‹ Loi des équivalentsChapitre 270 sur 282 · TITRE I".- DE LA SÉRIE · texte numérisé non relu

TITRE I".- DE LA SÉRIE

J'ai déjà, au début de ce livre, préscnlé sur la Série ccrluines msidérations générales. Avanl de terminer, je les compléterai.

En possession de cette grande vérité de l'unité de la matière, I l'exiatence de l'atome unique avec lequel tous les corps de ÎJnivers physique sont constitués, le génie Iiumain parviendra,

L est en droit de l'espérer, à remonter aux causes des divers tlénom^ncs physiques et chimiques dont l'incessante production ialise le déploiement de la Création et le magnifique spectacle l l'Univers. Ainsi, par exemple, on se rendra compte des trois ats solide, liquide, et gazeux des corps, des phénomènes divers

a aux transformations de l'énergie eu force, chaleur, électricité,

nière, etc., des affinités chimiques, des phénomènes d'attraction ; de répulsion, de combinaison, de dissociation, et ainsi de suite.

J'ai lieu de penser, aussi, que la confu'mation de l'uuilé de la lalîère éclairera les questions de masse et d'énergie, en perlettant de mieux asseoir les hypothèses, et de trouver des vérifiitions expérimentales.

'L'unité et lu conslitutiou de l'atome, la composition îrréduc- Ue de la molécule, transportent la pensée du domaine minéral ns les régions des deux autres règnes de la nature. L'analogie » l'atome, cellule minérale, avec les cellules végétale et animale. laduït à étendre à ces deux règnes le principe de l'irréductibilité laire, qui, dès lurs, se dresserait dans touto sa force pour onbattre les théories nouvelles aflirmanl la Iransforraalioa | iQcessivc des espèces.

In présence de l'impossibilité où se trouve la Chimie de luire de l'expérience seule une donnée originaire, absolument taine, une loi aussi fornirlle que celle oITcrte par la Série me •vAi présenter pour la Science im intérêt capilul.

OHie SOtTCLLE DE

La découverte de la Sirie des étiuivaletiU de la Chimie 1 parait donc, par les preuves qu'elle fournit, les jusUficaUi qu'elle donne, len progrèa qu'elle promet à la Science, enfin psr la base certaine qu'elle offre aux travaux des savants, avoir om portée très haute.

Je ne saJM si. devant son évidence, la Série d'équivalents qoe j< présente uujuurd'hui trouvera des détracteurs. On m'olyeclcn pcut-ftre certaines lois de la Chimie. ^M

Parmi celles qui précisent les quantités entrant dans la coB^9 position des corps siMq>les ou composés, aucune, ou le rcconnallra. ne se présente avec un caractère de certitude qui permette de condamner formellement tout ce qui lui est contraire.

Ce caractère de certitude se rencontrant pour la première fois dans la Série, c'est, me semblc-t-il. en se fondant sur elle, préti sèment, qu'on ]>cul rejeter définitivement toute hypothèse, louir loi formulée, qui lui est contraire, afin de bâtir à nouveau, selnn les exigences de cette base, désormais indestructible, toutes les tliéories de la Chimie.

La loi constituée par la Série naturelle des équivalents, j certaine que les autres lois de la Chimie, ne peut ^trc condamn pgr ellrs,

La Chimie serait impuissante à lui opposer ses lois.

Jusqu'à présent, il n'a été fait que des hypothèses gratuites a la conslilutiou première des corps- Des anomalies divci d'ailleurs, en venant sans cesse les contredire, montraient qn'cfl n'éttiil pas dans la vérité.

Pour la première fois, me semhlo-l-il, nous possédons, avec | Série des nombres premiers, une hase certaine. Le rapprochetn ai formel que la Séné opère entre deux ordres d'idées essentiel ment différents : l'un abstrait, la notion des nombres premiei l'autre coticret, la notion des équivalents de la Chimie, me part donnera la loi que j'énonce un certitude absolue. La loi naluroll'' des nombres nous parle avec une éloquence irrésistible pour nouaffirmcr que nous sommes en possession d'une grande vérité.

Nous avons donc désormais dans le domaine des eomiaissaneu humaines un point d'iippni tl'une colidilé inébranlable. La loîd

nombres premiers sera désormais une des bases les plus sûres que la Science possédera pour édifier les théories qui ont besoin de s'appuyer sur la composition intime de la matière.

La Série, c'est la cerlitude substituée à Tliypothèse. C'est une des premières certitudes que possèdent les hommes en matière de Création.

C'est, me semble-t-il, une des premières origines dévoilée.

C'est plus encore :

C'est, en langage concret, la première communication directe, si j'ose m'exprimer ainsi, de Thomme avec Dieu.

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