remporta la victoire, et il eut beaucoup de difficultés avant de posséder tranquillement la Suède. Puis il fut un bon roi lorsque sa puissance se fut accrue, et pendant vingttrois hivers il fut roi, et il mourut à Erexbisergh dans (le hœrap de) Giaesini, et il repose à Varnem.
Le seizième roi fut Svarkir (le jeune) ; (il fut) un homme prudent et courageux; il mérita bien de son royaume, mais les Folkongar lui enlevèrent la vie; son propre parent par alliance lui fit cela à Gaestibren, et il repose à Alvastrar, et on parle toujours de lui avec honneur.
Le dix-septième roi fut Erekaer (Eric). Il s'enfuit en Norvège pendant trois années , puis il conquit la Suède avec l'épée et la victoire, et il fut roi pendant sept hivers, et il fut un bon arkononger (6), parce qu'il y eut toujours de bonnes récoltes pendant tout son règne tant qu'il vivait; il mourut de maladie à Wisingsô et il repose à Varnem à côté de son frère et de ses parents.
Le dix-huitième roi fut Ion (Jean) fils de Svaerkir. Un enfant
(5) C'est-à-dire l'épreuve du fer chaud.
(6) Arkononger = rex, cujus imperii terapus fecundis annis est insignis; quam prosperilatem veleres régi acceptam retulisse , DOtissimum est ; Schlyter, Gl. Vg.
par l'âge et pleiQ de bonne volonté. Il fut roi pendant trois hivers et il mourut de maladie à Wisingsô; toute la Suède pleura beaucoup sa mort (regrettant) qu'il n'eût pas vécu plus longtemps, et il repose à Alvastrar et que Dieu garde toujours son âme (7).
XVI. — Sighfripser fut le premier (1) évêque qui introduisit ici le christianisme; il vint ici d'Angleterre et il désigna ici trois emplacements d'église, et il consacra trois cimetières. L'un est à Friggieeron, l'autre à Gyrem et le troisième est à Agnistadhir, et il alla ensuite à Wserend, et il y introduisit la religion chrétienne, et il y mourut de mort naturelle, et ses os reposent à Wtesyor. Les saints anges recueillirent son âme et la conduisirent en paradis, et heureux est celui qui reçoit pour ses œuvres une récompense semblable à celle qu'il a reçue.
(7) La IraductioQ laline qui se trouve en dessous du texte vestrogoth ajoute : « Post istum regnavit Walderaarus et frater ejus dominus magnusrex féliciter, cui successit Byrgerus qui fratres suos ioteremit scilicet duces Ericura et Waldemarum, et poslmodum unanitiiiter electusfuit in regem sweorum et norvegie Magnus filius ducis Erici predicti qui regnavit annis XLVI sed anno Domini MCCCLXV captus est per Albertum magnopolensem et post VU annos liberatus. Post captivacionem Magni in discordia eleclus est dictus Alberlus qui regnutn tenuit usque ad annum Domini MCGCLXXXIX et ipso anno captivatus ob innumeras injurias suecis illatas coopérante domina Margarela regina olim norvegie relicta Haquini régis norvegie filii Magni régis suecie. Anno Domini MCCCXCVI electus est illuslris princeps Ericus filius ducis poraerannie in regem suecie , dacie et norvegie , nam quo ad matrem originem duxit a regibus omnium trium regnorum.
XVI. — (l) En 835 déjà, si l'on en croit certaines traditions, il y aurait eu en Suède un évêque du nom de Gauzbert (ou Gaulbert). Mais à la suite de persécutions religieuses, la première colonie chrétienne disparut (Cf. Vita Anscharii, c. 13; Jorgensen, Den nordiskc Kirkes grunddlsegrjelse, p. 112;. C'est seulement 170 ans plus tard qu'on signale de nouveaux évêques en Suède. Adam de Brème fait mention d'un nommé Turgot qui établit son siège épiscopal à Skara en Vestrogothie. Mais les plus anciennes traditions nationales ne remontent qu'à Sigfrid qui donna le baptême au roi Olof Skolkonung (en 1108), le premier souverain qui se fil baptiser sans abjurer ensuite. Sigfrid, d'après certains historiens, avait élé archevêque d'York; mais il a pu être envoyé d'Allemagne (Cf. Tengberg , p. 44 ; Montelios, p. 360). — Pendant les premiers temps qui suivirent l'introduction du christianisme en Suède, l'église suédoise resta sous la direction, plus nominale d'ailleurs que réelle, de l'archevêque de Brème. Cf. Kreiiger, Bidrag till. uppl. om det Kaii. rdti.
INCERTI AUCTORIS VARIJi: ADNOTATIONES. 437
Le second fut l'archevêque Unni. Il fui sacré en Angleterre et envoyé également ici. Alors le peuple fit de telles difficultés pour embrasser la religion chrétienne que l'on saisit l'évêque et qu'on le lapida. Puis Dieu et les saints reçurent son âme.
Le troisième évêque fut Astmuder. Il établit le premier le siège épiscopal à Skara, et on lui donna un domaine sur Valmœnnlnger outre la manse canonicale à Mildu Hed. Il repose à Skara.
Le quatrième évêque fut Stenfindser, homme facile et bon, et le premier il obtint une obéissance réelle dans son évêché, et il repose à Skara.
Le cinquième fut Adalvardœr l'Ancien,
Le sixième fut saint Adalvardœr le Jeune. Le premier il fit creuser les fondations sous l'église Sainte-Marie à Skara, et il y repose dans la paix de Dieu et des saints.
Le septième fut Rodolvardaer, le plus méchant de tous les hommes libres. Il y avait alors sept domaines pour le siège épiscopal, et chacun (de ces domaines) fut acquis par l'un de ces sept évèques, et il repose à Skara.
Le huitième évêque fut Rikulvser. Il était Anglais de naissance, et il repose à Skara.
Le neuvième évêque fut Haervardaer, et (il était) Anglais. Il avait et femme et enfants en Angleterre, et il les abandonna et vint ici dans le pays, et fut ici évêque, et n'augmenta point le siège épiscopal. Il recueillit l'or et l'argent et vola ainsi, (repartit) d'ici et retourna en Angleterre vers sa femme et ses enfants.
Le dixième évêque fut Storbiorn. Il augmenta beaucoup le siège épiscopal, et il avança beaucoup l'église Sainte-Marie à Skara. Adalvardaer le Jeune et Storbiorn furent les premiers (évêques) indigènes. Celui-ci repose à Skara.
Le onzième évêque fut Ôdgrimbœr. Il fut un homme bon et prudent; alors l'église de Sainte-Marie fut achevée de son vivant, et il la consacra pour cinq pœnningar noirs de chaque propriétaire, parce qu'alors la monnaie de cuivre était en usage dans toute la Gothie, ou bien ils devaient payer sept boisseaux d'avoine ou trois boisseaux d'orge, et il repose à Skara.
Le douzième fut le bon évêque Bsendictaer (Benedictus). Il n'eut jamais son égal pour faire le bien, ni avant ni après (lui).
Il reçut onze domaines et en laissa dix-neuf; il reçut cinquante fermiers et en laissa cent. Il fit peindre l'église Sainte-Marie, tout le chœur et fit toute la chapelle du sud. Il donna un demi-mark d'or pour encadrer les dessins principaux (2) qui y sont peints ; il fit aussi construire Vôdbôn (3) saint et la chapelle où il est maintenant, et il fit faire la tafia (4) devant le grand autel. Il fit confectionner deux châsses et y déposa soigneusement les reliques des saints. Il fit faire et orner un reliquaire en forme de main et y plaça les reliques des saints. Il fit faire un bokin bono (5). Par ses soins la cantabona (6) vint à Skara et il l'acheta avec ses deniers. Il fit acheter une bible en Angleterre et la donna à (l'église de) Sainte-Marie à Skara. Il fit faire à ses frais le quart de l'église de Saint-Pierre à Skara. Il fournit la plus grande partie de l'argent que coûta l'église Saint-Nicolas à Skara et il fut membre de sa confrérie (de Saint-Nicolas). Il donna deux cloches à l'église de Saint- Nicolas; il donna deux cloches à Erexbiaergh. Il fit faire une église à Gôtalir. Il fit faire et orner une église à Agnistadhir. Il fit faire et orner une église à Dimar. Il fit faire et orner une église à Wighn et la consacra sans recevoir d'argent. Toutes les fois qu'il parcourait son diocèse et qu'il voyait manquer quelque chose de ce qui devait servir à Dieu, alors il y venait en aide de ses deniers courageusement et honnêtement. A Medalupland il donna deux cloches et les livres et les ornements sacerdotaux; il fit aussi faire un pont. Il fit faire un pont à Osée, un autre à Offrud et un troisième à Fravaedh , un quatrième à Biaeknae , et un cinquième à Ullaervis. Il fit
(2) Hovo\> tekn =: piclae quaedam, ut videtur, imagines, in templo Mariae Scarensi.
(3) Mot de signification inconnue, selon Schlyter, Gl. Vg. Loccenius traduit : « supplicalionum sanctuariura. »
(4) Peinture ou sculpture en bas-relief; Schlyter, Gl.
(5) Bokin bono. Bono = potest esse sive dat. defin. a bo ; quo in casu liber ille ;bok) videtur fuisse index vel registrum, ut dicebant, praediorum sedis episcopalis vel templi Scarensis; sive dat. a Lat. bonus, quod , si ita sit, bokin bono sine dubio fuit missale, quoddam vel breviarium quod a v. bono incepit, et inde ita fuit denominatum. Schlyter, Gl. Vg.
(6) Cantabona : ornatus liturgicus episcopi ceterorumque clericorum; Schlyter, Gl. Vg.
JNCERTI AUCTORIS VARI.E ADNOTATIONES. 439
établir deux rastii' (7) de route dans la forêt de Tiviper, une last dans la foret de Vaetursvidher et une rast dans la forêt d'Hôkesas. Il ne prit pas plus que cinq pxnningars noirs de chaque propriétaire ou cinq boisseaux d'avoine ou trois boisseaux d'orge. Mais personne en ce monde ne peut dire toutes ses bonnes actions , si ce n'est Dieu seul qui les lui a inspirées. Il laissa néanmoins après soi des biens et de l'argent, un grand vase en argent et beaucoup de cornes d'aurochs, des vêtements et des peaux de petit gris en si grand nombre que vingt chevaux au plus (pouvaient les) porter dans un chemin en bon état. En outre suivaient cinq livres livoniennes d'argent. Cependant il donnait aux pauvres son pain généreusement et des habits. Aussi que Dieu récompense son âme de toutes ses bonnes actions. Et il repose dans l'église de Sainte-Marie à Skara.
Le treizième évêque fut Jaerpulvaer. Il était né à Hvserf. Le premier, il toucha des propriétaires la dîme de l'évêque. II obtint pour cela une décision du \>ing ^ pour la première fois lorsque le ^ing se tenait à Askubaekkaer.
Le quatorzième fut Jon Hyrna, un homme prudent et utile à tous.
Le quinzième fut Waernardaer (homme) très généreux ; il donna et aux riches et aux pauvres.
Le seizième fut l'évêque Bsendikt le Jeune. Il recueillit les armes de guerre, les cottes de mailles et les boucliers et administra ainsi l'évêché. Il était dur et violent à la fois avec les laïques et avec les clercs. Les propriétés de l'évêché furent beaucoup dissipées pendant sa vie. Il mourut à Upland et il repose à Warnem.
Le dix- septième évêque fut Stenaer, Ostrogoth de naissance, homme plein de bonne volonté. Les clercs doivent prier Dieu pour son âme parce qu'il les protégea bien partons les moyens honnêtes.
XVII. — Noverint universi quod dominus papa Cardinales, Archiepiscopi et Episcopi Relaxant omnibus benefactoribus domus sancti iohannis babtiste vere penitentibus et confessis.
(7) hast = spaliam viae quantum vulgo sine cessatione itur; Schlyter, Gl. Vg.
440 LOI DE YESTROGOTHIE.
XX. UII". carénas ac. VII. parLem peccaocium de iniuncta eis penitentia Insuper particeps erunt. missarum. oracioaum. elemosinarum. ceterorum que benefîciorum que suntindomibus Dostris ordiuis vitra mare, seu citra mare, per muaduna vniversum. procuratores vero fidèles consimiles indulgencias coDsequantur.
XVIII. — §§ 1 et 2. Repr. C. R., ph. c. 1 et 2. — § 3. Le vol plein, c'est 2 ôrœr ou de plus de 2 ôrœr. — § -4. B.epr. C. R., j?b. c. 2 dernière phrase. — §5. Repr. G. R., pb. c. 3, et ajoute : et on ne peut pendre pour moins qu'un demi-mark. Le demandeur a le droit de recevoir le prix du rachat ou de pendre (1) — § 6. Repr. C. R., pb. c. 7 et 8. — § 7. Repr. C. R., ph. c. 6. — § 8. Celui qui laisse un voleur plein se racheter paiera une
amende marks. — §§ 9 et 10. Repr. C. R., pb. c. 9. —
§§ 11 et 12. Repr. C. R.,j?b.c. 10 — § 13.. Maintenant si une femme est accusée d'avoir volé avec son bondi, ses plus proches parents doivent alors être ses malsmœn; ils la défendront avec deux tylfler, et prieront Dieu <( qu'il leur soit propice, qu'elle n'a pas volé et qu'elle n'a pas consommé l'objet volé. »
XIX. — Magnus , roi des Suions et des Goths par la grâce de Dieu, envoie à tous ceux qui verront ou entendront cette lettre le salut de Dieu et sa grâce. Nous reconnaissons ceci que» par suite du pouvoir que Dieu nous a imparti , il nous appartient de méditer et d'ordonner ce qui peut servir à la gloire de Dieu et aux besoins des hommes qui habitent ce royaume. — § 1 (1). Gomme ici il y a eu longtemps dans notre royaume cette mauvaise coutume que tous les hommes qui parcourent le royaume ne sont jamais assez riches, qu'ils ne veulent point recevoir l'hospitalité dans la maison d'un pauvre et avoir toute leur nourriture, sans (donner) d'argent et consommer en un instant ce que ce pauvre a travaillé longtemps pour (l'acquérir), et comme d'un semblable abus il résulte souvent un grand
XVIII. — (1) Toute peine n'étant que l'exercice d'un droit de vengeance personnelle, il en résulte que si le coupable a été convaincu légalement du crime et si la coraposilion n'a pas été offerte et acceptée , aucune autre personne que le demandeur n'a le droit de mettre la peine à exécution (Cf. Ogl. Dr. 2:2).