‹ Loi des équivalentsChapitre 54 sur 282 · J-ITRE 111. -CRITIQUE DES ÉQUIVALENTS PAR LES AUTEURS · texte numérisé non relu

J-ITRE 111. -CRITIQUE DES ÉQUIVALENTS PAR LES AUTEURS

CllAl'lTltE l■■^ — rHÉLIMIiVAlKES.

I Je termine les considérations que j'avais à présenter sur les ûvalents actuels de la Chimie, eu citant les critiques présentées ' eux par divers savants auteurs.

K-VPrrRE 11. — cnrriQLE des éqliwlents I'AR pelodze et fremy.

Pelouzc et Fremy, en faisant connaître {Traité de Chimie, I) lOmment on procède en Chimie pour déterminer les équivalents , corps simples, montrent toutes les incertitudes de cette létermi nation.

On a vu. disenl-ils page 3a. que l'on peut lixer les équivalents de certains s simples, des métaux, imr exemple, en (évaluant les quantités pondérales i corps qui peuvent se remplacer mutuellement dans les combinaisons IS sans altérer leur neutralité.

Mais ces substitutions n'ont lieu que pour un certain nombre métaux, et les auteurs disent qu'il existe encore d'autres néthodes.

Os montrent que loo d'oxygène formanl, avec certaines quan-

64 LOI t>KS Kyi iVAi,t;vTS.

Ulés fixes d'aulres corps, des oxvdes. aoo de soufre forment aVi les mômes quantités de ces corps des sulfures, Ils en concluei^ que l'équivalent du soufre est 200.

On peut donc dire d'une manière g<.^iiérale. concluent -ils, que les ^uiv^ IcnLs des niétalloTdeâ sont les qu.-inlités jKiudéroles de ces corps qui peuvent reiriplHr;cr 100 (tarlies d'oxygène dnns les combinaisons.

1.C3 corps s'unissant en ])lLisicur3 proportions... on est convenu de prendre pour (.iquivalent d'un corps la quantité pondérale de ce corps qui s'unit... à inn d'oxvgène pour produire le premier degré d'oxydation.

On serait exposé ù modifler ces équivalents, joutent-ils, s'il arrivait que les découvertes ultérieures fissent connaître des oxydes moins oxygénés que cvn\ qui ont été coiisidcrcs jusqu'alors comme des protoxydes.

De |)liis. on serait conduit a donner nux oxydes des Formules qui ne repn'-si'uleraicnt que leurs équivalcnLs. c'cst-i'i-dlre les quantités de ces oxydes qui OJitrent dans les combinaisons..,

Puis, envisageant la tnélhodc du premier degré de combinai'4 sou avpc roxj'gt'ne pour le chlore et l'iode, ils disent :

Ce mode de délyrminaliou conduirait fi nn résultat inadmissible, puiaqi tendrait à éloigner deux cor|H, le chlore et l'iode, qui se rapprochent ] toutes les analogic.>i chimiques.

L'acide indique, ajoulcnl-ils, se rapjiroclinnt par toutes ses propriéléa l'acide chlorique et se reproduisant dans tes méiiics circonstances, présc lii même composition : l'acide clitoiiqiie élant représeuti' par la formule Ci^ l'aciiie indique sera lO*:

L'équivalent do l'iode sera i.'i8lï.

Avant de déduire les équivalents de l'nnalysi' des roqis rumposés, donc chercher a déterminer leiu formule.

Les Tormules d'un curps se fixent en général 11 l'aide des uiiulngles cliiniiqna ou de considérations déduites des lois de l'isomorphlsnie.

Pelouze el Fremy disent encore :

1^ loi de l'isomorpliisme. établie par Mitaeherlich, peut dtrc formulée ainalâ Les corps isomorphes sont ceux qui cristallisent de la même manière et q peuvent se remplacer dans \ia même crlslal. sans en modifier la forme fc nicnlale, bien que les angles éprouvent de légères allératinna dans leurs vnl

Les composés isomorplies ont une composition chimique semblable et a en général l'ormés du m^me nombre d'équivalents.

Les deux éinincnls Chimistes ne semblent pas accorder une fol absolue a celte loi, car il» ajoutent :

Toutefois, les corps qui alTcclont la même tornie n'ont pas toujours ui^ constitution semblable, et il existe quelques substances de cumpositioa t rente qui cristallisent de la même manière, \insi l'azotate de putasse. Vu de rhimx, lo carbonate de cliiuix présentent les mêmes rornies crislallisées.

LOI uEs KQtivvi.K"irs. 6^

EnAn, certains corp:) pouvant, comme le cnrbnnnlc de chaux, l'itcide anciiipiix. l'oxyde d'antimoine, etc., allccler duni ou pIiiMciirs formes [ncompu tibles. ce qui constitue le dlmorptiisnie, on ne saiii'nil nier que les inductions rclativi» n la constitution des corps, tirées de leur Tormc cristalline, n'aïeiil jH'rdii une partie de leur importance.

Ainsi Peloiizc et Fremy montrent l'insullisance de la méthode lies quantités pondérales se substituant dans les combinaisoii!< salines, l'incerlilude et les liicuncs de la méthode des quantités pondérales s'unissant h loo d'oxygène, de la méthode des analogies chimiques et de la loi de l'isomorphisme.

CU.M'IIUK III. — CniTliJliK DES ÉQL'IVALENTS PAR WURTZ.

\\ uiL« 'Dictionnaire. Éqtiiviitrnis), après avo ration des équivalents, s'exprime ainsi :

• donné l'énuiiié-

C4-S nombres s'accordent- ils Bvec la déllnitîon que l'on vient de doiinv di^

équîvHléntii {Di'dnition que j'ai donnt'e plus haut.) On peut répondre ni-^a

meut pour quelques-uns. Les rapports 8: i : 35,5 sont bien ceux winn

s l'osjgcne, l'hydrogène et le chlore se combinent et se remplacfnl.

s l'axotc se combine et se substitue a l'hydrogène dans le rapport du i i l'i 3

t non dp I i à I : l'aluminium ne se combine pas h l'oxygène dans le rnppoit

) 13,75 h 8. mais dans le rapport de 37,5 h ai: il ne remplace pas le poins-

bain dan« le rapport de i3,75 à 3g. i, mais dans celui de 37.5 h 117.3; le

math ne se combine pas au chlore dans la proportion de loâ h 35,5..mnis

lS la proportion do »io à io(i.5. clc.

Pourquoi ces exceptions et ces irrégularités? L'on ne connaît qu'un degriS

Ifoxydation de l'aluminium, pourquoi ne pas écrire l'alumine AlO? Cest que,

|in* \ra déterminations des équivalents, on accordait plus d'importance â lu

mplicîtii d'une formule, h son analogie avec une aiilrc, qu'à des considi'--

■ttons d'un ordre purement chimique. Pourquoi, par exemple, a-t-on érril

tant longtemps la silice SIO'.* Pour arriver fi donner au foIdi>path orthosi^

B (tirmuln analogue à celle de l'alun anhydre.

i De tcllei raisins sulHsBicnt parfois, au début de la Chimie, pour lixer un équi-

Icnl, contre lequel niic immense série de travaux et de découvertes peut .i

Mine aujourd'hui faire prévaloir un jioids atomique rationnel.

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