CHAPITRE lor. — SUR LA CRÉATIOiN DES CORPS
Je vais rappeler ici, dussé-je faire quelques répétitions, mon hypothèse générale sur la matière, sur l'atome, sur les molécules, sur les corps, afin de les compléter, et de présenter sur elles quelques considérations qui me semblent offrir un haut intérêt métaphysique.
L'éther, ai-je dit, a de la masse. Voici pourquoi : Si réther n'oppose pas aux astres un obstacle qui empoche leur mouvement de se produire, du moins il leur offre une certaine résistance, qui assigne à ces mouvements une certaine limite, sans laquelle ils s'accéléreraient indéfiniment.
Voilà pourquoi si, comme il est reconnu, les molécules tournent sur elles-mêmes avec une vitesse excessive, cette vitesse, néanmoins, a une limite. Son accélération s'arrête lorsque la force qui fait tourner la molécule sur elle-même est égale à la résistance engendrée par le frottement de la molécule contre réther, et cette résistance n'a lieu que parce que l'éther a de la masse.
J'ai dit que la condensation de l'éther a servi à former le noyau de l'atome.
L'atome lui-même comment est il fait?
ItSo tRÉOnlE NOUVELLE DE LA CniMir.
Je ne puis le dire, mais je conslale que Dieu lui a donne. af| sa nature, la qualité, la quantilé. les propriélés de toutes sorta car il reuferme en germe le monde physique...
Pensée grandiose dans sa vfiilé!
L'atome form<!. indivisible, libre, paraît constituer l'IiydrogètM
Avec l'atome, tous les autres corps ont été formés.
L'hydrogène, qui leur a donne naissance, se rencontre part dans l'Univers.
Le raractâre le plus frappiml. lit-on rions VAnnuairf du Burrao dra Longiladn (i853, p. 3ifil. est la prî-sence coniUnle des raios de rhvdrogùiic. Ou ne cininail que les L-toilfs les plus brillantes d'Orion (sauf llrlrlgeuse) où ws raie» soient dilllrilcmciil visibles.
EIIm sont brillautes daii9 ij Cassiopiie et ^ Lyre, mais partout alllcun elle apparaissent sombres sur te fond brillant du spectre.
Dans Voga, Sirius et. en général, dans les iStoiles blancbesDU bleues, fllc^sotil larges et ^tompces sur le bord, comme si l'hydrogcnc formait utie envelop|)i' dense et relativement froide, absorbant ùncrgiqni^meiil les radiations d'une photosphère intérieure.
Les astronomes, sans doute, je le dis en passant, n'auront pas manqué de tenir compte, dans Içurs observations, de la couche d'hydrogène que la légèreté de ce corps a accumulée, depuis que la Terre existe, aux limites supérieures de notre atmosphère.
La matière a été créée,
La création de lu matière a consisté dans la création de l'atomi
La création de l'atome paraît avoir été obtenue par une coiidei sation de l'élher.
Avec l'atome, je le rappelle ici, ont été formées par groupemenfii en nombres premiers, sous l'aclion des agents physiques el phtt' parliculîèrcment sous l'action de lu compression constitutive el avec l'aide de la porosité, les molécules des corps simples
Il a fallu pour cela des compressions assez fortes pour que les atomes de la matière se groupent en nombres premiers, et ce, d'une manière désormais indestructible.
Sans doute, les compressions ont dû être de plus en pli fortes, de plus en plus complexes, à mesure que les moléci avaient plus d'atomes.
63 molécules différentes ont été créées de la sorte. Gela a coni titué 63 essences différentes de molécules.
ne ue
TllÉoniF. NOLVEI-I-E DE LA CHIMIE. 48 1
Les molécules d'uiif inî-mc essence, prises en nombre sulTisant iCt soumises ù la loi de la cohésion, ont formé un corps simple correspondant. Ainsi ont été formés les 63 corps simples qui existent dans l'Univers.
L^s molécuics des corps simples, eu .se combinant entre elles tcloQ les lois des affinités chimiques, ont forme les corps composés, et c'est ainsi qu'ont pris naissance tous les corps de la Nature.
11 y a celle différence fondamentale enlre les corps simples et les corps composés, que ces derniers se font et se défonl sans cesse, l tout moment, avec une vitesse très variable selon leur nature, BOUS l'aclion des causes physiques ou chimiques extérieures, tandis que les corps simples ont été une fois constitués, pour ne [amais plus se défaire.
Nous sommes bien loin de connaître tous les corps do la Nature. U y a lieu de supposer que. tandis que nous paraissons connaître lous les corps simples, nous ignorons la plupart des corps composés .
U convient, je crois, d'ôtre en garde contre les conclusions, trop liÂlives II mon sens, que les Chimistes tirent de la présence ou de l'absence de certains composés dans leurs recherches de laboratoire. Si, dans l'étude des composés d'un corps, nous Irouvoiis tels composés et pas tels autres, il faut se dire que la science de la Chimie n'existe pas pour les habitants de la Terre seulement, mais que le globe terrestre, avec sa température, sa pression, son eau, son air, ses conditions diverses, n'est qu'un cas particulier de la Physique et de la Chimie, dont les lois s'étendent à toul fLuivcrs; que, dès lors, les corps composés qui nous manquent vont, dans d'aulres conditions ambiantes, former des corps nécessaires aux autres globes, de telle sorte que. fti tels corps forment des élémenls principaux de notre surface terrestre, tels autres, ignorés de nous, existent et jouent un rôle important sur d'autres globes.