‹ Loi des équivalentsChapitre 272 sur 282 · CHAPITRE II. — SLR l\ CIVÉATION DES MO^DES · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — SLR l\ CIVÉATION DES MO^DES

§ 1. — Confirmation de l'hypothèse de Laplaoe.

L'unité de la matière, la formation des corps à l'aide de l'utomc impie, la forme iiTégulièrc des molécules des corps simples.

i^2 TnÉORIE NOUVELLE DE LA CHIMIE.

viennent donner leur appui aux considérations de la Phy<iqu ^ sur les transformations de réner<;ie contenue dans le plasma d< atomes, pour confirmer riiypothèse Faite par Laplace sur la foi inatioii des mondes. On peut supposer rationnellement que 1^^^ condensation successive de la matière a constitué les mondes, e- M que les nébuleuses, toutes faites d'hy4lrogène, représentent 1 ^? premier état de condensation de la matière.

§ 8. — La création des corps simples a-t-elle été

simultanée ou successive?

Ici se présente une question métaphysique du plus haut intérêt.

J'ai trouvé que les équivalents des nombres premiers s'arrêtaient a 293, et que les équivalents occupent ainsi tous les nombres premiers compris dans la Série naturelle des nombres de I a 3oo.

Est-ce un hasard.*^ Y a-l-il exactement 63 corps simples, comme ces chiffres semblent Tindiquer. ou y en a-l-il davantage?

Supposons qu'il y en ail davantage, qu'il y en ait un nombre indéterminé.

La pensée aussitôt prend son vol vers des conceptions extraordinaires.

Nous allons voir, dans celle hypothèse, se dérouler pour ainsi

dire sous nos veux, au fur et à mesure de leur formation, les

éléments de la Création.

Peul-élrc, en eflel, ces corps, qui forment une série commençant à l'hydrogène, se sont-ils formés successivement depuis l'origine des choses cl par le fonctionnement des lois divines, vulgairement appelées lois naturelles.

Dans l'hypothèse de la formation non simultanée, mais successive, on peut supposer (jue les corps simples ont primitivement existé en puissance, non en acte. Quand les conditions voulues pour les faire passer en acte se sont produites, ils se sont réalisés.

On peut être porlé à i'adincllre, en considérant que les mole culcs des divers corps ne seraient pas. avec cette hypothèse, obtenues par une sortie du néant de chacune, se prolongeant à travers les d^it*^, mais seulement par un groupement nouveau d'éléments déjà créés.

De sorte que l'hypothèse de la création successive des divers <îorps simples n'est pas incompatible avec l'hypothèse de la sortie du néant et création faite par Dieu à l'origine des temps.

Je poursuis dès lors mon hypothèse :

Avant l'origine des temps, dgns la période, si je puis m'exprimer ainsi, de la précréation, tout existait en puissance, notamment la matière et les lois. La Création a consisté à imprimer l'impulsion, le départ, l'activité, le mouvement.

Dès ce premier moment, l'hydrogène a été formé. .

Au début, donc, il n'y avait que de l'hydrogène.

Les siècles aidant et les mouvements de l'hvdroprène avant suivi une certaine loi favorable à la formation de l'oxygène, c'està-dire à la création d'une molécule formée de deux atomes, la molécule s'est produite sur une vaste échelle. L'oxygène s'est formé et est survenu dans IX'nivers.

Je m'arrête un instant pour mentionner ici ce que je pourrais appeler un incident théorique survenu dans mes réflexions :

Pendant mes recherches, les doutes que j'avais sur lo véritable équivalent de l'oxygène m'avaient naturellement amené à examiner si l'équivalent 2 ne serait pas occupé par le soufre, marqué 32 dans les équivalents actuels.

En rapprochant celte hypothèse de celle où la Série des nombres premiers représenterait la genèse des corps, j'ai eu un moment de trouble. Je voyais déjà la Création n'ayant a l'origine, au temps du Chaos, d'autres éléments formés que l'hydrogène H et le soufre S, et ayant pour premier composé l'acide sulfhydrique HS, cette horreur de la Nature... Je me suis bientôt rassuré.

Je reprends :

Dès que ces deux corps simples, l'hydrogène et l'oxygène, ont été formés, leur combinaison a donné de l'eau... Je constate dans ces phénomènes une véritable analogie avec la magnifique description de la Genèse.

Les siècles aidant, et la loi favorable a la création de molécules nouvelles ayant continué son œuvre, il semble que ce soient d'abord les corps conslilulifs du règne minéral proprement dit qui se soient les premiers formés, puis ceux du règne végétal, puis enfin ceux du règne animal, ces corps survenant successi-

trfiiu'Til, Ici naissancef succcmîtc* iIc en corps élant «cpanfei \mr ili^o niîliJons de Hiècli^. ile^ uiilUartU peiit-t^lre. '

Atiiii iMfiit apparoB sucera»! vraietil : I

l« carbone, qui. en s« roinliinanl n^rr l'oxygriH*. a donnf ]'iiriile riirbunique nccessaîrv cominc loi îi la vie àr.» vp^élam;

Lf! calcium, (|ui, par »a cofuhinaisoii avec l'oxygène, a dounë la t:\mux ullérieiiremcnl nécps^ain* aux premières carapaces nuiria«< cl aux cfmrlic« *vdEtnenlaîr«« fU-s glol>es;

l/un>t<?, (jui. en se combinant avec l'oxygène, a donné l'air et est nnlri^ dans la compo»iliori des végéUux cl la coiiipo»iti<)it pliVHique des animaux.

Ainsi, les corps qui juneiit le rAle le plufi important du» H Nature sont les pntniîcrs do la Série, les corps les plus simple^ de composition . ceux dont la molécule contient le moiiMI d*alonK-â. '

NouH voyons le<< corps les plus importants continuer k s'étaget aitiHJ les premiers dan« celle émouvante échelle : le polassiuin représenté par i^. le sodium par 33. l'alumine, le siticiuiu, baseq des couches granitiques, par 'i i et ^3, sans parler des métaux qid surviennent intcrmédiai renient ou ciisuile. <

La Crcalion. toujours dnn» la mtlme hypothèse de Créaliod successive, est par%'enue aujourd'hui au point :i<)3, currcspondBDl h la formation de l'osmium ou de l'iridium.

Elle continue son œuvre, et tel autre corps conforme au bcsoîa de développement du monde physifiuc surgira à son heure I l'horloge des siècles.

Qui »ait, d'ailleurs, si ces soleils portés h de puîssant^^ tempcralurcs. au sein desquels sans doute se produisent d'immenses pressions, ne sont pus les grands creusets où le Créateur prodi en quantités sullisanles les corps nécessaires à chaque systi stellaîre?

On peut, ainsi, supposer ralionncllemeni que les coqis simples se sont formés successivement dans l'ordre chronologique que IcH équivalents représentent, la création de l'équivalent étant séparée du la création de l'équivalent prûcédcnl par di milliards do siècles.

Une remarque favorable ù celte genèse de» corps simples sî«te en ce que, en maints endroits de la Série, un corps se Irou^

n pense* ^(

lètne^H

TUKOIIIE .^Ol'V'f.LLF. ll[: (.A cniMiE. ^85

B côté ou dans le voisinage du L-orps de la Gliimie ({iii lui est le plus analogue par ses propriétés.

On conçoit {pi'un corps nouveau qui se forme, ressemble plus au dernier corps formr qu'à un autéricur, el encore moins, qu'à un de ceu\ qui se foruicronl par la suite. ^

Dans cetU? hJ']ïOtll^sc, la créiilion des corps simples est-elle terminée, ou bien la Création, qui se développe en vertu des lois divines, s'accomplissant dans le lemps, se coutiinie-t-cllo'îk l'uîson de CiS corps par N milliards de siècles, en appelant N milliards de siècles les ciècles écoulés depuis la création du monde contemporaine de la création de l'iiydrogènc jusqu'à ce jour, de telle sorte qu'elle se manifeslc ilans l'indélUiie succession des siècles futurs par la survenance de corps simples nouveaux, destinés à servir au perfeclionnonieut indéfini de la Création?

On peut, dans celle hypothèse, imaginer que. d.ins les nébuleuses, les corps se sont formes et se forment encore dans l'ordre des corps de la Série : hydrogène, oxygène, carbone, calcium, azote, etc.

Les raies du spectre pourraient pout-olre fournir des indications îi cet égard, et si chaque corps simple correspond à une période chronologique dans la série des lemps, le corps le plus éloigné de l'hydrogène dans la Série, dont ou constaterait lu présence dans un système stellaire. indiquerait l'âge du monde de ce système stellaire.

Quel argumenl. semble-t-il. dans celle hypothèse, pour la théorie de l'évolutitml

Mais non ! ce cliiffrc de 63 équivalents, lorsqu'il y a 63 nombres premiers qui leur correspondenl. tandis qu'il y a 63 nombres premiers dans la série naturelle des nombres de i à 3oo, juste, tout cet ensemble a xme éloquence puïssanle. el semble affirmer que la Création a été entièrement faile d'une pièce, que les 63 corps simples ont été créés en une fois, el qu'il n'y en aura Jamais davantage, que ces 63 corps simples sont contemporains. loue, de la création du monde, et que le groupement constitutif des molécules des corps simples ne s'est pas fait par le lemps, mais en dehors de lui. comme tout le reslc rie la Création.

Tant qu'on ne trouvera formellement que 63 corps ^impies, on ne pourra pas. quelque attrait que certaines théories puissent

T H f: fl h I K

y trouver, sorlir de cotlr ilrniière hypothèse, et 1<* In>■^l^^o de R Création englolicia. iiuii seuleinfiit la sortie du n^atil. mais eneoil le ph^nomf'ne de groupement d'atomes exUfaitt. pliéiiomùnc J'o est née lu mulcrule.

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