CHAPITRE CINQUIÈME
COj!)TINIJANT L'ENSEIGNEMENT ALLÉGORIQUE SUR
LA COSBIOGONIË,
Var Tauteur du premier Ohapîtreé
ÉMKB IMTIIUI.
Ce«l eêi
ZE
cette chose, ceci e^r
le llmre
SPhR
un récit, uiie narration une énùmération,
dM s^néni-
tlons
TOULDT
déterminant les généit^
lions , les . événemesi!:^ sociaux, les réYolntiQni
d'Adam.
ADM
BIOUM
politiques
adamiques , propres ô 1 être adamique, au gei: . »
humain.
I^mi^ue
. Au jour, h Fépoque , le; ;
que
iELOÏM
Dieu
ALÉIM
les Dieux
eré»
BRA
taillaient , fonnaient »
scu^taient ,
l'Itomme
ADM
un être adamique
Uflt
OnhE
ils faisaient, ils travaillaient
lut
ATOU
la substance de lui, ce qui te conslitae, le signe figuré de lui.
h te ressem-
btence
BDMOUT
dans la pensée , conforme à la pensée , à Tin-
leUigebce
de IMeu*
ALÉIM.
des Dieux.
NOTES
Nous avons vu l'étymologie du mot TOU ; nous avons vu qu'il était relatif à une chose vague , douteuse , et de laquelle il fallait éloigner le doute , l'incertitude ; dont il fallait limiter la valeur, la vraie signification , et que pour cette raison il désignait une borne, une limite.
Ce mot dont la puissance est si considérable agit sur les autres mots de deux manières , et selon qu'il est placé à la tête ou à la fin de cies mots.
Placé à la téte^ des mots , au-devant de l'expression verirà4e de ces mots , il fait passer le sens verbal au sens nominal, c'est-à-dire qu'«7 borne, qu'il limite, qu'il détermine la signification universelle et géniale dû. verbe , qu'il arrête son action et la fixe sur un objet ou sur une idée qu'il met en présence de la personne qui lit, ou à laquelle on parle. Ici , par exemple, il arrête l'idée vague du mot LDT enfanter, générer, prodiA^e; mfantement, générations, événements politiques , et la
ou LES DIEUX DE MOÏSE. 117
limite à celle diVkne généalogie, ou d'un tableau généalogique, ou ai événements sooiauno^ et historiques.
.A Tépoque où cette association du mot TOU, ou.celle.de son abrégé T, fut conçue, ce mot désignait toujours un sigpQ en forme de^erme ou de boriie.
.Ce signe placé à la fin des. mots, éloigne cette méçie limite tout en Ja conservant , et alors , entre lui et le mot yieiit.se placer une suite indéterminée d'objets ou d'idées di|L genre de ceux que ce mot exprime, il en résulte un plurijel. . .,. ,. .
QiWt?i|.«ipt.T.QlI-I4)T. ou TW-IJDOUT, que le ^ps vi^g^ife prescrit, de tmdmre ici génjératiomj afin d^ (k»meir à entf^dre. quUl dé^ignç le tableau géaéalogiipe des.dsiscendant^ de.Seth, voici , s^çuoi quelques, hébmïr sani^4'une;gran^a],itprijLé, s^^s^utre^ significations^
. fi TOJJJjyQJJT^ gentimtio^fies^ea^^ etrAfliceiT^ngjssfc^, — Ev^^tM(S.,,res ge^tœ, hif tories, aor cijdentia^T,
)». -^ Gen. ^7, 2 et alibi, cf^piturpro ac.eidfintibus^y etaliisreJnksgestis*.^
» — Metonyinicesignificat:histôria,m, velres gestas alictyus œtOitis , autseeuli. Gen. 5, Ir— 37, 2 ^. — Origine., événement , histoire *, -^ Il ne .signifie pas tQujours les générations, mais aussi les événements, les choses qui se sont passées, qui sont arrivées ^ J^\c»jeic.y etc.
* Schindler, la polyglotte de Castel , Lexicon.
* Thés, Hnsa/ux^ sancU auct. Sancte Pagnino.
' Christ, Stockil Claris Ung» Sanctce.
* Dict. Heb.-Fr. de Marchand-Ennery.
* Dict. de la langue sainte , par Ch. Ed. Leigh.
118 JELOÏM ,
Le mot TOULDOUT étant compris ainsi, il semblait naturel de penser que dans ce chapitre il ne s'agissait pas d'une succession d'individus , mais d'événements histori-r ques , de révolutions sociales désignées par un symbole , uii signe, un nom, et figurées alié^orîquemebt par un être adamique , parce qu'elles regardent le genre humain en général. On aurait pu croire encore que la cause, que l'origine , la durée et TeHet de ces mutatrons sociales étaient exposés symboliquement aussi par des génàrations, et par des noms de nombre. Il y avait tout ua traité philosophique sur l'origine et les progrès de la'société humaine dans ces dix noms, Aidam, Setb,'Ènos, Gaïnan, Mahaialéel, Jared, Hénoc, Methtisala, Lamec et Noê ; mais la crainte ou de pécher, ou de se perdre par une curiosité trop indiscrète , et la cbntihuation de Tinterprétation littérale > soutenue avec un aplomb imperturbable pendant vingt-un siècles , par des milliers d^interprètes se copiant les uns les autres , n'ont plus permis de voir dans ces dix mots autre chose que des patriarches antédiluviens, dont à la vérité la vie avait été passablement longue ; ce qui provenait, disait-on , de ce qu'avant le déluge l'homme était herbivore.
Le double sens de la langue hébraïque est avoué dans nos livres sacrés eux-mêmes. Il y est désigné par les mots CBOUD ALÉIM pour le sens vulgaire , et par CBOUI> MLCIM pour le sens intime et rationnel dans ce proverbe : CBOUD ALÉIM ESTRDBR , UCBOUD MLCIM ÈQRDBR, c'est-à-dire : lia langue fies Bieux couyre, eaclie la iNurolef mais la lani^ue de ceux qui reliééËÈimmewkt et donnent eonsell étudie et scrute la parole , ce que la Vulgate traduit : gloria Deieèi celare verbum, et gloria regutn investigare semumem.
ou LES DIBDX DE MOUE.
U erén eux
BBAM
Ds taillaient, ils sculptaient , ils formaient eux
Biâle
ZCR
mâle
et iraneUe*
UNQBÉ.
UIBRC
et femelle.
BtUbéBlt
Ensuite ils s* agenouillè-
rent et firent agenouiller
pour bénir
eux.
ATM.
la substance, Findividuâ-
lité figurée d'eux.
Et
Et > or,
toM
BIOUM
A l'époque , au moment, au jour
du eréer eux
EBBAM
de tailler, de former, de
sculpter eux,
UuMim»
IQRA
ils lurent à haute voix , ils nommèrent
AT
ce qui constitue
le M*m éi'cux
ÇhMM
le signe , le symbole , le nom d'eux
ADM