‹ Loi de VestrogothieChapitre 83 sur 324 · LIVRE DU MARIAGE · texte numérisé non relu

LIVRE DU MARIAGE

si le banquet est donné, c'est un enfant légitime. La veuve s'appelle pour cela fingin fœst{A). — § 1. Si quelqu'un se fiance à une fille, a un commerce secret avec elle, il est tenu de payer une amende de six marks à son père. — § 2. Si quelqu'un couche avec une femme (5) et se fiance ensuite avec elle, promet une vingœf, le stuprum est alors expié. — § 3. Si quelqu'un couche avec une fostra (6) affranchie, il paiera une amende de douze ôrx7\ Pour une esclave, six ôrœr. Pour une femme ingénue , six marks. Celui qui a un enfant avec une esclave, il doit la soigner (7) jusqu'à ce qu'elle puisse tirer le moulin et traire la vache (8). Si elle meurt de l'enfant, il paiera une amende de trois marks. — § 4. Pour le stuprum d'une femme non mariée, soit ingénue ou esclave, (on) doit se justifier avec le serment d'une tylft (9).

YII (1). — Si l'on calcule une parenté (2) entre deux époux, (on) doit alors la calculer au ping et obtenir la permission de l'évêque pour jurer avec deux tylfter : « Que Dieu me soit propice et à mes témoins , que notre parenté est aussi proche que je l'ai calculée maintenant, qu'ainsi je ne puis plus demeurer avec elle conformément à la loi de Dieu. » Si un bondi s'accuse lui-même, et dit qu'il a eu pour épouse une femme

(4) Cette expression résume la situation décrite au texte. — Bring, p. 71, note 2, estime qu'on pourrait peut-être lire sànginfàst , de sang =^ lit et fàsta = affligere , quasi lecto afflxa. — Cf. sur cette expression : Lind, Om rim ochverslemningar i de svenska landskapslagarne, p. 14, Upsala, 1881; Otman, p. 67, note 8; Schlyter, Gl. Vg. p. 389 et Gl. p. 149.

(5) Le G. R. c. 9, ajoute : « non mariée. »

(6) Frxlsfoslra semble désigner une esclave qui , même après son affranchissement, reste chez son maître pour tenir le ménage. Eriksen, p. 85.

(7) C'est le sens de Schlyter. Wadstein , p. 17 et Otman traduisent par « entretenir. »

(8) Cf. Loi salique, 29 : 6. Calonius, p. 110, 111 note.

(9) Pour l'amende du stuprum , V. infrà, les règles détaillées posées au C. R. Add. 12.

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